14.01.2009
De la nécessité de se pencher sur l'orientation scolaire et professionnelle
Dans le flot d'actualités qu'il faut trier, j'ai lu un article extrêmement intéressant sur l'appréciation du système de l'orientation, scolaire et professionnelle, en France.
Le Conseil d'orientation pour l'emploi, instance créée en 2005 et placée auprès du 1er Ministre pour étudier l'ensemble des questions liées à l'emploi (causes du chômage, évaluation des dispositifs d'aide à l'emploi et à la formation...), a organisé une consultation en novembre et décembre dernier sur ce thème.
Dans le cadre de l'engagement d'une réforme relative à l'école, l'enseignement et l'éducation qui, pour ma part, constitue l'enjeu le plus fondamental dans notre pays, je crois que le Gouvernement devrait s'inspirer des réflexions qui sont contenues dans la synthèse qu'a élaborée le Conseil et des propositions formulées, comme remanier en profondeur les services d'orientation (notamment CIO), promouvoir des actions d'information à destination des collégiens et lycéens (meilleure connaissance de la réalité des métiers par l'intervention de salariés, de jeunes ayant terminé leur cursus et ayant commencé à travailler), simplifier l'accès aux informations relatives aux différentes formations et professions...
Je rejoins totalement ces réflexions, pertinentes et pleines de bons sens. Prendre en compte l'envie du jeune, sans dévaloriser quelque filière que ce soit (technique, professionnelle ou générale), le laisser décider son avenir, en l'encourageant, en lui donnant les informations dont il a besoin tout en lui indiquant les difficultés qu'il pourra rencontrer, finalement le laisser rêver. Il faut comprendre que les jeunes aujourd'hui subissent une pression extraordinaire et sont soumis à une culture du résultat (fondée d'ailleurs uniquement sur l'obtention de bonnes notes à l'école et de diplômes), sans chercher à savoir s'ils s'épanouiront dans la voie qu'ils auront prise, ce qui est proprement inadmissible.
Marx, dans sa vision idéale du communisme et de la relation que pourrait entretenir l'homme et le travail, disait : "A chacun selon ses besoins". Je préfère entendre, dans le cadre de cette même relation : "A chacun selon son plaisir". Une personne qui prend plaisir dans ce qu'il fait, ce qui signifie par ailleurs un choix préalable, apportera beaucoup plus aux autres, et porte un aspect beaucoup plus positif dans la construction du vivre-ensemble.
Je retiens également une proposition inattendue, qui viserait à octroyer une année sabbatique après le bac pour voyager, travailler et mûrir. C'est pas si idiot finalement, même si je préférerais que les voyages, la découverte du monde du travail et les études soient compatibles tout au long du cursus, en retravaillant d'ailleurs dès l'élémentaire, le rythme scolaire et l'aménagement du temps consacré aux cours.
J'espère que Xavier DARCOS, ce sacré Ministre de l'Education nationale, puise quelques idées dans ces réflexions et les développe intelligemment.
Voici le lien grâce auquel vous pourrez consulter cette synthèse :
http://www.coe.gouv.fr/download.php?file_url=IMG/pdf/SYNTHESE_FORUM.pdf
23:42 Publié dans Coup de projecteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
