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25.02.2009
Une histoire qui n'en finit pas...
La situation n'a guère évolué dans les Antilles. Il faut dire que personne ne s'engage véritablement sur les mesures à appliquer, ni l'Etat ni le patronat.
Seules les collectivités locales essayent de fournir un effort pour parvenir à la résolution du conflit.
Je suis assez incrédule quant au comportement de Nicolas SARKOZY face à la grogne des compatriotes d'Outre-Mer, tentant, dans le cadre de sa stratégie de communication, de la circonscrire à ces seuls territoires.
Les mesures annoncées sont riquiqui, accessoires. Peut-on prétendre donner de l'espoir quand on ne sait pas où l'on va ? Il aura beau jeu de créer un comité interministériel ou de lancer des états généraux, les problèmes sont connus et les enjeux clairs.
Par ailleurs, toutes les remarques et propositions qui seront formulées dans le cadre de ces consultations seront-elles reprises dans le cadre de la loi pour le développement économique de l'Outre-Mer qui doit être présentée aux parlementaires ou sera-t-il trop tard ?
C'est assez déconcertant de voir autant d'agitation de la part de l'Etat, pour peu de résultats.
La question des institutions devra être traitée bien sûr (je me souviens avoir défendu l'assemblée unique lors d'une rencontre militante à La Réunion) mais ce ne sera pas la question principale.
A quand une vraie réforme d'envergure ?
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.02.2009
Journée de débat sur l'Europe
Je participerai aujourd'hui à la journée de débat sur l'Europe organisée par les camarades qui ont porté la Motion A (Clarté, Courage, Créativité) : "Porter un nouveau projet pour l’Europe avec la social-démocratie européenne" (Programme.pdf).
J'espère que les discussions seront riches et passionnantes.
01:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2009
L'Etat français et les territoires d'Outre-Mer
Vie chère, isolement, misère sociale, chômage important, inégalités criantes, peur de la perte d'une identité particulière dans un cadre mondialisé, autant d'éléments qui ont fait émerger une contestation populaire, porteuse de revendications bien plus que légitimes.
Au-delà de la crise économique et de ses conséquences, ces territoires connaissent des difficultés structurelles qui demandent un projet d'envergure bâti sur le long terme. Et cela sera d'autant plus nécessaire pour préparer la reconnaissance de Mayotte comme département français (le 5ème d'Outre-mer), où des efforts importants sont à produire.
Malgré une population jeune, formée, motivée, une économie dynamique (avec un taux de croissance qui peut atteindre 5% comme à l'Ile de La Réunion), des richesses naturelles et culturelle exceptionnelles, malgré les efforts des collectivités pour gérer la question sociale et porter des projets structurants, il est difficile de gommer l'éloignement et les coûts induits, l'absence d'insertion dans l'environnement géographique, l'exiguité du territoire, l'incapacité d'exporter la production locale même si elle est de qualité, de permettre à tous les jeunes diplômés arrivant sur un marché du travail saturé de trouver un emploi, et difficile de mettre fin aux monopoles de fait.
L'Union européenne apporte un soutien fondamental à la production locale et au financement des projets structurants par le FEDER, grâce au statut particulier qui est reconnu aux Départements d'Outre-Mer au travers de l'article 299§2 du TCE traitant des Régions Ultra-Périphériques.
L'Etat devrait d'ailleurs s'inspirer de cet engagement pour leur assurer un développement pérenne, en axant sa politique sur la formation, l'insertion dans l'environnement géographique, l'approfondissement de la réflexion sur la continuité territoriale et le prix des billets d'avion, la valorisation de la production locale, la maîtrise foncière et la construction de logements, le soutien aux petites entreprises qui en constituent le vivier, sur la politique touristique, sur la reconnaissance de leurs histoires et de leurs identités particulières. Il est d'ailleurs nécessaire de faire un effort éducatif important, la méconnaissance est criante.
Il est impératif de travailler à la réduction des inégalités sociales, particulièrement marquées sur ces territoires.
L'Outre-Mer est la perle de la France. N'ignorons pas les attentes de ces populations, métissées, actrices d'une diversité culturelle exceptionnelle, qui en sont la plus grande force et la plus grande richesse et qui sollicitent simplement l'égalité républicaine.
J'irais bien militer à La Réunion (où un collectif rassemblant syndicats, partis politiques, associations a organisé une manifestation le 05 mars prochain), et me ressourcer un peu au chaud...
19:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2009
Besson aussi con qu'Hortefeux...
Je ne me faisais pas d'illusions sur la nomination d'Eric BESSON en tant que Ministre en charge de l'Immigration.
Il n'a pas fallu attendre longtemps pour l'entendre sortir deux formidables conneries : la dénonciation par les personnes en situation irrégulière de ceux organisant et profitant des filières clandestines en contrepartie d'un titre de séjour et la mise en oeuvre effective du test ADN dans le cadre du regroupement familial (discutée en réunion interministérielle le 18 février prochain).
Encore une logique inique et insupportable de la part de ce Gouvernement, qui n'a aucune vision sur les flux migratoires, qui ne traite l'immigration que comme un problème et comme source de problèmes, et qui avance des mesures ridicules, déplacées et qui ne fait avancer en rien la question.
Eric BESSON ferait beaucoup mieux de s'intéresser au codéveloppement car quelques inquiètudes apparaissent parallèlement à la diminution des sommes envoyées par les migrants à leur famille dans leur pays d'origine. Celles-ci sont considérables, sont souvent supérieures à l'aide au développement et représentent pour certains pays une part importante de leur PIB (presque 20% par exemple à Haiti).
Ces transferts permettent non seulement d'accéder aux produits de première nécessité mais participent au développement économique de ces pays et à l'investissement. Si ceux-ci diminuent, ce serait une catastrophe et les populations se retrouveraient en grande difficulté.
Les enjeux se situent beaucoup plus sur l'accueil des migrants, leur accompagnement, la reconnaissance de l'apport à la société française, leur participation active à la vie citoyenne, les dialogues interculturels et le développement économique et social des pays d'origine.
Le combat continue, à nous de montrer qu'une autre politique peut être menée, fondée sur l'humanisme, le respect mutuel, l'engagement pour un développement équilibré, et un esprit internationaliste.
00:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.02.2009
Incroyable, tout simplement incroyable...
C'est un garçon plein d'idées le petit Nicolas...
Dernière en date : suppression de la taxe professionnelle dès 2010 pour garder les usines en France.
Dont acte. Comment pensez-vous la compenser ? "On verra". Est-ce de l'irresponsabilité, de la bêtise ou de l'idéologie pure et dure ?
Les collectivités territoriales, qui assurent près de 75% des investissements publics en France, qui sont en première ligne dans un contexte de crise économique et sociale extrêmement importante, qui à la fois la subissent et sont sollicitées par l'Etat lui-même pour y faire face, n'ont aucune visibilité sur leurs recettes fiscales et sur leur autonomie financière, garantie par la Constitution.
Et ce ne sont pas de petites sommes qui sont en jeu : plusieurs milliards d'euros ne bénéficieraient plus aux collectivités.
Nicolas SARKOZY a décidément la vilaine manière de mépriser les élus locaux et de ne pas se soucier de l'importance de l'action des villes, départements, régions et intercommunalités.
Au lieu de prendre à bras le corps la question de la réforme de la fiscalité locale, en même temps que celle de la réforme territoriale, avec des enjeux fondamentaux comme la péréquation, l'équilibre entre les efforts des ménages et des entreprises, la prise en compte des revenus des premiers, le Président décide encore une fois sans concertation.
Par quoi compenser cette perte : par une nouvelle taxe ("carbone" peut-être) ? une contribution plus importante des ménages ? une dotation de l'Etat ? Tout cela n'est pas satisfaisant car il n'y a ni méthode ni logique.
Le MEDEF et la CGPME ont d'ailleurs averti qu'ils n'accepteraient pas l'apparition d'un nouvel impôt sur les entreprises. Ca promet...
Par ailleurs, je ne suis pas certain que ce soit le montant de la taxe professionnelle qui fasse fuir les entreprises à l'étranger. Je pense qu'elles tiennent également compte du montant que représentent les charges sociales, du niveau de croissance, des perspectives de débouchés, de la diversification de l'activité.
S'il faut effectivement retravailler sur l'impôt économique, il est malsain de le faire aussi brusquement, dans le cadre d'une réflexion aussi simpliste.
Il a pas fini de nous emm...étonné !
01:19 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.02.2009
Les dés sont jetés ? Non, ils sont pipés !
On dit souvent que je suis naïf, je vais bien commencer par y croire.
Je pensais, après tous les grands discours sur le renouvellement, le non-cumul de mandats, la formation des militants, leur implication dans la vie du parti, que certaines méthodes allaient changer...
Nous avons été destinataires hier soir de la circulaire de la Fédération socialiste du 93 relative à la préparation des élections européennes de juin prochain. Pour nous dire que le dépôt des candidatures (ouvert depuis le 02 février) est clos ce soir à minuit et que les militants voteront le 12 mars.
Qu'est-ce que c'est que ces façons de faire ??? On ne savait pas que les élections européennes allaient se dérouler en juin prochain ? On ne pouvait pas informer les militants plus tôt ? Pourquoi informer les militants si tout est entre les mains des "grands élus" ? Dans ce cas là, on pouvait nous envoyer la circulaire ce week-end ou lundi, ça n'aurait pas changer grand chose. Je trouve ça méprisant pour les camarades.
L'hebdo des socialistes du 24 janvier, à la page 33, nous donnait déjà les grandes lignes du calendrier d'adoption des listes du Parti. Il a fallu, dans notre Fédération, attendre le 05 février au soir pour en connaître les détails.
Ce n'est pas tant sur la question des candidatures pour figurer sur la liste (je suis tout à fait conscient que des personnes compétentes doivent être désignées par les militants) mais c'est un manque total de respect que de procéder de la sorte.
Comment veulent-ils motiver les militants ?
C'est une question trop importante pour qu'on la traite par dessus la jambe. J'en parle depuis le mois de novembre et surtout depuis décembre avec l'adoption du Manifesto dont j'ai demandé la diffusion (c'est d'ailleurs le premier document de travail que j'ai mis sur ce blog).
Nous avons une réunion de section bientôt à Noisy-le-Sec et la question européenne est inscrite à l'ordre du jour. A notre niveau, nous essayons de faire comprendre l'intérêt et les enjeux de ces élections. On n'est pas aidé...
Un autre exemple : j'ai appris ce matin dans le Parisien que la Fédération socialiste du 93 organisait un débat ce soir à Aubervilliers sur les réformes des systèmes de santé. Faut pas me dire que ça a été organisé à l'improviste, dans l'urgence et qu'on avait pas le temps d'informer les militants !
J'ai 24 ans, je me bats pour des idées et des convictions, pour une démocratie respectable et respectée et je n'accepterai jamais le mépris à l'égard des militants.
Franchement, on se demande bien ce qui a changé après le Congrès de Reims...
22:47 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2009
Un frémissement...
Lors de cette journée des secrétaires de section à la Mutualité, j'ai senti un frémissement, une volonté de travailler et d'ouvrir pleinement la réflexion sur ce que doit être notre projet pour la France.

Si les intervenants de la matinée ont véritablement fait preuve de pédagogie et ont porté des explications intéressantes, le reste de la journée a été un peu plus frustrant dans le sens où manquait quand même un volet "propositions". Le constat sur la situation actuelle est pertinent, nous le partageons tous. Mais, comme mes camarades de Noisy-le-Sec, je suis resté sur ma faim, j'attendais un peu plus de grain à moudre. Ca viendra, j'en suis persuadé, les différents intervenants nous annonçant qu'ils continuaient leurs réflexions et que nous aurons des éléments concrets dans les mois qui viennent.
Les militants ont dorénavant un matériel particulier pour aller au-devant de la population pour leur parler de la crise et de nos propositions. Sachons nous en servir, et n'hésitons pas à occuper le terrain.
Sachons également approfondir la réflexion sur l'école, la santé, les collectivités territoriales et bien sûr l'Europe. Je sais que nous avons des idées, faisons les remonter pour construire notre projet, comme nous le ferons lors des conventions qui commenceront à la fin de cette année.
Martine AUBRY (qui n'a pas le talent oratoire de François HOLLANDE mais dont on ne peut douter de la force de travail, ce qui est rassurant) a raison de nous demander de nous mettre au boulot, nous avons un nouveau modèle de société à bâtir...
22:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


