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        <title>Aux armes, citoyens !</title>
        <description>« Les maîtres n’existent que par la volonté des esclaves »</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 04 Jul 2008 17:40:22 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy n'est pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt.</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 17:40:22 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/00/732679126.jpg&quot; id=&quot;media-1107719&quot; alt=&quot;betancourtelysee.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;227&quot; width=&quot;364&quot; name=&quot;media-1107719&quot; /&gt;Ségolène Royal serait-elle une méchante fille qui brutalise le petit Nicolas ? Dans le concert de félicitations et d'entre-congratulations auquel se livre la classe politique française après la libération d'Ingrid Betancourt, elle vient en effet de faire une scandaleuse déclaration, lâchant une de ces vérités qu'il ne convient pas de prononcer lorsque la famille est réunie autour de la table.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En déplacement au Canada pour les cérémonies du 400e anniversaire de la ville de Québec -- auquelles participent également Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, François Hollande et le Premier ministre François Fillon -- l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a estimé en effet que &quot;Nicolas Sarkozy n'a joué aucun rôle dans la libération d'Ingrid Betancourt&quot;. Pour Ségolène Royal, &quot;Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché [et] Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette déclaration de Ségolène Royal n'est bien évidemment pas sans arrière-pensée politicienne, mais il s'agit aussi d'une simple vérité évidente alors que l'hôte de l'Elysée, qui avait fait de la libération d'Ingrid Betancourt l'un des grands défis de son quinquennat, n'hésite pas à utiliser la très médiatique famille Betancourt pour se placer au centre de la photo. Force est pourtant de constater que son activisme brouillon s'est révélé totalement inefficace et n'a en effet débouché sur rien de concret dans la libération des otages des FARC. Son solennel appel télévisé à Manuel Marulanda, le chef des FARC aujourd'hui décédé, a été ridiculisé par la guérilla marxiste et l'avion français médicalisé envoyé il y a peu dans la jungle colombienne pour ramener Ingrid Betancourt est piteusement revenu à vide. Claude Guéant, Secrétaire général de l'Elysée, a d'ailleurs lui-même reconnu que &quot;la France n'a pas pris part à l'opération&quot; de libération de l'ex-otage franco-colombienne. Au vu de leurs erreurs de jugement et de leurs actions intempestives dans ce dossier, il est même sans doute préférable que Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner n'aient pas été tenu au courant de l'opération menée par Alvaro Uribe si l'on voulait qu'elle réussisse. Selon certaines sources, cette &quot;opération parfaite&quot; ne serait même d'ailleurs en réalité qu'un montage destiné à l'opinion publique pour redorer le blason d'Alvaro Uribe et éviter de parler d'une rançon de 20 millions de dollars payée aux FARC en contrepartie des 14 otages libérés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Contrairement à Ségolène Royal, et comme sur tous les sujets où l'opposition pourrait jouer un rôle critique minimum, le premier secrétaire du PS François Hollande et le prétendant à sa succession Bertrand Delanoë se sont eux contentés de se féliciter de la libération des otages. Afin sans doute de ne pas froisser le bonheur visible de la famille Betancourt, ils préfèrent jouer le jeu d'une très hypocrite union médiatico-politique toute en faveur de Nicolas Sarkozy plutôt que délivrer quelques vérités et constats évidents. Hormis Ségolène Royal, seul le député Vert Noël Mamère a osé un timide petit avis critique, déplorant que &quot;comme d'habitude, nous avons un président de la République qui en fait beaucoup&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est finalement la droite sarkozyste qui lance la polémique en tombant à bras raccourcis sur Ségolène Royal. Méprisant, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin dénonce &quot;une polémique secondaire digne de politicien secondaire&quot;. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre juge lui que &quot;Faire le procès du Président de la République [et] tenter de rompre l'unité nationale qui se fait autour de la libération d'Ingrid Betancourt est tout simplement pitoyable&quot;. François Fillon trouve de son côté qu'il y a là &quot;un manque de dignité totale&quot; de la part de Ségolène Royal. Selon lui, &quot;elle aurait dû écouter François Hollande qui s'est comporté lui en homme d'Etat&quot;. La Secrétaire d'Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme, Rama Yade, estime pour sa part que &quot;Ségolène Royal se croit toujours en campagne&quot;. Quant au très innocent député UMP du Val d'Oise Jérôme Chartier, il juge enfin que &quot;c'est inélégant de la part de Ségolène Royal d'oser dire des choses pareilles&quot;. Ouh, la vilaine !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;address&gt;&lt;a href=&quot;http://www.republique-des-lettres.fr/1628-republique-des-lettres.php&quot; title=&quot;Auteur&quot;&gt;La République des Lettres&lt;/a&gt;, vendredi 04 juillet 2008&lt;/address&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Intervention d'Edwy Plenel à la Maison de la Chimie samedi dernier :</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 13:00:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;362&quot; height=&quot;308&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5ys7w&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5ys7w&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;362&quot; height=&quot;308&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Vu sur &lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/club/blog/edwy-plenel/030708/ce-que-j-ai-dit-chez-segolene-royal&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mediapart&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Libération d'Ingrid Betancourt: ce que ne dit pas la version officielle...</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 12:56:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/journal/france/040708/liberation-d-ingrid-betancourt-ce-que-ne-dit-pas-la-version-officielle&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/02/00/1091428787.jpg&quot; id=&quot;media-1107292&quot; alt=&quot;ingrid.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;262&quot; width=&quot;362&quot; name=&quot;media-1107292&quot; /&gt;Mediapart&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hollywood aura du mal à scénariser la libération d'Ingrid Betancourt. Le gouvernement colombien, avec l'aimable participation des Etats-Unis et d'anciens des services secrets israéliens, s'est déjà chargé de nous offrir un véritable conte de fées, prenant parfois les allures d'une bluette de série B. Les médias prennent leurs lecteurs et leurs téléspectateurs pour des imbéciles en persistant à raconter sans le moindre recul, sauf celui de notre confrère Gilles Perez, et avec des trémolos dans la voix, le succès de « l'opération militaire » réussie par l'armée colombienne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas remettre en cause le courage d'Ingrid Betancourt, le plaisir d'apprendre enfin sa libération, ni son extraordinaire volonté de surmonter ses souffrances. Ce n'est pas minimiser le soulagement de ses familles. Mais le gouvernement colombien tente de vendre au monde entier comme un fait d'armes, ce qui n'est qu'une reddition d'un groupe des FARC.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car ce groupe, il y a un peu plus de trois mois, avait fait savoir aux autorités colombiennes, qui s'en firent officiellement l'écho plus tard, qu'il était prêt à se rendre. Et qu'il était prêt à rendre les otages sous son contrôle, en échange d'une immunité et d'un départ en exil pour la France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est vers la fin du mois de mars, comme le quotidien El Tiempo s'en fit l'écho avec l'interview d'un prêtre, que le groupe chargé de la garde d'Ingrid Betancourt et des trois « militaires américains » (nul ne les a vus d'ailleurs depuis leur libération mercredi) a officialisé ses contacts avec le gouvernement colombien. Le marché proposé par quelques chefs fatigués et désorientés était clair : la livraison de la quinzaine d'otages contre de l'argent et l'immunité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les différents recoupements effectués auprès de journalistes de Radio Caracol, la radio qui diffuse tous les jours des messages à l'intention des otages, de l'agence de presse Anncol (réputée proche des FARC) et de journalistes colombiens qui ne veulent pas s'attirer les foudres de la présidence de leur pays, permettent de reconstituer l'histoire d'une reddition transformée en opération militaire. Succès militaire qui permet opportunément de renforcer l'image de l'armée et d'un président par ailleurs occupé à faire modifier la constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois à la prochaine élection présidentielle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Dès le mois de mars, de premières indications sur l'opération engagée&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 25 mai donc, le lendemain de l'annonce de la mort du vieux chef des FARC, Manuel Marulanda, le président Uribe, au cours d'une réunion informelle avec des citoyens, déclara officiellement que le groupe de guérilleros qui gardait Ingrid Betancourt et les trois Américains était prêt à les relâcher en échange de l'immunité et d'une récompense. Pour le président il s'agissait de prévenir les fuites dans la presse sur une opération de « retournement » déjà engagée depuis au moins deux mois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est en effet le 27 mars, au lendemain de la mort du chef des FARC, que El Tiempo, journal proche du gouvernement, publie sa première allusion à cette manœuvre. Il s'agit alors de mettre à profit la lassitude de nombreux guérilleros désorientés par la mort de Raul Reyes. Le vieux chef a été liquidé le samedi 1er mars par un missile frappant son camp situé moins de deux kilomètres à l'intérieur du territoire de l'Equateur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans l'un des trois ordinateurs de Raul Reyes, chargé habituellement de négocier avec divers intermédiaires, avec la Croix-Rouge, avec le président équatorien et Hugo Chavez, les services de renseignements de l'armée colombienne, aidés par leurs conseillers américains, ont rapidement découvert le moyen de contacter le groupe chargé d'Ingrid Betancourt et de localiser la zone où il se cachait. A ce moment, d'ailleurs, un premier mécanisme de libération de la Franco-Colombienne était en cours de réalisation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'ambassadeur de France en Equateur l'a laissé entendre quelques jours après la mort de Raul Reyes. Paris savait alors que le négociateur des rebelles avait établi un camp provisoire en territoire équatorien. Il était en contact étroit avec la France et les gouvernements équatoriens et vénézuéliens. Le détachement présent sur le territoire équatorien, expressément autorisé par les émissaires du président Rafael Correa, avait pour mission d'organiser le transfert des otages, depuis cette zone frontière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Surtout, Raul Reyes, responsable de la communication de la guérilla, souhaitait changer d'interlocuteur, les interventions bruyantes du Vénézuélien Hugo Chavez risquant de remettre en cause l'éventuelle libération des membres des FARC emprisonnés en Colombie. C'est en tous les cas ce qu'auraient rapporté aux services spéciaux équatoriens deux membres des FARC, rescapés de l'attaque du camp.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces deux membres ont confirmé que des éléments équatoriens armés avaient fourni une aide logistique permettant à la guérilla d'installer un poste de commandement et de communication provisoire. Ces deux rescapés ont depuis été mis en sûreté dans les environs de Quito, la capitale du pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;La Colombie fait échouer un processus de libération via l'Equateur&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces deux guérilleros ont décrit la précision de l'attaque qui a détruit ce camp, attaque à laquelle ils ont échappé parce qu'ils s'étaient éloignés de quelques centaines de mètres. Ils ont raconté que cinq bombes ont frappé simultanément la vingtaine d'hommes qui y vivaient depuis quelques jours. Selon plusieurs sources, ces bombes ou missiles n'ont pas été largués par des avions colombiens mais par des appareils américains volant à haute altitude. Ils ont été guidés par le faisceau d'ondes émis par l'un des téléphones satellites utilisés par Raul Reyes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ayant réussi à se procurer quelques jours auparavant le numéro de ce téléphone, et en accord avec le gouvernement colombien, les responsables américains ont estimé nécessaire de mettre un terme à la négociation qui était sur le point d'être finalisée. La libération d'Ingrid Betancourt était alors programmée pour le 8 mars, journée internationale de la femme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'objectif de cette attaque, toutes les informations et tous les indices l'indiquent, était de remettre en cause la libération d'une otage médiatique. Car, dans ces conditions, cette libération aurait redoré la réputation d'une guérilla en perte de vitesse; elle aurait été portée au crédit de l'Equateur, du Venezuela et de la France. La mort, dans des conditions mal éclaircies, le vendredi 7 mars, d'un autre dirigeant des FARC, Yvan Rios, ne pouvait qu'accentuer la tentation de rupture de tout processus de négociation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si ces deux opérations ont été concertées, il est évident qu'elles visaient à affaiblir la fraction des guérilleros désireuse de sortir de l'impasse et de négocier les libérations. Le président Correa de l'Equateur déclara alors publiquement : « Regardez la bassesse d'Alvaro Uribe, il savait qu'en mars douze otages allaient être libérés, parmi eux Ingrid Betancourt. Il le savait et il a utilisé ses contacts pour monter ce traquenard et faire croire au monde qu'il s'agissait de contacts politiques et pour lancer un écran de fumée sur son action injustifiable. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Une négociation directe avec le groupe détenant Ingrid Betancourt&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une autre partie de poker politique pouvait alors être engagée par les Colombiens. Elle consista à prendre contact directement avec le groupe identifié gardant Ingrid Betancourt, et à le convaincre que la reddition était la meilleure des solutions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'armée se rapprocha d'eux; elle cessa de harceler ce groupe d'une centaine de personnes. Ce qui lui a permis de se procurer plus facilement des médicaments et des provisions, pour les guérilleros et pour les otages. D'où l'apparence de meilleure santé des otages libérés mercredi : ils ont eu le temps de reprendre des forces, même s'ils n'étaient évidemment pas conscients de ce qui se tramait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n'y a eu, en dépit de la version officielle, aucune infiltration des services spéciaux militaires. Simplement, avec l'aide logistique (et notamment le support de drones) américaine, le groupe a été suivi jour après jour pendant que se préparait par radio, et par l'intermédiaire d'un émissaire, le scénario de reddition. Scénario reposant, comme l'a expliqué Ingrid Betancourt, sur une évacuation de sécurité par une ONG imaginaire. De quoi faire admettre, à ceux qui n'étaient pas dans le secret, l'arrivée de plusieurs hélicoptères, puisque les FARC ne disposent pas de ce type de moyens aériens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il a évidemment fallu plusieurs semaines pour qu'un maximum de chefs du groupe soient convaincus. La condition de ce groupe des FARC étant d'abord l'impunité promise et l'assurance qu'aucun coup de feu ne serait tiré. Le contrat a été respecté. Vers le 15 juin, le gouvernement colombien a fait demander à la France si l'offre d'accorder l'asile aux rebelles, offre faite tant par Nicolas Sarkozy que par François Fillon, tenait toujours. La réponse ayant été positive, la phase finale de l'opération a été mise en route sans que les rebelles aient à se déplacer, les otages étant à peu près désormais « présentables ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne restait plus, au moment du dénouement, qu'à accréditer l'invraisemblable version d'une opération militaire surprise, résultat d'une opération d'infiltration. La réalité est moins glorieuse pour l'armée colombienne. Mais l'essentiel est la liberté d'Ingrid Betancourt et de ses quatorze compagnons de captivité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Villiers-le-Bel: la police roulait à plus de 64km/h</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 11:45:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://medias.lepost.fr/ill/2008/07/01/h-3-1058234-1214913307.jpg&quot; alt=&quot;La moto-cross des deux jeunes victimes de Villiers-le-Bel.&quot; title=&quot;La moto-cross des deux jeunes victimes de Villiers-le-Bel.|AFP/MARTIN BUREAU&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;243&quot; width=&quot;365&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;nickname&quot;&gt;Par &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/groupe/le-post/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;La rédaction du Post&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;date&quot;&gt;le 01/07/2008&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;vu&quot;&gt;vu &lt;var style=&quot;font-style: normal&quot; name=&quot;logr_valeur_482731&quot; logr_id=&quot;482731&quot;&gt;8185&lt;/var&gt; fois&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;reactions&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2008/07/01/1217133_villiers-le-bel-les-policiers-mis-en-cause.html#reactions&quot;&gt;&lt;var style=&quot;font-style: normal&quot; name=&quot;logr_valeur_482733&quot; logr_id=&quot;482733&quot;&gt;140&lt;/var&gt;&lt;/a&gt; &lt;img src=&quot;http://www.lepost.fr/medias/www/1.0.78/img/reaction_icon.png&quot; alt=&quot;nombre de réactions&quot; title=&quot;nombre de réactions&quot; align=&quot;absmiddle&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Pour l'avocat des familles de &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/tag/accident-de-la-route/&quot;&gt;2 ados renversés en moto&lt;/a&gt; en novembre 2007, le véhicule de police est en cause. Rapport d'expertise à l'appui.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; La moto-cross des deux jeunes victimes de Villiers-le-Bel.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;text&quot;&gt; &lt;div class=&quot;description&quot; style=&quot;margin-top: 20px&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;!--/tpl:module/commun/tpl-module_header.html.php--&gt; &lt;div class=&quot;caption&quot; align=&quot;left&quot;&gt;AFP/MARTIN BUREAU&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2007/12/06/1063570_villiers-le-bel-il-faut-reprendre-l-enquete-a-la-base.html&quot;&gt;7 mois après les faits&lt;/a&gt;, l'enquête sur &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2007/11/28/1059214_villiers-le-bel-ou-en-est-l-enquete.html&quot;&gt;la collision entre un véhicule de police et une moto, qui avait causé la mort de 2 ados, en novembre 2007&lt;/a&gt;, à &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/tag/villiers-le-bel/&quot; target=&quot;_blank&quot; class=&quot;tag_auto&quot;&gt;Villiers-le-Bel&lt;/a&gt;, dans le &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/tag/val-d-oise/&quot; target=&quot;_blank&quot; class=&quot;tag_auto&quot;&gt;Val d'Oise&lt;/a&gt;, avance enfin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et les déclarations de Jean-Pierre Mignard, l'avocat des familles des 2 jeunes victimes, font tâche d'huile...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour lui, c'est tout sauf un &quot;banal accident&quot;, contrairement à ce qu'avait déclaré après la collision le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, qui avait décrit &quot;un banal et tragique &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/tag/accident-de-la-route/&quot; target=&quot;_blank&quot; class=&quot;tag_auto&quot;&gt;accident de la route&lt;/a&gt;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;Me Mignard cite le rapport d'expertise, ordonné par la juge d'instruction, qui semble clairement mettre en cause la police:&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -&lt;b&gt;le véhicule de police roulait à 64,3 km/h&lt;/b&gt; au moment du choc (alors que les policiers ont toujours déclaré avoir circulé entre 40 et 50 km/h, la vitesse limite en agglomération)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -&lt;b&gt;le véhicule de police était en phase d'accélération&lt;/b&gt; au moment de la collision: selon l'expert, le véhicule est passé de 59km/h à un peu plus de 64km/h sur les 16 derniers mètres avant le choc, d'où l'absence de visibilité au carrefour qui a probablement empêché les policiers de voir le deux-roues arriver.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -&lt;b&gt;les policiers roulaient sans gyrophare&lt;/b&gt; ni sirène.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -&lt;b&gt;l'analyse des trajectoires&lt;/b&gt; et des dégâts sur les deux véhicules montre que c'est la voiture qui a percuté la moto de plein fouet alors que celle-ci arrivait par la gauche à une vitesse de 66km/h. (L'avocat précise toutefois qu'à ce stade, &quot;aucune indication ne montre que les policiers auraient volontairement percuté la moto&quot;. )&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jean-Pierre Mignard conteste aussi l'affirmation de la police selon laquelle le véhicule ne se trouvait pas en intervention au moment de la collision.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Que savait-on de la nature du déplacement de la police?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Selon les éléments révélés par &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; le 20 février, le centre d'information et de commandement avait appelé une voiture de la BAC à se diriger vers un quartier où un vol de GPS venait d'être déclaré. Entendant le message à la radio, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1064801,0.html&quot;&gt;le chef de bord du véhicule avait alors fait part de sa volonté de se &quot;rapprocher des lieux&lt;/a&gt;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Que dit aussi l'avocat?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Concernant la vitesse de la voiture de police, il parle d'une &quot;faute pénale qui légitime, à posteriori, l'ouverture d'une information judiciaire.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Que dit la police?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Elle n'est pas d'accord: &quot;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1064801,0.html&quot;&gt;L'enquête, en cours, ne laisse pas apparaître une responsabilité des policiers.&lt;/a&gt; Mais si, comme je l'ai toujours dit, les policiers ont fait une erreur et que la procédure le démontre, ils seront sanctionnés&quot; a-t-il déclaré au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; ce mardi. Avant d'ajouter &quot;Cela ne justifie en rien&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2008/01/24/1088248_de-nouvelles-violences-a-villiers-le-bel.html&quot;&gt;les scènes d'émeute, de pillage et de violence contre les policiers&quot; qui ont suivi l'accident.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;(Sources: &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1064801,0.html&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, AFP)&lt;/i&gt; 
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                <title>Lettre ouverte à Libération et Laurent Joffrin</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/07/04/lettre-ouverte-a-liberation-et-laurent-joffrin.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 10:46:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;J’apprécie Libération pour la qualité de ses articles de société. Cependant, quand je vois la volonté qu’il affiche ouvertement de nuire à Ségolène Royal, je trouve qu’il se déshonore. La photo en une de la page web ce matin est très parlante, Libé ne se grandit pas, et ce d'autant plus que dans la déclaration dont parle l'article, elle a RAISON. Ça ne vole franchement pas haut. C’est petit-petit et même très minable. Libération soutient Bertrand Delanoë, mais quelles chances a réellement Bertrand Delanoë, qui n’a d’aura nationale que toute artificielle puisqu’il n’a jamais été autre chose que maire de Paris, ce qui n’est pas rien, mais ce qui ne lui donne pas la stature nationale que confère la candidature à la Présidentielle et 47% au second tour…&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Les adhérents du PS qui soutiennent Ségolène Royal vont rapidement faire comprendre à Libération que Ségolène Royal n’est pas celle qu’il croit. Elle sera Premier Secrétaire du PS, j’en suis convaincu. Sa contribution est largement en tête, ce qui prouve qu’elle a su préserver la confiance que les adhérents, et beaucoup de Français, lui avaient accordée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/00/1014914250.jpeg&quot; id=&quot;media-1107062&quot; alt=&quot;libé.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;312&quot; width=&quot;362&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/07/02/vous-etes-un-patient-nous-aussi.html</guid>
                <title>&quot;Vous êtes un patient... Nous aussi&quot;</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/07/02/vous-etes-un-patient-nous-aussi.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 22:06:31 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/00/00/2056596354.jpg&quot; id=&quot;media-1104745&quot; alt=&quot;original.4777.demi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;234&quot; width=&quot;366&quot; name=&quot;media-1104745&quot; /&gt;&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;typo-sous-titre&quot;&gt;Analyse rhétorique de la campagne publicitaire gouvernementale&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vous êtes exaspéré.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous aussi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et ces lignes pour vous le dire ont de fortes chances de vous exaspérer plus encore. Elles sont calquées sur le modèle de la campagne publicitaire gouvernementale qui nous est tombée dessus le 23 juin dernier, 1630 fois sur les chaînes de télé, en pleine poire, sans compter les encarts dans la presse papier, nichés dans nos quotidiens familiers comme un cafard dans la boîte à gâteaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour en rendre compte, la plupart des commentaires ont édulcoré le slogan, sans même s’en apercevoir : on trouvait partout, et ici même, la formule ainsi retranscrite : &quot;Vous êtes impatients ? Nous aussi !&quot;, avec ces tournures interrogative puis exclamative, et la forme plurielle – &quot;impatients&quot; – qui situaient le message dans la catégorie du message publicitaire conventionnel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais ce n’est pas ça qui était écrit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce qui était écrit, c’est :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Vous êtes impatient…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ...Nous aussi&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La phrase est déclarative. Ce n’est pas une question. C’est un constat, un diagnostic. Et c’est au singulier : c’est au sujet qu’on s’adresse, tout seul… comme dans le cabinet médical ou sur le divan psychanalytique. Vous êtes... un patient, quoi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vous etes un patient : Diagnostic et tutelle thérapeutique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La disparition de la ponctuation expressive ôte à la formule sa dimension un peu exaltée, très pub, ce côté Ohlala, youpi, n’est-ce pas ? Vite-vite !, elle la prive de son côté enfantin qui nous prend par le principe de plaisir. L’assertion est au contraire délivrée dans les plus strictes formes de la neutralité expressive. Pas d’émotion du côté du lieu d’énonciation, aucun lyrisme, aucune empathie – aucune faiblesse non plus : celle qu’on trahit quand on pose une question, qui révèle qu’on ignore quelque chose qu’on voudrait savoir, qui traduit donc à la fois un manque et un désir. Ici pas d’ignorance, au contraire, toute la prescience possible : celui qui me parle sait, il me sait, et me dit, que je le veuille ou non, le plus « objectivement » du monde, ce que je suis : impatiente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Première violence : à une question, je peux répondre, la tournure interrogative ouvre la marge pour dire &quot;non&quot; ; mais ce diagnostic délivré avec une assurance indiscutable n'ouvre aucun espace pour la réfutation, alors qu'il tape forcément, pour beaucoup d'entre nous, complètement à côté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Surtout associé au thème de la campagne qui le chapeaute : &quot;Pouvoir d’achat / Vous êtes impatient…&quot;. Moi je ne suis pas impatiente sur le thème du pouvoir d’achat, d'ailleurs je ne supporte pas la formule &quot;pouvoir d’achat&quot; qui laisse entendre qu’on veut &quot;pouvoir acheter&quot;, comme si c’était la clef de tout, repliant les aspirations au bonheur dans l’impératif de la consommation, comme s’il n’était question que « d’acheter », alors que, pour ne parler que la langue budgétaire, l’essentiel de la dépense de la plupart des ménages est absorbée non par un achat mais par la location d’un logement, qui n’est pas tout à fait un bien de consommation mais plus simplement la base de conditions de vie décentes...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et donc si je suis impatiente, moi, c’est qu’on parle enfin de &quot;conditions de vie décentes&quot; plutôt que de &quot;pouvoir d’achat&quot;. La première violence est dans cette erreur de diagnostic qui s’ignore, qui me parle de haut, prétend me connaître, et parle à ma place sans rien comprendre de moi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et ce n’est pas tout ; la disparition de la tournure interrogative rapproche la formule d’un autre type d’interaction verbale : allons, cherchez un peu. Vous êtes face à quelqu’un qui profère des énoncés déclaratifs vous concernant, qui vous décrivent et prétendent vous &quot;agir&quot; en même temps : &quot;Vos paupières sont lourdes…Vous dormez&quot;. C’est le registre de l’hypnose. Les assertions n’ont plus une vocation descriptive, elles ont une vocation performative : par la force de suggestion du langage, ces énoncés vous font être ce qu’ils disent. C’est en tout cas leur projet. Et c’est ce projet qui est violent ; pas dans le cadre d’une thérapie basée sur l’hypnose, bien sûr, où le sujet est demandeur d’une relation d’emprise vis-à-vis de son thérapeute, susceptible de le délivrer de souffrances qu’il a lui-même identifiées. Ici, sans qu’on nous ait demandé notre avis, nous sommes placés de facto, dans cette position qui nous fait souffrants d’un mal, demandeurs d’une solution, et d’une relation d’emprise nous mettant à la merci de l’énonciateur. Non merci, s’entend-on répondre intérieurement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car il y a de fortes chances que, le diagnostic ayant été formulé sans qu’on en soit demandeur, avec cette prétendue neutralité médicale qui fait de nous des « malades » en quête d’une tutelle thérapeutique, les solutions proposées ne soient guère susceptibles de nous intéresser.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Chute de l'énonciateur dans le symptôme&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elles le seront d’autant moins que le deuxième mouvement de l’énoncé, &quot;Nous aussi&quot;, renverse brutalement la position énonciative, la faisant déchoir de cette maîtrise et de cette prescience affichées dans le premier mouvement. Voici que l’énonciateur endosse à son tour le symptôme (l’impatience), revendiquant la même fébrilité, la même fragilité – et la même impuissance que chez celui qu’il a d’abord placé comme étant son patient. Le thérapeute est un patient aussi...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La position de maîtrise est donc renvoyée dans un ailleurs, expulsée du &quot;vous&quot;, expulsée du &quot;nous&quot;, dans un tiers-espace qui n’est pas sans faire penser à la Transcendance : ce &quot;nous aussi&quot; sonne comme un &quot;ça ne dépend pas de nous&quot;, c’est au dessus, c’est ailleurs, au delà, que &quot;ça&quot; se joue. Cet au-delà non nommé dont dépend le comblement de nos prétendues attentes, l’imaginaire libéral ne le désigne plus de nos jours sous le terme de Providence, mais sous celui, illusoirement plus technique, de « Croissance », dont on attend le retour comme certains le Messie, ou la Bonne Fortune.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est ici qu’entre en scène le facteur Temps : la Croissance, divinité contemporaine présidant à nos destinées, on l’espère, on la prie, on lui fait même quelques sacrifices en offrande, mais on ne peut la commander - Elle vient à son heure. Ici, l’énonciateur se met en scène en train de l’attendre, comme &quot;nous&quot;, à égalité d’impatience, soumis comme &quot;nous&quot; à la lenteur du temps, contre laquelle il ne peut pas grand chose.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Aide-toi, et le Ciel t'aidera&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'énonciateur ne peut pas grand chose, mais il peut un peu quand même : &quot;c’est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d’achat&quot;. Troisième mouvement de l’énoncé, faisant surgir ce verbe au futur, promesse d’action et de victoire – c’est un peu le &quot;Aide-toi, et le ciel t’aidera&quot; du message. Sauf que le sujet est un &quot;nous&quot; synthétique où semblent se rassembler les deux instances auparavant distinctes : il y avait le &quot;vous&quot; nous prenant un par un, il y avait le &quot;nous&quot; lisible comme étant l’énonciateur (qui se signale par le logo &quot;République Française / Premier Ministre&quot;, c’est le &quot;nous&quot; gouvernemental), il y a désormais ce nouveau &quot;Nous&quot; embarquant tout le monde du même côté : dans les rangs de soldats livrant &quot;bataille&quot; pour le &quot;pouvoir d’achat&quot;. Après avoir communié à égalité d’impuissance, dans l’impatience, nous voici conjuguant nos forces, à égalité d’activité et de courage, dans cette &quot;bataille&quot; qui prend des airs de Sainte Croisade tant elle est reliée à cette Providence subliminale que les impatiences invoquent pieusement. Ultime violence : me voici enrôlée de force dans une armée à laquelle je ne m’identifie pas, au nom d’une foi que je n’éprouve pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car il faut de la foi, bien sûr, dans cette croisade, foi que l’énonciateur exprime et commande à la fois : dans cette armée où il se bat à &quot;nos&quot; côtés il n’est pas seulement le Capitaine, pourvoyeur de l’ordre de bataille et des stratégies militaires (toutes les mesures gouvernementales - heures supplémentaires, revenus des jobs étudiants exonérés, caution réduite à un mois pour les locataires - censées favoriser la victoire), il est bien plus encore : il est prophète. Car il parle au futur, et annonce : &quot;nous gagnerons&quot;. Il ne commande pas la Providence (la Croissance), mais il sait son heure prochaine, et il nous faut le croire. Il le faut parce que cette foi est le seul moyen de lutter contre le mal diagnostiqué dans le premier mouvement, dont je suis censée souffrir : l’impatience, dont je dois me prémunir comme le croyant doit se préserver du désespoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi l’énonciateur se fait-il à la fois le thérapeute, le capitaine et le prophète – nouveau moine-soldat qui tout ensemble guide nos âmes et ordonne nos pas. Bien normal, puisque c'est pour notre bien, qu'il ait utilisé nos sous, piochant allègrement dans les deniers de l’Eglise, pour venir nous délivrer à domicile son message de piété et d’espérance. Et tandis qu'il passe de porte en porte, ne nous demandant qu’un peu de foi, on ne peut s'empêcher de l'entendre, sur fond de sondages fâchés et de cote de popularité en berne, nous demander surtout un peu d'amour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais, cher énonciateur, ne le sais-tu pas ? Comme la Providence, comme la Croissance qui t'est si chère, ni l’amour ni la foi ne se peuvent commander.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par Judith Bernard, @rrêtsurimages, le 02/07/2008&lt;/p&gt; 
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                <title>Mon profil sur Edvige</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 20:19:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/02/02/1523849564.png&quot; id=&quot;media-1104476&quot; alt=&quot;stasi2.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;242&quot; width=&quot;194&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;1/ gauchiste notoire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;2/ manifeste à chaque occasion qui se présente&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;3/ a été syndiqué à SUD et envisage de renouveler son adhésion&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;4/ ne reconnaît pas Nicolas Sarkozy comme «&amp;nbsp;son&amp;nbsp;» président, dont il dit souhaiter qu’il «&amp;nbsp;soit évincé de ses fonctions au plus vite, en raison de son caractère nuisible à la démocratie et à la société, par ses tendances dictatoriales avérées et ses actions destructrices »&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;5/ rejette les «&amp;nbsp;réformes&amp;nbsp;» du gouvernement, qu’il qualifie de «&amp;nbsp;scélérates&amp;nbsp;» car selon lui «&amp;nbsp;elles outrepassent le mandat qui a été confié&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; en particulier, se prononce farouchement contre ce qu’il appelle «&amp;nbsp;le sabotage de la Sécurité Sociale Solidaire et du Droit du Travail&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;6/ rejette «&amp;nbsp;la société policière purement répressive que fabrique le pouvoir en place&amp;nbsp;» et qui ne peut conduire selon lui qu’à «&amp;nbsp;une grave et dangereuse fracture entre police et population ainsi qu’entre les différentes composantes de la population elle-même&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;7/ soutient les étrangers sans-papiers qui selon lui sont «&amp;nbsp;considérés comme des boucs-émissaires, injustement opprimés et traités de façon inhumaine et humiliante, concentrés dans des camps qui sont la honte de la République des Droits de l’Homme, avant d’être expulsés et envoyés pour certains vers une mort quasi certaine&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;8/ souhaite une «&amp;nbsp;société libre et démocratique dans laquelle l’information serait réellement indépendante de tout pouvoir quel qu’il soit&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;9/ ne va pas à la messe le dimanche car il considère que «&amp;nbsp;l’instituteur est plus apte à transmettre la morale que le curé, le rabbin ou l’imam&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;10/ rejette «&amp;nbsp;l’ultralibéralisme stalinien et mondialisé qui paupérise les peuples au profit d’une minorité de nantis privilégiés qui affame la majeure partie de l'Humanité»&lt;/p&gt; 
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                <title>Fracture</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/07/02/fracture.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 18:29:27 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/02/02/865477520.jpg&quot; id=&quot;media-1104341&quot; alt=&quot;photo_fractureNE.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;266&quot; width=&quot;365&quot; name=&quot;media-1104341&quot; /&gt;&lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Bonjour,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;En réponse à un internaute, évoquant la nécessité économique de réformer :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Certes votre réponse est assez juste. A ceci près que vous vous cantonnez sur un seul aspect. Celui du monde économique et financier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Il y a deux façons de considérer le capitalisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;La première est de faire en sorte que la &quot;machine&quot; tourne, quoiqu'il en coûte, humainement parlant, pour elle-même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;La seconde est de faire en sorte que la &quot;machine&quot; tourne mais pour qu''elle soit profitable à l''homme dans son ensemble.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Le capitalisme est un outil formidable. Une invention humaine prodigieuse. Un moyen de faire éclater la prosperité et d'en faire bénéficier le plus grand nombre. MAIS...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;C'est un prétexte redoutable. C''est une jouissance fantastique. C'est une prise de pouvoir inimaginable. C''est une injustice flagrante... Si tous ces travers ne sont pas combattus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Donc de l'outil on passe à l'essentiel. L'outil en lui-même n''est plus reconnu comme tel mais à l'instar d''une drogue, comme absolument nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Si le capitalisme et la société de consommation, sa fille, nourrissent par l'emploi et par la distribution des produits commerciaux des milliers de famille, il n'en demeure pas moins que pour fonctionner, ils en demandent de plus en plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;De plus en plus de tâches dans un temps de plus en plus restreint. De plus en plus de responsabilisation avec des moyens de plus en plus restreints eux aussi. De plus en plus de remise en question des compétences avec des pressions hierarchiques de plus en plus agressives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Donc, l'aspect économique soit. Mais considérez aussi l'aspect humain. Voyez également, car il faut le rajouter, la pression mise sur les entreprises pour la contribution aux énergies renouvelables et pour la dépollution.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Le gouvernement actuel semble se diriger vers une culpabilisation de chaque corps de métier, chaque acteur de la vie civile, à partir du moment où ils ne suivent pas la ligne de conduite influée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Cela n'est pas loin dans l''esprit d'une dictature. Une dictature démocratique mais une dictature quand même. Car les moyens de pression eux, sont légion et paraissent de plus en plus sous la coupe gouvernementale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;L'opposition pendant ce temps là que fait-elle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Elle crie au feu. Chacun de ses membres les plus influents crie au feu. Mais chacun prétend être à même de commander le corps des pompiers. Et les pompiers restent dans leurs casernes parce qu'ils n'ont pas reçu d'ordre et qu'ils ne peuvent pas s'organiser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Fort bien. Pendant ce temps là, le temps passe et la pression augmente sur chaque corps de métier. L'état d'esprit dans lequel notre société s'enferme petit à petit, va entraîner une scission gravissime. Ce, en terme d'unité nationale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;main_text&quot;&gt;Le danger n'est donc pas le capitalisme en soi. Le danger est comment il est compris, intégré et utilisé. Surtout quand il s'agit de dresser une partie de la population contre une autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Lu sur un forum politique&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>La Cruche qui garde les Sceaux...</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 16:37:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/00/02/459785079.jpg&quot; id=&quot;media-1104166&quot; alt=&quot;Rachida_Dati 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1104166&quot; /&gt;&lt;b&gt;Dati aurait besoin d'une session de rattrapage sur l'Europe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par Rue89 Confidentiel | 01/07/2008 | 17H47&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Alors que la France prend ce mardi la présidence de l'Union, une séance de révision ne serait peut-être pas inutile pour certains ministres de la République. Ainsi, début février, le ministre de la Justice norvégien, Knut Storberget, fut pour le moins surpris par son entretien avec son homologue française, Rachida Dati.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette dernière lui a en effet longuement parlé de ses projets pour la prochaine présidence française de l'Union, détaillant tous les bénéfices que pouvait en attendre la Norvège... qui n'est malheureusement pas membre de l'Union européenne, comme l'a fait remarquer un Knut Storberget pour le moins embarrassé! Loin de se démonter, la ministre française se défausse et s'en prend à ses conseillers, devant ses invités, sur l'air de: &quot;On aurait quand même pu me prévenir...&quot; C'est vrai que ça n'aurait pas été inutile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deuxième épisode malheureux pour Rachida Dati, qui n'a décidément pas l'air très versée sur la chose européenne, au mois de mai dernier. Invitée à Paris, la ministre finlandaise de la Justice, Tuija Brax, s'est purement et simplement fait poser un lapin par son homologue française. Qui s'est fait remplacer, sans excuse ni raison valable, par un membre de son cabinet. Incident diplomatique garanti. Malheureusement, la Finlande, elle, est membre de l'Union européenne. La présidence française est sur de bons rails.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Les mineurs fichés dès 13 ans par la police</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 13:39:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://c.liberation.fr/actualite/societe/_files/file_336333_61125.jpg&quot; class=&quot;imgLeftDoc&quot; height=&quot;242&quot; width=&quot;363&quot; /&gt;&lt;br /&gt; (Reuters) &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;Un nouveau fichier, institué hier, pourra contenir des données sur les mineurs «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public». La commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) émet de sérieuses réserves.&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; AFP &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; LIBERATION.FR : mercredi 2 juillet 2008 &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;form&gt;&lt;input value=&quot;0&quot; id=&quot;docFontSize&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt;&amp;nbsp; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt;          //&lt;![CDATA[ loadNbReaction('NbReactions',curDocId); //]]&gt;  &lt;/script&gt;&lt;/form&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les mineurs «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public», notamment pour des violences urbaines, pourront désormais être fichés dès l’âge de 13 ans. C'est ce que prévoit un nouveau fichier policier dont le décret est paru mardi au Journal officiel.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jusqu’à présent, les mineurs pouvaient être fichés mais seulement dans des bases de données recensant des infractions commises, des auteurs d’infractions, ou des empreintes.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Baptisé Edvige –pour «exploitation documentaire et valorisation de l’information générale»–, le fichier contiendra des données comme l’état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que les signes physiques &lt;i&gt;«particuliers et objectifs»,&lt;/i&gt; photographies et comportement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les informations collectées sont notamment &lt;i&gt;«relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public».&lt;/i&gt; Des données peuvent aussi être collectées sur les personnes &lt;b&gt;&lt;i&gt;«ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique»,&lt;/i&gt; ou jouant un &lt;i&gt;«rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif».&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«Garanties renforcées»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le décret précise que &lt;i&gt;«les données concernant les mineurs de 16 ans (c’est-à-dire âgés de 13 à 16 ans, ndlr) ne peuvent être enregistrées que dans la mesure où ceux-ci, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public».&lt;/i&gt; Il est enfin souligné que ces données ne feront &lt;i&gt;«l’objet d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le décret instituant Edvige est paru le 1er juillet, le jour même où entre en vigueur la réorganisation issue de la fusion des Renseignements généraux (RG) avec la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le fichier Edvige est rattaché à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) et à sa nouvelle sous-direction de l’information générale (Sdig), à laquelle revient une partie des attributions des RG, relatives au comptage des manifestants, aux violences urbaines ou aux conflits sociaux. Jusqu’à aujourd’hui, les fichiers des RG ne concernaient que les personnes majeures.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette évolution vers un fichage des mineurs inquiète la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui a émis de sérieuses réserves dans un avis le 16 juin. La Cnil appelle à &lt;i&gt;«l’adoption de garanties renforcées»&lt;/i&gt;. Le fichage des mineurs doit selon elle &lt;i&gt;«conserver un caractère exceptionnel et une durée de conservation spécifique».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«Etiquette à l'avance»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entendu par la Cnil, le ministère de l’Intérieur a justifié ce fichage dès 13 ans par &lt;i&gt;«les mutations affectant la délinquance juvénile»,&lt;/i&gt; notamment dans les phénomènes dits de violences urbaines, en faisant valoir que l’âge de 13 ans correspondait à celui de la responsabilité pénale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Réponse de la Cnil: cette majorité pénale &lt;i&gt;«ne saurait servir de référence»&lt;/i&gt; puisque le fichier ne vise qu’à &lt;i&gt;«l’information générale du gouvernement».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce matin, la ligue des droits de l'homme (LDH) a à son tour dénoncé &lt;i&gt;«une redoutable extension du &lt;b&gt;fichage politico-policier des citoyens&lt;/b&gt;».&lt;/i&gt; Avec Edvige, dénonce la LDH, &lt;i&gt;&lt;b&gt;«il ne s'agit plus de ficher les auteurs d'infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques»&lt;/b&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Cette droite qui n’aime pas le kaki</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 12:58:01 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/02/1504331683.jpg&quot; id=&quot;media-1103805&quot; alt=&quot;armee.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; width: 364px; height: 235px&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;La désinvolture et la familiarité du Président heurtent le très traditionnel milieu militaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; J.-D.M.&lt;br /&gt; QUOTIDIEN : mercredi 2 juillet 2008&lt;br /&gt; 29 réactions&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entre Nicolas Sarkozy et les militaires, «la fracture est consommée», lâche un officier supérieur. Rien de moins. La virulence des propos du Président, au lendemain du drame de Carcassonne, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ils ne s’expriment pas à visage découvert, mais les militaires le disent quasiment tous, d’une manière ou d’une autre : «Le Président ne nous aime pas. Il ne nous comprend pas.» Pour des gens dont la fidélité au chef est un principe, cette découverte est douloureuse. D’autant qu’elle concerne un président de droite, pour lequel la majorité des militaires a voté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Incompréhension. Le problème est d’abord culturel : entre l’armée et le chef de l’Etat, le courant ne passe pas. Le style Sarkozy détonne dans l’univers un peu guindé des prises d’armes et des cérémonies militaires. Lors de sa visite aux Glières, en mars, un général à la retraite demande une dizaine de Légion d’honneur pour des anciens combattants. «Je vous en donne quinze. Vous êtes content ?» lâche Nicolas Sarkozy, croyant sans doute faire plaisir. Sa désinvolture vis-à-vis de cette décoration choque. Incompréhension aussi lorsque, en mai, le président de la République annule au dernier moment la visite qu’il devait rendre aux Casques bleus français du Sud-Liban, pour rentrer plus tôt passer la soirée à Paris.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nicolas Sarkozy n’a rien d’un «fana-mili», comme pouvait l’être Jacques Chirac. Son penchant naturel le pousse vers l’univers policier, dont les valeurs et les usages ne ressemblent guère à ceux que l’on rencontre dans les casernes. «Lorsque mes homologues de la police se rencontrent, ils s’embrassent et se donnent l’accolade. Nous, nous saluons nos supérieurs !» témoigne un officier de gendarmerie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce style passerait encore s’il ne s’accompagnait pas de mesures qui font grincer les dents. Le Livre blanc sur la défense, présenté en grande pompe par le chef de l’Etat le 17 juin, prévoit la suppression de 54 000 postes au sein des armées, soit une baisse de 17 % en six ou sept ans. Une décision qui tombe alors que la France vient de décider d’envoyer des renforts en Afghanistan, dans un secteur que l’état-major juge lui-même «très difficile». Habitués depuis quinze ans à des opérations de maintien de la paix, les militaires découvrent qu’ils sont mal équipés pour des combats plus durs. En décembre, le général Cuche, qui a démissionné hier, dénonçait d’ailleurs les risques de «paupérisation» de son armée. Assez mal accueilli dans les armées, le Livre blanc a aussitôt suscité une tribune de protestation, publiée dans le Figaro, sous le pseudonyme de Surcouf. L’Elysée a exigé que la DPSD (ex-Sécurité militaire) trouve les coupables. Or, le «silence dans les rangs !» passe de plus en mal dans une armée, composée uniquement de professionnels et de volontaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Désamour. La tension est telle que, parmi la jeune génération d’officiers, très décomplexée, certains en viennent à théoriser - toujours en privé - l’apparition d’un nouvel «antimilitarisme de droite». Choc des valeurs entre des militaires plutôt tradis, souvent cathos, attachés au service du pays comme au «rôle social de l’officier», et une droite proche des milieux d’affaires et du show-biz. «L’armée recrute ses officiers dans la bourgeoisie de province et l’aristocratie désargentée. Et ses hommes du rang, dans les milieux populaires, avec beaucoup de jeunes issus de l’immigration», constate un chef de corps. Un univers très éloigné de celui que l’élection de Nicolas Sarkozy a propulsé sur le devant de la scène. Fait d’incompréhension réciproque, le désamour est bien là.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Poor Lonesome President</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 23:03:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/02/00/37847756.jpg&quot; id=&quot;media-1103061&quot; alt=&quot;original.4749.demi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;270&quot; width=&quot;364&quot; /&gt;C'est un bataillon de psychiatres et d'éthologues qu'il faudrait, pour analyser cette séquence de sept minutes de guerre froide, sans doute promise à un bel avenir sur la Toile, et dans laquelle on voit Nicolas Sarkozy sur le plateau du 19-20, patientant avant le début de l'émission (séquence qui ne réconciliera sans doute pas l'Elysée avec l'info sur Internet).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un homme de pouvoir à l'arrêt. Le voici pendant sept minutes, contraint à l'immobilité, dans le milieu hostile d'une chaine qu'il est soupçonné de vouloir dépecer. Les quatre journalistes déjà installés dans le studio ne lui sont pas favorables, les techniciens sans doute encore moins, et une manifestation l'a accueilli à son arrivée dans l'immeuble de France Télévisions. Il est venu dans cet endroit bizarre, France 3, chaine sans stars, avec des journalistes qui sont restés des êtres humains et font rarement la Une des magazines. Il est venu à la rencontre de la forte audience de cette France des provinces, qu'il importe de convaincre que lui, Sarkozy, président de l'Europe, va se pencher sur leurs éternelles préoccupations du prix du gaz et du prix de l'essence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sept interminables minutes. Mais il est là, maintenant. Il faut bien patienter avec eux dans ce no man's time, établir un rapport de force, montrer qui est le patron. Que nous donne à voir le cameraman solitaire qui zoome et dézoome, panote à droite et à gauche et dévoile, par morceaux, le dispositif (fait-il simplement ses réglages, ou pressent-il que la séquence, d'une manière ou d'une autre, sera diffusée) ? Des tics, un ton, des dits et des non-dits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les tics sont, en apparence, le plus effrayant. Ce visage dévoré, ravagé de tics. Par quel miracle cessent-ils lorsque s'allume le rouge ? Mais ils cessent, ou presque. Contrôle des autres, contrôle de soi.&lt;/p&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;361&quot; height=&quot;289&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5yyb9&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5yyb9&amp;amp;related=0&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;361&quot; height=&quot;289&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Les plaisanteries. C'est par elles que s'exprime le rapport de force. Tout a déjà été dit sur le bref affrontement avec le-technicien-qui-ne-dit-pas-bonjour. Tout, sauf le timing de ce &quot;C'est une question d'éducation&quot;, lâché exactement dans un magistral dribble de regards qu'il faudrait analyser plan par plan : un regard d'appui sur sa droite, la remarque qui tue, regard plongé comme une dague dans le regard du technicien-qui-ne-dit-pas-bonjour. Et, une fois le but marqué, le clin d'oeil de recherche de connivence du public ( Quel public, d'ailleurs ? Paul Nahon ? Personne ? )&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le regard sarkozyen ne cherche pas le corps à corps. La durée lui est un terrain étranger. Sarkozy est un tueur de l'instant. Il attend la trouée, marque, et satisfait, quête aussitôt l'applaudissement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La même quête de complicité se lit dans l'incompréhensible allusion au windsurf, quand il est question du journaliste de Rennes, qui doit intervenir en duplex. Ce sourire soudain sur son visage, pendant qu'une poignée de présents s'esclaffent à son bon mot. Incompréhensible, oui : Sarkozy situe-t-il la capitale bretonne au bord de la mer ? Croit-il qu'il s'agit d'un spot de surf ? Est-ce une allusion meurtrière au laissez-aller, qui règnerait dans les stations régionales de France 3 ? Le &quot;ça va changer&quot; s'applique-t-il aussi à cela ? Finis, bientôt, les RTT à la plage, les journées de windsurf sur les horaires de travail? Peu importe : la servilité apparente des rires qui accueillent la plaisanterie nous renvoie à nous-mêmes. Aurait-il été possible, à cet instant, dans ce studio, de ne pas rire à cette plaisanterie obscure, qui enrôle aussitôt le rieur sous la bannière sarkozyenne du &quot;ça va changer &quot;? Qu'aurions-nous fait, à la place de Pulvar, d'Auger, de Leclerc ? Aurions-nous réussi à garder notre statut de journalistes de marbre ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autant que de plaisanteries et de tics, cette conversation est émaillée de non-dits. Le plus éclatant est celui-ci : dans la séquence consacrée à la &quot;placardisation&quot; de Gérard Leclerc, pas une allusion à la tribune que Leclerc (comme ses deux co-intervieweuses) a signé quelques jours plus tôt contre la réforme Sarkozy. Et aucune allusion au &quot;Sarko mot à mot&quot;, documentaire réalisé en 2005 par Leclerc avec Florence Muracciole, journaliste au JDD. Est-il seulement au courant ? Les deux filles, le directeur, savent-ils ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le meilleur pour la fin. Le meilleur, c'est sans doute, au tout début de la séquence, le micro-dialogue avec une voix anonyme qui lui propose un verre d'eau : &quot;Si vous en avez, sinon vous embêtez pas, c'est pas grave&quot;. Et devant l'insistance du porteur d'eau : &quot;Mais si vous en avez un, avec plaisir&quot;. Sous-texte : je sais qu'ici, à France 3, je suis chez des gens simples, dans un tout autre univers que le mien. Pour que ce soit bien clair, je vais donc surmarquer ma politesse. Exquis scrupule ! L' homme qui va changer la flottille d'avions ministériels, qui a doublé le salaire présidentiel en arrivant à l'Elysée, qui a augmenté sans mégoter le budget de l'Elysée, l'homme qui fait passer les feux au rouge sur son parcours quand il regagne son bureau le matin, en venant de chez Carla Bruni, ah quelle délicieuse modestie le fait presque rosir quand on lui propose un verre d'eau. Devant des séquences comme celle-ci, l'analyste d'image s'efface, devant le psychiatre, on le disait, ou le dramaturge, qu'on brûlerait de voir s'en emparer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par Daniel Schneidermann le 01/07/2008 @rrêtsurimages&lt;/p&gt; 
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                <title>La Mauritanie, gendarme de l’Europe</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 10:46:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/01/1823248004.jpg&quot; id=&quot;media-1101726&quot; alt=&quot;Mauritanie-Nouadhibou-Clandestin-12mars2006-1-2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;244&quot; width=&quot;364&quot; /&gt; &lt;span class=&quot;signature&quot;&gt;CHRISTOPHE AYAD - Libération, mardi 1er juillet 2008&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Au printemps 2006, le monde découvrait les &lt;i&gt;cayucos&lt;/i&gt;, ces grandes barques d’une quinzaine de mètres qu’utilisent les pêcheurs mauritaniens et qu’ont commencé à emprunter les clandestins africains désirant rejoindre les Canaries, porte d’entrée de l’Espagne, et donc de l’Europe. Débordée par l’afflux soudain de candidats à l’émigration, la Mauritanie a subi parallèlement de fortes pressions de l’Union européenne, particulièrement de l’Espagne.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans l’ensemble des mesures exigées de Nouakchott, figurait, entre autres, l’ouverture d’un centre de rétention à Nouadhibou, dans le nord de la Mauritanie, destiné à accueillir les migrants refoulés des Canaries. Une ancienne école avait été réhabilitée à la hâte, avec l’aide et sous la supervision de la Croix-Rouge. Les habitants de Nouadhibou lui ont trouvé un surnom : «Guantanamito». Amnesty International a publié hier un rapport, intitulé &lt;i&gt;«Mauritanie : personne ne veut de nous»&lt;/i&gt; &lt;i&gt;,&lt;/i&gt; fruit d’une mission d’enquête menée en mars.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le cas mauritanien est une illustration parfaite de la politique européenne de ces dernières années consistant à repousser vers le Sud ses frontières extérieures. D’autant que ce pays fait figure de maillon faible au Maghreb par rapport aux pétrorépubliques algérienne et libyenne, ainsi que la Tunisie et le Maroc dont la marge de manœuvre politique est bien plus forte.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais en externalisant ses problèmes migratoires, l’Europe a indirectement contribué à une hausse très nette des violations des droits de l’homme en Mauritanie. Amnesty International relève ainsi de nombreux cas d’arrestations d’Africains qui, bien qu’en situation régulière, ont été envoyés à «Guantanamito» et expulsés vers leur pays d’origine, sur le simple soupçon de projeter une traversée vers les Canaries. La police de Nouadhibou en profite, au passage, pour se livrer à des vols et à des actes de violence sur les présumés migrants. Autre exemple de ces violations du droit mauritanien : le code pénal local ne prévoit aucun délit consistant à quitter illégalement le territoire national.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quant au centre de rétention lui-même, les enquêteurs d’Amnesty International y ont constaté un grave problème de manque de place - malgré 216 lits théoriques - et d’hygiène. De source officielle, ce centre a accueilli 3 257&amp;nbsp;personnes en 2007 (dont 1 381 Sénégalais et 1 229 Maliens, deux pays limitrophes de la Mauritanie), mais il n’a toujours aucun statut légal. Les expulsés ne peuvent déposer aucun recours administratif ou judiciaire, ni demander le statut de réfugié politique.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En exergue de son rapport, Amnesty cite un graffiti relevé sur les murs de «Guantanamito» : &lt;i&gt;«A l’époque, quand les Blancs venaient en Afrique par la mer, on ne les traitait pas de clandestins ; pourquoi aujourd’hui, quand nous essayons d’aller par la mer en Europe, on nous traite de clandestins ?»&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>La France peu accueillante pour les associatifs étrangers</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 09:23:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/00/564644341.JPG&quot; id=&quot;media-1101744&quot; alt=&quot;expoiti_07_1fi1753.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;469&quot; width=&quot;377&quot; /&gt;Libération : mardi 1 juillet 2008&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictosBarDoc&quot;&gt;&lt;input value=&quot;0&quot; id=&quot;docFontSize&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt;   //&lt;![CDATA[ loadNbReaction('NbReactions',curDocId); //]]&gt;   &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La France leur ayant refusé un visa d’entrée, une Arménienne, quatre Nigérians et quatre ressortissants de la République démocratique du Congo ne pourront pas participer à la conférence annuelle du Conseil international de l’action sociale (International Council on Social Welfare, ICSW), qui s’est ouverte hier à Tours (Indre-et-Loire). &lt;i&gt;&lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;Pour la première fois depuis&amp;nbsp;1950, cette organisation qui promeut des formes de développement visant à diminuer la pauvreté, la souffrance et la vulnérabilité des personnes défavorisées, avait choisi de se réunir en France.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; La fête a été largement gâchée. &lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;Du coup, Denys Correll, directeur exécutif de l’ICSW, s’est fendu d’un communiqué furibard. Se disant «outragé», il a dénoncé&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;«l’attitude discourtoise et peu obligeante des autorités françaises»,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;rappelant au passage que la France est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;«la mère patrie des droits de l’homme».&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;Selon lui, les délégués jugés indésirables sont&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;«des célébrités dans leur pays»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;et au-delà. L’Arménienne Hripsime Kirakosyan par exemple est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;«connue dans le monde entier pour avoir mis en place des services pour les pauvres et les personnes âgées en Arménie». «Elle devait prendre la parole lors de la conférence, souligne le directeur exécutif de l’ICSW […]. C’est une perte pour nous et une insulte faite à une femme courageuse et pleine d’initiatives.»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Police républicaine ou milice sarkozyenne ?</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/06/30/police-republicaine-ou-milice-sarkozyenne.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 11:54:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/02/00/587832594.jpg&quot; id=&quot;media-1100273&quot; alt=&quot;crs-contre-lyceens.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1100273&quot; height=&quot;314&quot; width=&quot;288&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les blessures infligées par des policiers tirant avec des flash-balls contre des mineurs manifestant pacifiquement sont-elles couvertes par la hiérarchie, tolérées par la justice ou passibles de poursuites ? C’est ce que demandent les parents de Pierre, lycéen de terminale atteint au visage par un tir de flash-ball le 27&amp;nbsp;novembre 2007 à Nantes. Malgré deux opérations sous anesthésie, il ne voit quasiment plus de l’œil droit. Ses parents ont porté plainte, l’IGPN, la police des polices, a été saisie, ainsi que la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS). Mais le rapport de l’IGPN reste invisible, tant pour les parents que pour la CNDS, ce qui fait ainsi entrave à l’enquête de ces parlementaires et magistrats. Quant au parquet de Nantes, il n’a pas classé l’affaire mais ne répond pas aux demandes de la famille. &lt;i&gt;«La police doit reconnaître sa faute, au lieu de s’enferrer&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;avec les risques de faux témoignages et de dissimulation de preuves&lt;/i&gt;, dit Luc Douillard, père de la victime et prof d’histoire-géo. &lt;i&gt;On souhaite réparation personnelle pour notre fils, mais on veut aussi que soit débattu le surarmement de la police, et qu’on sache si on peut encore manifester sans risquer d’être mutilé.»&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les explications officielles de la préfecture et des policiers ont varié à plusieurs reprises, déniant d’abord les tirs de flash-ball. Si la procureure de la République récuse les &lt;i&gt;«violences illégitimes de la part des policiers»&lt;/i&gt;, invoquer la légitime défense des policiers ne tient pas à l’épreuve des films réalisés sur place et des nombreux témoignages recueillis par la Ligue des droits de l’homme.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce jour-là, en plein mouvement contre la loi Pécresse, et alors que le recteur a interdit les assemblées générales à l’intérieur des établissements, les lycéens manifestent pacifiquement devant le rectorat. La police pourtant charge, bouscule les premiers rangs. La brigade anticriminalité en civil seconde CRS et gardes mobiles. Curieusement, le policier qui, à moins de dix mètres, tire sur le groupe des lycéens, n’a pas de brassard et cache son visage sous une capuche. Son patron, Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique, est sur place. Il reconnaît que ses hommes ont utilisé un flash-ball classique, et un lanceur de balles 40&amp;nbsp;mm, dont 300&amp;nbsp;exemplaires sont alors en phase d’expérimentation en France. &lt;i&gt;«Cette arme est-elle homologuée ? La procédure d’utilisation a-t-elle été respectée?»&lt;/i&gt;, demandent les parents de Pierre. Soutenus par l’ensemble des syndicats, et des associations des droits de l’homme, ils craignent &lt;i&gt;«des blessés graves dans les manifestations à venir»&lt;/i&gt; si des règles claires ne sont pas données à la police.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le même jour que Pierre, un autre lycéen, Baptiste, a été touché à la bouche par une des balles en caoutchouc. Comme les parents de Pierre, ceux de Baptiste, qui s’en sortira avec une dent cassée l’obligeant à poser une prothèse, n’ont aucune nouvelle de leur plainte. Et le lendemain, devant un lycée privé nantais, lors d’un sit-in très paisible, un policier a usé du même flash-ball. Heureusement, il n’y aura ce jour-là pas de blessé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Libération&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Quand une assistante sociale dénonce un sans-papiers</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 19:09:09 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://c.liberation.fr/actualite/societe/_files/file_335636_406070.jpg&quot; class=&quot;imgLeftDoc&quot; height=&quot;194&quot; width=&quot;366&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Extrait du PV, sur le blog de Maître Eolas. DR &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Une affaire révélée par un avocat, sur son blog. Le Sénégalais a été arrêté puis libéré, selon «Le Monde».&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Libération.fr&amp;nbsp; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ loadNbReaction('NbReactions',curDocId); //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;p id=&quot;page&quot; name=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt;La délation, ça se pratique toujours. Une assistante sociale a récemment dénoncé à la police un sans-papiers hébergé chez une femme où elle intervenait. L’affaire a été révélée par un avocat anonyme du barreau de Paris, qui sous le pseudonyme de «&lt;i&gt;Maître Eolas&lt;/i&gt;», tient sur son &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.maitre-eolas.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blog&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; une chronique de la justice et du droit devenue célèbre dans les milieux judiciaires.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’assistante sociale s’est rendue le 10 juin dans un poste de police pour «&lt;i&gt;dénoncer la situation administrative clandestine d’un ressortissant sénégalais&lt;/i&gt;», selon ses déclarations enregistrées sur le procès verbal.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Intervenant dans le cadre de l’assistance éducative en milieu ouvert, la travailleuse sociale dit avoir «&lt;i&gt;rencontré par hasard&lt;/i&gt;» ce sans-papiers au domicile d’une femme où vivent des enfants bénéficiant d’une mesure éducative. &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/24/1014-denonciation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;D’après le PV,&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; l’assistante sociale décrit cet homme et précise l’avoir informé qu’il ne «&lt;i&gt;pouvait pas rester à cette adresse&lt;/i&gt;», la femme vivant «&lt;i&gt;une situation financière et familiale fragiles&lt;/i&gt;».&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Selon l’assistante sociale, le sans-papiers «&lt;i&gt;présente un vague lien de parenté&lt;/i&gt;» avec la personne qui l’héberge. Selon Maître Eolas, il s’agit de son demi-frère.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans son édition de samedi, Le Monde a indiqué que le Sénégalais a été interpellé après cette dénonciation. Il «&lt;i&gt;est de nouveau libre&lt;/i&gt;» après un passage devant un juge des libertés et de la détention (JLD) de Besançon, ajoute le journal.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’Association nationale des assistants de service social (Anas) a dénoncé «&lt;i&gt;fermement&lt;/i&gt;» dans un communiqué «&lt;i&gt;le non-respect du secret professionnel&lt;/i&gt;» de cette assistante sociale, une «&lt;i&gt;faute professionnelle grave&lt;/i&gt;». Selon l’Anas, elle «&lt;i&gt;n’a pas respecté les conditions légales (…) lui permettant de lever le secret professionnel auquel elle est astreinte par sa profession&lt;/i&gt;», la «&lt;i&gt;dénonciation d’une personne étrangère en situation irrégulière&lt;/i&gt;» n’entrant «&lt;i&gt;pas dans les cas de dérogation prévus par les textes&lt;/i&gt;». Le code pénal prévoit un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende pour la violation du secret professionnel.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>La Gay Pride défile à Paris</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/06/28/la-gay-pride-defile-a-paris.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Sat, 28 Jun 2008 20:55:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;!--img class=&quot;portrait&quot; src=&quot;/maquette/photo.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /--&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;J.B. (&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/28/01016-20080628ARTFIG00558-la-gay-pride-defile-a-paris.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lefigaro.fr&lt;/a&gt;) Avec AFP et AP&lt;br /&gt; 28/06/2008 | Mise à jour : 18:46 |&lt;/span&gt; &lt;script src=&quot;http://www.lefigaro.fr/commentaires/nbcmt.php?article=20080628ARTFIG00558&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;/script&gt;&lt;br /&gt; . (les nombreux commentaires des réacs homophobes sont édifiants de bêtise et d'intolérance)&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;!-- infos --&gt;&lt;/div&gt; &lt;img src=&quot;http://www.lefigaro.fr/medias/2008/06/28/2d1ae0b8-452d-11dd-8288-17bb5c9ec017.jpg&quot; alt=&quot;Le thème de la Gay Pride était cette année les discriminations à l'école.&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;204&quot; width=&quot;364&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;span class=&quot;leg&quot;&gt;Le thème de la Gay Pride était cette année les discriminations à l'école.&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;credit&quot;&gt;Crédits photo : AP&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;La Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans, a rassemblé au moins 500.000 personnes samedi dans la capitale. Thème central de cette septième édition : la lutte contre les discriminations à l'école.&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;!-- photo --&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Entre 500 et 700.000 personnes ont défilé samedi à Paris à l'occasion de la 7e Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans, la Gay Pride française, dont le thème était cette année les discriminations à l'école. Une banderole «Pour une école sans discrimination» ouvrait le cortège, auquel participait notamment le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. «Il faut protéger les enfants de la barbarie de la pensée. À l'école, il y a encore des tabous, qu'il faut doucement et gentiment repousser», a déclaré celui-ci.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans le «carré de tête», autour de Christophe Lefevre, président de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (&lt;a href=&quot;http://www.inter-lgbt.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Inter-LGBT&lt;/a&gt;), et de son porte-parole Alain Piriou, figuraient également le président PS de la Région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, Jean-Luc Roméro ou encore l'ancien ministre de la Culture et député PS du Pas-de-Calais, Jack Lang, qui a confié n'avoir «jamais raté une marche en 17 ans».&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une Marche des fiertés plus politique que jamais avec le PCF (qui assurait de surcroît le service d'ordre), le PS, les Verts, le Mouvement de jeunes socialistes (MJS) et, venus en force et juchés sur des chars, les jeunes militants de l'UMP (POPulaires) ou du MoDem. Très présents également, les syndicats, dont la CGT, la CFDT Ile-de-France, mais aussi la FSU et toutes ses composantes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«À l'école, on me jetait des cailloux»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Derrière la banderole, en bon ordre de marche, défilaient les quelque 74 chars, semi-remorques ou simples véhicules décorés aux couleurs des associations, toutes fédérées par l'Inter-LGBT. Le mot d'ordre de la manifestation était décliné sous toutes les formes visuelles, mais aussi sous tous les airs de musique, de la chorale au disco, en passant par l'électro ou l'accordéon.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De nombreux jeunes participaient au cortège, à l'instar de Jasen, un collégien de 15 ans. «À l'école, on me jetait des cailloux et on m'insultait», a-t-il raconté, estimant cependant qu'après la classe de troisième (vers 14-15 ans) «les gens mûrissent, les mentalités évoluent». Des parents étaient également présents, brandissant une banderole plaidant en faveur du «dialogue entre les homos et leurs parents». La lutte contre les discriminations étant également un combat mené au sein des entreprises par l'Inter-LGBT, plusieurs d'entre elles avaient dépêché leurs militants associatifs.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les organisateurs espéraient rassembler plusieurs centaines de milliers de personnes, à la hauteur des 600.000 réunies en 2007, pour ce cortège festif parti de la place Denfert-Rochereau à destination de la Bastille, dans le centre de Paris. Un dance-floor géant y est prévu jusqu'à 21h, heure à laquelle la manifestation doit officiellement se disperser.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans la ville tchèque de Brno, des militants d'extrême droite ont essayé samedi de perturber le défilé de la «Gay Pride», contraignant les forces de l'ordre à intervenir. Plusieurs dizaines d'extrémistes entièrement vêtus de noir ont jeté des oeufs et des fumigènes sur les participants.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;_______________&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;L'extrême droite attaque la Gay Pride à Sofia&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;hn-byline&quot;&gt;&lt;span class=&quot;hn-date&quot;&gt;Il y a 47 minutes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;SOFIA, Bulgarie — Des militants d'extrême droite ont attaqué la première Gay Pride organisée à Sofia samedi. Ils ont jeté des pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov sur les manifestants pour les droits des homosexuels, mais une soixantaine d'entre eux ont été arrêtés, selon les autorités.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La police a déclaré avoir bloqué les extrémistes qui n'ont ainsi blessé personne sérieusement parmi les quelque 150 personnes qui défilaient.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'homophobie est forte en Bulgarie, où la tenue de la première Gay Pride a rencontré une féroce opposition. La formation d'extrême droite de l'Union nationale bulgare a appelé à la &quot;résistance ouverte&quot; et mené campagne contre la Gay Pride avec des affiches clamant: &quot;Soyez intolérant, soyez normal&quot;. L'influente église chrétienne orthodoxe de Bulgarie estime que la Marche des fiertés devrait être interdite car elle nuit selon elle aux traditions chrétiennes du pays.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5ipZZ3uexipBrxx9ENNB93vjpFTmg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Presse Canadienne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Un magot de 50 milliards pour l'emploi et la sécu</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/06/27/un-magot-de-50-milliards-pour-l-emploi-et-la-secu.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 21:02:54 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/02/00/745997887.jpg&quot; id=&quot;media-1096908&quot; alt=&quot;coffre_tresor.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;135&quot; width=&quot;153&quot; name=&quot;media-1096908&quot; /&gt; Les entreprises bénéficient de 50 milliards d'exonérations de cotisations via des systèmes divers. Alors, c'est un vieux serpent de mer qui ressort : déjà Monsieur Gandois, patron des patrons dans les années 1980, avait dénoncé l'inefficacité des exonérations de charges ; certains économistes soulignaient même leur effet pervers : en allégeant artificiellement le coût du travail le moins qualifié, ces exonérations déqualifiaient le travail en France (la France avait tendance à se smicardiser, disait-on). Pour un gouvernement obsédé par l'efficacité de la dépense publique, il était temps de se préoccuper de l'efficacité des cadeaux fiscaux.&lt;br /&gt; Quels sont ces cadeaux de cotisations sociales ? On pense d'abord au coût du fameux principe travailler plus pour gagner plus. Les exonérations concernant les heures sup coûtent quelques 4 milliards d'euros aux contribuables.&lt;br /&gt; Il y a ensuite tout ce qui est participation, intéressement, plans d'épargne entreprise, 14.4 milliards d'euros de cadeaux, la prévoyance et la retraite supplémentaire, 13.6 milliards d'euros, les indemnités de licenciement, 5 milliards d'euros, les stock options, les tickets restaurants etc etc etc. Plus les exonérations ciblées : restauration, zones urbaines sensibles, zones de revitalisation rurale, DOM-TOM. On a calculé que dans les DOM et la restauration le coût par emploi créé ou maintenu est de l'ordre de 38000 euros (chiffre donné par les &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Echos&lt;/span&gt;) Ce qui fait du 3000 euros par mois. Ca fait cher l'emploi. Dans la restauration vous payez 2 milliards d'exonérations plus 800 millions d'aides directes. Mais ce n'est pas le pire...&lt;br /&gt; Le gros paquet est représenté par les allègements entre 1 smic et 1.6 smic : 23 milliards d'euros. N'est-ce pas là que se situent les effets pervers d'un système qui n'incite pas les entreprises à faire les gains de productivité nécessaire ? Et surtout... Comment parler du déficit de la Sécurité sociale devant cet énorme manque à gagner ? Que pèsent les cinq milliards de déficit devant cette montagne d'exonérations dont l'efficacité est plus que douteuse, au dire même des patrons ? Avant de limiter les rembourses aux affections de longue durée, (cancer, Alzeimer, mucovicidose, sida, diabète etc) ne faut-il pas réfléchir aux exonérations ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bernard Maris, Marianne&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;La phrase du jour :&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;« Qui veut être riche en un an, au bout de six mois est pendu »&lt;/span&gt; Cervantès&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Vent debout...</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/06/27/vent-debout.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 15:46:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/01/816270311.jpg&quot; id=&quot;media-1096336&quot; alt=&quot;non-centrifugeuse.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1096336&quot; height=&quot;247&quot; width=&quot;363&quot; /&gt;Ce qui limite fortement l'impact des soi-disant &quot;réformes&quot; et les dégâts qu'elles provoquent, c'est que la société est vent debout contre ces projets néfastes et que dès qu'on lui souffle dans les bronches, la droite recule... Bilan, les réformes ne sont &quot;ni faites ni à faire&quot;, comme on dit, et finalement c'est tant mieux : la société sabote le travail de sabotage du pouvoir en place ! Mieux vaut pas de réforme du tout que ce genre de réforme là, qui n'a de réforme que le nom et consiste en fait à saboter ce qu'il y a de bon et de profitable pour les Français...&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il n'empêche que la droite (que j'aurais tendance à qualifier de &quot;réacmolle&quot; puisqu'elle cède en partie à la première protestation d'envergure) crée sciemment un climat délétère dans le pays et que cela est particulièrement inquiétant...&lt;/div&gt; 
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                <title>Les tirades de Darcos déchiffrées</title>
                <link>http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/06/27/les-tirades-de-darcos-dechiffrees.html</link>
                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 15:07:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;img src=&quot;http://c.liberation.fr/actualite/societe/_files/file_335238_355960.jpg&quot; class=&quot;imgLeftDoc&quot; height=&quot;231&quot; width=&quot;363&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Xavier Darcos avec des étudiants à Molsheim près de Strasbourg, le 21 avril 2008 (Photo Reuters)&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;Le ministre de l’Education fait parler les statistiques pour conforter ses réformes. «Libération» a confronté ses calculs aux chiffres réels.&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;signature&quot;&gt;VÉRONIQUE SOULÉ&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008 &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Agrégé de lettres classiques, Xavier Darcos sait aussi manier les chiffres. Pour justifier ses réformes, le ministre de l’Education nationale use et abuse des statistiques pour démontrer que le système français marche mal, qu’il est l’un des plus coûteux au monde et que les résultats des élèves sont malgré tout médiocres, souvent en queue de peloton.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;«Pour convaincre du bien-fondé des réformes dans l’éducation, les politiques ont de plus en plus recours aux comparaisons internationales afin de mobiliser l’opinion,&lt;/i&gt; souligne Nathalie Mons, spécialiste des systèmes éducatifs dans le monde&amp;nbsp;(1)&lt;i&gt;. On retient plus facilement les chiffres que de grands discours.»&lt;/i&gt; La chercheuse met toutefois en garde contre les abus : &lt;i&gt;«Un discours déclinologue peut avoir des conséquences négatives à moyen terme. Il risque de décrédibiliser l’institution scolaire aux yeux des parents. Il peut aussi porter atteinte à l’image de l’école française et se ressentir sur notre réseau d’établissements et sur l’expertise française à l’étranger.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D’autant qu’à y regarder de plus près, les affirmations chiffrées du ministre sont parfois vraies, souvent incomplètes, voire biaisées, quand elles ne sont pas carrément fausses. &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; les a passées au crible.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;note&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;(1) &lt;i&gt;Les Politiques éducatives, la France fait-elle les bons choix ?&lt;/i&gt; Editions PUF, 2007, 202 pp., 19&amp;nbsp;euros.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;«Nous avons un des meilleurs taux d’encadrement au monde : 1 professeur pour 11 élèves»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;C’est l’un des arguments massue de Xavier Darcos pour justifier les 11 200&amp;nbsp;réductions de postes prévues à la rentrée&amp;nbsp;2008, essentiellement dans le secondaire : jusqu’ici, l’Education nationale avait un train de vie dispendieux, désormais il va falloir compter. Pour enfoncer le clou, le ministre ajoute d’autres chiffres, généralement sur l’augmentation constante du nombre d’enseignants ces dernières années malgré la baisse des effectifs des élèves.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En réalité personne, ou presque, n’a jamais vu de classe à 11&amp;nbsp;élèves. Et pour cause. Le ministre utilise le taux d’encadrement, qui est le nombre total d’enseignants divisé par celui des élèves. Sont donc inclus les professeurs qui ne sont pas en permanence devant des classes - parce qu’ils sont détachés dans l’administration, qu’ils effectuent des remplacements, enseignent des options rares, sont en maladie,&amp;nbsp;etc. Le chiffre significatif, qui exprime la réalité des classes, est en fait celui de la taille, c’est-à-dire le nombre d’élèves moyen par «division». La France est l’un des pays les plus mal classés : 28&amp;nbsp;élèves par classe en lycée général, 19&amp;nbsp;en lycée pro. Selon l’enquête Eurydice de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) portant sur les élèves de 15&amp;nbsp;ans, avec des classes de maths en moyenne à&amp;nbsp;26,6, elle est même la lanterne rouge. En Finlande, le chiffre est de&amp;nbsp;18,2.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«Un lycéen français coûte 22 % de plus que la moyenne des pays européens»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;C’est un autre argument choc, qui vise à souligner le gâchis d’un système très cher et peu efficace puisque les élèves français ne sont pas meilleurs que les autres. Pour appuyer son propos, le ministre rappelle que le budget de l’éducation a doublé ces vingt dernières années - sans préciser qu’il y&amp;nbsp;a eu en même temps l’arrivée massive d’élèves dans le système - ou qu’à lui seul, il pèse plus de la moitié des dépenses de l’Etat.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le tableau est incomplet. Si l’on regarde les comparaisons internationales, le coût d’un lycéen français est en effet supérieur à la moyenne - notamment en raison de la mauvaise gestion des personnels et de la déperdition qui s’ensuit. En revanche, celui d’un collégien est dans la moyenne et celui d’un élève du primaire carrément en dessous. Sans parler des étudiants, à la traîne.Contrairement à ce que l’on peut croire, la France n’investit pas si massivement dans l’éducation. Si l’on observe les dépenses de l’Etat dans ce domaine rapportées au PIB (la richesse du pays), elle se situe dans la bonne moyenne, sans plus. Pour le lycée, le chiffre est de 1,5 % contre 1,4 % pour la moyenne des 19&amp;nbsp;pays de l’Union européenne pris en compte dans l’enquête de l’OCDE.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«Un lycéen français a jusqu’à 35 heures de cours par semaine»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Le ministre l’a beaucoup répété ces derniers temps pour justifier la nécessité de réformer le lycée et de réduire les heures de cours. Il s’agit d’accréditer l’idée qu’en pleine révision générale des politiques publiques (RGPP), la priorité n’est nullement de faire des économies, mais bien d’améliorer le système. Les lycéens ont trop de cours magistraux et s’éparpillent dans les options, estime le ministre. Trop passifs, ils doivent apprendre à travailler en groupe, à faire des recherches.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On trouve quelques lycéens qui ont jusqu’à trente-cinq heures hebdomadaires : des terminales&amp;nbsp;S ayant pris deux options, c’est-à-dire le maximum. Si on compte leurs heures d’atelier, les «pros» sont aussi très chargés. Mais la plupart des lycéens ont moins de trente heures, entre vingt et vingt-cinq dans la filière littéraire&amp;nbsp;L, où il y&amp;nbsp;a en revanche beaucoup de travail à la maison. Dans les comparaisons internationales, les lycéens français sont d’ailleurs loin d’être les plus chargés. Seuls les élèves du primaire sont nettement au-dessus de la moyenne. Ils ne le seront bientôt plus, avec la réforme des programmes qui entre application à la rentrée&amp;nbsp;2008 - en supprimant l’école le samedi matin, le ministre a retiré deux heures d’enseignement hebdomadaires qui vont être transformées en soutien pour les élèves en difficulté.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«Pourtant, trois ans plus tard, la moitié des lycéens n’a aucun diplôme du supérieur»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour être frappante, l’assertion est très approximative. On ne sait pas si le ministre parle seulement des bacheliers, s’il vise l’échec à l’université,&amp;nbsp;etc. Cette statistique vient en appui des chiffres précédents : non seulement le lycée est très coûteux, mais il prépare mal au supérieur, preuve - s’il en fallait encore - de son inefficacité.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pourtant, une fois n’est pas coutume, tous les experts s’accordent : la France s’en sort ici mieux que les autres. Si l’on prend les derniers chiffres de l’OCDE (2004), 21 % des étudiants qui démarrent une formation de niveau universitaire sortent du système sans aucun diplôme. Au total, 79 % en décrochent donc un - 64 % obtiennent un diplôme au moins équivalent à la licence, 15 % se réorientent vers une formation courte technique (comme les IUT ou les STS) où ils réussissent. Seuls le Japon et la Belgique flamande ont un «taux de survie» dans le supérieur plus important. La spécificité française est plutôt le fort échec des bacheliers technologiques - sans parler des bacs professionnels - à l’université : seuls 18 % obtiennent un diplôme au moins équivalent à la licence et 64 % sortent du supérieur sans rien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;«Chaque année 15 % des enfants sortent du primaire en grande difficulté, plus 25 % avec des acquis fragiles»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Xavier Darcos a martelé ces chiffres tout l’automne. Il voulait démontrer l’urgence de s’attaquer au primaire, alors que jusqu’ici les critiques et les réformes se concentraient sur le collège, traditionnellement présenté comme le maillon faible du système. Il a même touché à l’un des grands mythes de l’école française : l’excellence de la maternelle que le monde entier nous envie.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ces chiffres ne sont pas contestés. Ils sont tirés d’une étude du HCE (Haut comité à l’éducation) qui a fait grand bruit en août. Les syndicats enseignants le reconnaissent eux-mêmes : une partie non négligeable des élèves arrive au collège avec de graves lacunes et des bases à revoir. Pour y remédier, Darcos a mis en place l’an dernier l’accompagnement éducatif dans les collèges d’éducation prioritaire. A la rentrée&amp;nbsp;2008, il sera généralisé aux écoles primaires également en ZEP. Mais le dispositif est très critiqué : ses détracteurs estiment qu’il risque de rater sa cible - les élèves les plus en difficulté, qui ne resteront pas le soir après l’école - et que le soutien doit rester dans le cadre du temps scolaire.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;«Dans les évaluations du primaire, la Finlande est première en tout, nous sommes dans les six derniers en Europe»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Si certains avaient encore des illusions, le ministre les a anéanties. Xavier Darcos poursuit ici un double objectif : montrer que l’on vit sur un rêve - en étant convaincus d’avoir l’une des meilleures écoles au monde - et qu’il faut tout revoir, à commencer par les programmes. Derrière sont visés les «pédagogues» qui ont concocté les programmes de&amp;nbsp;2001, jugés trop verbeux et trop compliqués et qu’il avait pourtant lui-même avalisés en tant que ministre délégué à l’Enseignement scolaire.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Là encore, on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut. Le ministre se réfère à la dernière enquête PIRLS &lt;i&gt;(Progress in International Reading Literacy Study),&lt;/i&gt; menée dans 45&amp;nbsp;pays, qui évalue les compétences en lecture des enfants de 10&amp;nbsp;ans (en CM1). La France est effectivement parmi les mauvais élèves, mais les conclusions sont plus nuancées qu’il n’y paraît. Dans les réponses aux QCM, les élèves français réussissent mieux que la moyenne. En revanche, ils sont faibles lorsqu’il s’agit de rédiger des réponses.Le ministre pourrait aussi citer d’autres enquêtes - comme Pisa, sur les 15&amp;nbsp;ans - tout aussi respectables. On y apprend que les jeunes Français se défendent en mathématiques par exemple : ils sont au-dessus de la moyenne pour utiliser des faits scientifiques, en dessous pour expliquer des phénomènes de manière scientifique. L’enseignement français se caractérise aussi par de grands écarts entre le groupe des meilleurs et celui des plus faibles. Autant de statistiques qui tempèrent l’image passablement déprimante renvoyée par le ministre.&lt;/div&gt; 
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                <title>COLERE</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 14:38:24 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/00/504909093.jpg&quot; id=&quot;media-1096211&quot; alt=&quot;poing.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;162&quot; width=&quot;148&quot; name=&quot;media-1096211&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Posté par &lt;span&gt;Loss&lt;/span&gt; &lt;span&gt;le 26/06/2008 13:48&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Excusez-moi, je vais m'épancher un brin, mais il faut que ça sorte...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai 35 ans, je suis chef d'entreprise, ni de gauche, ni de droite, j'ai voté Bayrou car je soupçonnais déjà lors de l'élection que Sarko nous aménerait des emmerdes, merci JF Kahn pour votre titre &quot;Sarko est-il fou?&quot; qui résumait à l'époque les craintes que l'on était fondé à nourrir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Néanmoins, je n'étais pas abattu que Sarko arrive au pouvoir, je me disais que nous allions vivre des temps intéressants avec un président volontaire qui manifestait une forte volonté de faire bouger les choses, or beaucoup de choses ont besoin de bouger dans ce pays. J'étais curieux, fasciné aussi, comme tout le monde, je me sentais comme au début d'un film attendant de suivre une histoire qui s'annonçait palpitante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Difficile de dire quand cet a priori bienveillant a cessé. Il y a eu tant de petits épisodes ridicules, énervants, voire pathétiques... Et un jour, j'ai tenté le bilan du gouvernement, le vrai, celui des réformes engagées, comment avaient elles été engagées, pour quels résultats, selon quelle orientation. La déception a été cruelle : pas de réformes de fond, même pas de profondes réformes de droite auxquelles je me serai pourtant résigné, c'est le jeu démocratique, mais des douches tiédasses à chaque fois (retraites, université, environnement, code du travail)... beaucoup de renoncements (taxis, Khadafi), beaucoup d'échecs (Europe), beaucoup de désorganisation, de battage médiatique, d'annonces et de contre annonces, beaucoup de bruit pour rien. Mais surtout, surtout, aucune vision, rien, nada, pas d'envergure, pas de projet. Sarko s'attaque a tous les problèmes avec la même lorgnette : finance et rapports de force. Rien sur l'avenir, le bonheur, l'humanisme, la culture, le bien-être, le mieux-vivre, et tout ce qui fait que nous sommes des êtres humains et pas des agents commerciaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Finalement, de ce rien extrêmement bruyant ne ressortent que les aspects les plus regressifs et égotistes de sa politique : paquet fiscal, contrôle des médias, augmentation de son salaire et du budget de l'Elysée, bientôt un nouvel avion, Carla Bruni, passage devant le parlement, interviews matamore, bordel ambiant, engueulades, clinquant, vulgarité. Voilà dans les faits tout ce à quoi se résume notre président. Mes espoirs en Sarkozy n'étaient pas très hauts, aujourd'hui ma déception est immense.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et maintenant, quand je voit la façon dont ce roublard organise la France à sa botte, j'ai peur, j'ai vraiment peur. Qui peut imaginer que Sarkozy veuille le moindre bien à la Télévision Publique ? Jamais il ne nous aura parlé de programmes, de mission, de sens civique, mais comme toujours de sous, et d'influence politique. Et il ne faut pas être devin pour comprendre les objectifs qu'il poursuit : outre le contrôle des médias publics, de magnifiques cadeaux aux médias privés, qui lui assureront toujours plus de pouvoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le pire c'est que Sarkozy qui est (paraît-il) si bon communiquant aurait pu empaqueter tout cela dans une communication à la gloire de l'indépendance des médias, ou que sais-je quelle autre noble cause encore, mais il ne s'en donne même plus la peine. Il se fout des sondages, se fout des commisions et des avis. Il utilise tout son pouvoir de façon brutale, et ne se cache plus. A-t-il un problème psychologique ? Peut-être, mais je crois surtout qu'il a mesuré les rapport de force, qu'il a intégré que les Français sont des veaux, que l'oppsition n'existe pas, et qu'il a le champ libre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce type est non seulement inutile, il est en train de devenir carrément néfaste. Pour ma part j'en ai assez de me payer de commentaires aigris sur des forums internet, ça ne suffit plus. Jamais je n'ai manifesté de ma vie, mais j'espère désormais que des manifestations nationales vont se structurer, pas contre tel ou tel point de sa politique, mais contre l'ensemble des façons d'agir de ce personnage. Et je vous promets que je serai dans la foule à crier comme les autres, crier non à la dictature, non à la soumission de la France à tout ce que le monde offre de pire, non à un clown sinistre à la tête de l'état, non à l'incompétence, non à Sarkozy.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bon sang, faut que ça pète...&lt;br /&gt; (lu sur &lt;a href=&quot;http://marianne2.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;marianne2.fr&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; 
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                <title>Santana à Bercy</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 21:46:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;359&quot; height=&quot;287&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x157a8&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x157a8&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;359&quot; height=&quot;287&quot; /&gt;&lt;/object&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x157a8_carlos-santana-europa_music&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Très bien, le concert de Carlos Santana mardi soir à Bercy... Deux places gratis, on ne pouvait vraiment pas refuser ! Super ambiance, super musiciens, super morceaux de guitare, de cuivres, de clavier et de batterie, bref, nickel chrome ! Avec Sheryl Crow en première partie, très bien aussi... C'était pas Woodstock mais presque ! Allez un petit coup de Soul Sacrifice rien que pour emmerder nos vieux, et moins vieux, réacs de droite...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;361&quot; height=&quot;292&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/XnamP4-M9ko&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/XnamP4-M9ko&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;361&quot; height=&quot;292&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Commentaire lu sur Marianne</title>
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                <author>noreply@ (Philippe)</author>
                                <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 19:54:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/01/00/1870594243.jpg&quot; id=&quot;media-1095259&quot; alt=&quot;sarko-grimace.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1095259&quot; height=&quot;257&quot; width=&quot;168&quot; /&gt;Prière de ne pas confondre : SoKrazy n'est pas un animateur, c'est au mieux un vulgaire camelot. Et un camelot, ça vend de la camelote.&lt;br /&gt; Que ce type se prenne pour l'as des as, le roi du monde, l'apothéose du genre humain, cela n'empêchera pas que même après avoir escaladé ses talonnettes et s'être hissé sur la pointe des pieds, il ne parviendra jamais à péter qu'à hauteur de son cul, comme tout un chacun.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Son nombril lui cache la forêt : il y a partout bien plus grands, plus intelligents, plus compétents, ou simplement plus remarquables que lui. La preuve, c'est qu'il se vautre régulièrement dans ses combines à deux balles, lesquelles, vues de son esprit étriqué, sont nécessairement géniales puisque issues de ses cinq ou six cerveaux homologués Carla. C'est couillon, mais même lorsqu'il a une idée qui pourrait passer pour à peu près bonne, il faut qu'il la massacre à coups d'ego. Peintre, il ne saurait pas s'arrêter avant d'avoir écrasé tous ses tubes d'acrylique sur la toile (l'huile, c'est beaucoup trop long à sécher, il lui faut tout, tout de suite). Ce qui donne plus sûrement une immonde croûte qu'une œuvre estimable, voir inestimable !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors, pour se masquer ses échecs, il ment, et surtout il se ment. Quand il aura fini de massacrer la France, qu'il aura parachevé sa descente en dictature (vers quoi d'autre pourrait-il tendre, quand seul le côté obscur du pouvoir lui est culturellement abordable ?), le plus sûr moyen de s'enrichir ne sera pas de travailler plus mais bien de lui passer davantage que tout autre la brosse à reluire, de lui satiner le lui, de le faire mousser comme un escargot dans le gros sel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ici se pose un mystère que je ne parviens pas à expliquer n'ayant pas, contrairement au président de l'UMP de la république, la moindre science infuse : pense-t-il sincèrement que les Français dans leur ensemble sont dupes, malgré le matraquage médiatique à sa gloire, malgré les sondages et autres statistiques bidonnés jusqu'à la moelle, malgré les tonnes d'autosatisfaction du gouvernement répandues dans les caniveaux, malgré les doctes imbéciles qui prétendent nous faire prendre un piteux raidillon casse-gueule pour une large avenue vers des lendemains enchanteurs ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Est-il assez aveugle pour ne pas savoir qu'il est percé à jour depuis ses premiers pas en politique, que son succès n'existe pas car ce qu'il nomme sa victoire n'est en fait que la défaite de ses adversaires, autrement méritants mais beaucoup moins bien servis par ceux qui tirent les ficelles au-dessus du pantin ? S'e