08.06.2008

INFO TRES IMPORTANTE POUR LES PERSONNES EN ALD

Avez-vous signé un protocole de soins ?

Depuis le 1er janvier 2006, les demandes de prise en charge à 100% au titre d’une affection de longue durée (ALD) doivent être adressées sur un nouveau formulaire : le « protocole de soins », qui remplace l’ancien formulaire PIRES (Protocole Inter-Régimes d’Examen Spécial). Une période transitoire a été instaurée par la réforme de l’assurance maladie de 2006, permettant aux personnes dont la prise en charge en ALD a été établie avec un ancien formulaire PIRES (avant le 15 novembre 2005) de ne pas être pénalisées en attendant de disposer du nouveau protocole de soins.

Cette période de transition se termine le 1er juillet 2008. Au-delà de cette date, toutes les personnes n'ayant pas fait établir avec leur médecin un protocole de soins pour la prise en charge de leur ALD, pourraient se voir refuser la prise en charge à 100% des soins liés à leur maladie et même pénalisées sur le remboursement des consultations de spécialistes.

Nos associations ont constaté que bon nombre d'assurés sociaux, de médecins ou de Caisses d'assurance maladie n'avaient toujours pas été clairement informés de cette échéance.

Pour faire face à cette situation, les associations membres du TRT-5, en association avec Actif Santé, diffusent aujourd'hui deux documents d'information à destination des personnes vivant avec le VIH et de leurs médecins : une affichette et un dépliant d'information. Ce dernier tente de donner des clefs de compréhension, des outils et des ressources qui doivent les aider à établir ensemble et dans les meilleurs délais un protocole de soins qui garantira la continuité de la prise en charge de leurs soins. Ces deux documents peuvent être librement imprimées au format A4 et photocopiées pour diffusion auprès de l'ensemble des personnes concernées. Ils sont également valables pour toutes les personnes bénéficiaires d'une prise en charge à 100 % au titre d'une ALD.

Vous le verrez, le dépliant d'information mentionne la possibilité que l'échéance du 1er juillet soit reportée. Nous avons malgré tout choisi de maintenir notre incitation à engager les démarches d'établissement de ces nouveaux protocoles de soins, dans la mesure où les informations dont nous disposons aujourd'hui ne nous permettent pas de savoir avec précision quelle sera la situation à l'issue du mois de juin.

AIDES

28.03.2008

Diabète: "Les malades refusent d'être coupables"

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Gérard Raymond, président de l'Association française des diabétiques (AFD), et Patrick Vexiau, secrétaire général de l'association et chef du service de diabétologie de l'hôpital Saint-Louis à Paris, nous ont proposé cette tribune, en réaction au débat ouvert sur Rue89 sur la prise en charge du diabète.

L'Association française des diabétiques (AFD) tient à exprimer sa profonde indignation suite aux propos que tenait un médecin généraliste sur Rue89 dans un récent article.

Ce médecin internaute de Rue89 déclarait, au sujet de la prise en charge des diabétiques par la sécurité sociale:

"Pourquoi quelqu’un qui a mangé et picolé toute sa vie sans faire attention serait mieux pris en charge que des patients atteints d’arthrose qui, eux, ne sont pas à 100%?"

Ces propos traduisent une ignorance scientifique étonnante de la part d’un médecin. Le diabète est en effet une maladie favorisée par la société d’abondance et par la sédentarité liée à l’urbanisation.

Le surpoids et l’obésité touchent plus de 40% de la population adulte française. Certains ont la malchance d’avoir les mauvais gênes et parmi ces 40% de personnes, 10% développeront le diabète. On ne choisit pas ses gènes!

Considérer que ces phénomènes sont de la seule responsabilité des individus caractérise un esprit profondément réactionnaire et de plus médicalement aberrant quand toutes les études épidémiologiques prouvent le contraire.

Sida, choléra, imprudence

Nier que la société contemporaine puisse jouer un rôle dans le déclenchement des maladies, c’est considérer que tous les séropositifs sont responsables de leur contamination si elle est sexuelle, que tous les accidentés du travail sont des imprudents ou encore que toutes les victimes du choléra n’avaient qu’à mieux se laver les mains!

Ce docteur sait-il que le diabète progresse d’une façon considérable dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique ou en Amérique du Sud, du fait de l’urbanisation massive et où on estime que le nombre de diabétiques doublera dans les vingt prochaines années? Ce médecin peut-il affirmer que c’est parce qu’ils mangent trop?

La plateforme de lutte contre l’obésité infantile, initiée par l'UFC Que Choisir et soutenue, notamment, par l’AFD, a mis en avant l’importance de la publicité et de la composition des aliments de l’industrie agro-alimentaire dans la progression du surpoids et de l’obésité chez les enfants.

Ces "petits gros" qui, si rien n’est fait, seront malheureusement les diabétiques de demain, seraient donc les futurs responsables du déficit de la sécurité sociale?

Propos stupides et injurieux

Les 3 millions de diabétiques français et les 246 autres millions dans le monde, en ont assez d’entendre de tels propos stupides et injurieux. Le diabète ne se guérit pas, il s’impose tous les jours, toute la vie. 80% du traitement est assuré par le patient lui-même.

On peut mourir des complications du diabète: amputations, cécité, maladies cardio-vasculaires, celles-ci peuvent être très graves. On peut les éviter, en retarder la venue, par une prise en charge précoce, un bon suivi du traitement et une bonne hygiène de vie.

Est-ce en culpabilisant les malades et en les faisant "payer", qu’on les incitera à mieux se soigner? Contre toutes les prétendues autorités savantes, arrogantes et méprisantes, qui heureusement représentent une minorité, les malades, responsables en permanence de leur santé, refusent en plus d’être coupables.

Dessin: Charb.

23.03.2008

Culpabiliser les malades :

390885082.jpgLe déremboursement d'affections dans lesquelles le patient peut avoir une part de responsabilité est une idéologie qui circule actuellement en Europe.
L'Allemagne est allée le plus loin pour le moment (comme les jobs à 1 euro). Un article relayé sur rezo.net il y a quelques mois a présenté le cas d'une patiente contaminée par l'hépatite C dont la sécu a refusé la prise en charge du traitement. L'information serait venue à l'assurance maladie que la patiente avait eu un piercing... et pour l'assurance, celui-ci aurait été directement attribué à la contamination et menant à la décision de refuser la prise en charge. L'affaire fit grand bruit, et finallement l'assurance recula.

Ce cas de figure montre un principe qui consisterait a dérembourser si le patient a pris un risque. La question est: ou est la limite? Qui tranche? Surpoids, tabac, alcool sont dans le collimateur. On peut imaginer les fractures liés aux activités de loisirs, accidents dans laquelle la responsabilité est engagée, tentatives de suicides, sexualité etc...
Responsabilité mais d'un autre côté l'Etat, la société a encouragé à un moment donné, le tabac (l'ex seita fût même une ex administration rattachée aux douanes), la consommation...
La stratégie est de culpabiliser le patient.
Un article sur rue89 il y a quelques temps relayait une étude Hollandaise prouvant que les diabétiques ne coutaient pas plus cher sur le long terme car décédaient plus tôt... Cynique comme raisonnement. Certes, on essaye de nous faire rentrer dans le raisonnement qu'avec la mondialisation, nos "concurrents" Chinois n'ont pas d'assurance maladie, et les américains non plus (c'est même une des causes de faillites ou surendettement personnel-payer une opération comme tout acte médicaux très chers aux US)et comme la durée de vie augmente (à défaut de la qualité), "il faut" dérembourser et transférer l'assurance maladie au privé comme ailleurs. En poussant le raisonnement à l'absurde, l'euthanasie coutera toujours moins cher que le traitement... Assurément.
Dérembourser, privatiser, un bon business en perspective pour les assurances surtout et essentiellement ... qui se feront un plaisir de titriser les risques sur la santé des personnes et les vendre les marchés internationaux... comme les subprimes,vous savez, on développera des questionnaires médicaux, des tests adn, imposera des hygiènes de vie strictes, autant dire que la vie ne vaudra plus grand chose. On soignera certains, et "apaisera provisoirement" d'autres.

Par contre un développement de "médecine préventive" associé à une meilleure qualité de vie sociale et de travail...l'environnement, pourraient permettre de réduire la facture médicale de manière significative (cf Suède par ex)

Attention à la sympathique Roselyne Bachelot, sa franchise à soi-disant 4 euros par mois...mais en fait qui tombe souvent à 58 euros par mois à payer sur janvier/février justement avec toutes les charges les plus lourdes, ce qui n'est pas évident du tout pour les bas revenus. La formulation était une tromperie, il faudra s'en souvenir.

Attention à ce principe qui consiste à faire payer les petits et à surtout rien remettre en causes des structures et dysfonctionnements sociaux et des rapports sociaux (manque d'inspecteurs du travail, relations au travail, urbanisme, transports, pollution...)qui poussent les individus à "compenser".
C'est comme laisser faire ce casino financier et en dernier ressort solliciter le contribuable pour boucher le trou des banques...et après... on dérembourse vos soins. Vous laissez faire?

Quand à la prévention au travail, étant très allergique à des produits et pour avoir creusé le sujet, je suis atteré dans le secteur du batiment, d'ouvriers, peintres qui travaillent sans masques, sans protections et qui ne sont même pas informés des risques qu'ils prennent à manier des solvants toute la journée ou respirer des particules. Lorsqu'ils auront 50/60 ans, l'assurance maladie acceptera t-elle de reconnaitre les risques professionnels? Qu'est-ce que vous faites aujoud'hui?

Commentaire de Vol19 enseignant-chercheur en invalidité, Bretagne sous l'article de RUE89

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Pour préciser mon post de 22h51, voici des informations complémentaires sur ce qui s'est passé en Allemagne, article diffusé sur Rezo.net le 3.12.07 intitulé "de l'Etat social vers le système de contrôle-Allemagne" réalisé à partir du blog "les dessous de l'allemagne" et d'un article de "Die Zeit" du 4.10.2007 de Juli Zeh

-> Pire que de mémoire: "des médecins sont amenés à signaler des malades qui portent la responsabilité de leur maladie"...dans un projet defendu par la ministre de la santé Ulla Schmidt

http://allemagne-et-plus.a18t.net/?p=20

Derrière cette mesure, se cache l'idée que le corps devient une "chose"... Et traduit bien le philosophe Slavov Zizek, l'Etat qui limite les libertés dans le capitalisme actuel allant vers le contrôle.

La suite des commentaires est intéressante, elle démontre derrière cette volonté de "conformisation" de tous (rendre identique), mimétique (Girard), se dresse un mécanisme déjà connu dans les années trentes, normer, purifier, sur la base folle du modèle industriel qui a mené aux camps de la mort.

La grande question qui se pose à nous serait de savoir si cette "folie purificatoire comptable" cette fois, ne serait pas susceptible de nous mener comme l'évoque le post de "ppscoudy", mais aussi les discussion de l'article à des formes de suicides civiques mais intériorisé? qui nous renvoierait d'ailleurs à ce film japonais "la ballade de narayama" (1984)?

Enfin ne jamais oublier qu'à son arrivée au pouvoir en 1933, le régime Nazi eu comme projet d'euthanasier les enfants allemands diabétiques de (type 1) ceci avec la complicité de médecins! Puis au programme... les malades mentaux, tous faiblards et à charge de la société qui ont "pré-testé" les méthodes d'extermination.

Intéressant, tout de même, que celà nous revienne juste en ce moment... et sur les diabétiques... et sur le thème "de la libéralisation de l'euthanasie comme progrès?" Qu'est-ce qui est donc dans l'air du temps en ce moment dans l'espace communication publique? Ca ne sent pas que le caramel...

Avec les méthodes de communication, on a su faire intérioriser les méthodes de management, objectifs/évaluation, on peut très bien amener à en faire de même effectivement avec le "suicide civique" dans quelques dizaines d'années.

Rue 89, vous avez des thèmes à reprendre-là et à creuser....
la folie comptable, la folie sécuritaire, la folie normatrice, la folie purificatrice... ou ça peut se nicher alors que nous avons un précedent avec de plus en plus de points communs...? Et puis que fait-on avec le système de santé?

Vol19