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31.03.2008

Scandale contre un nouveau fichier dans les écoles de Pau

756093166.jpgAlors que le fichier "base élèves" était déjà vertement critiqué, les directeurs des écoles des quartiers dits "sensibles" de Pau ont reçu début mars une fiche de renseignements nominatifs, envoyée par l’inspection académique.

Ce fichier, dont Rue89 s'est procuré un exemplaire, réclame des "éléments de repérage des signes de fragilité par élève" à travers cinq rubriques: "apprentissages scolaires", "acquis extrascolaires", "situation familiale", "relation enfant-école/comportement", et "santé".

Il est par exemple demandé aux enseignants de déclarer si "le logement est mal adapté", d’évaluer "l’implication des parents dans l’école", de signaler "l’introversion" des enfants.

"Fichage scandaleux"

Chaque rubrique de la grille comporte un champ libre, qui laisse toute latitude aux rédacteurs de la fiche pour ajouter des renseignements de leur choix, détaille Dominique Rousset. Secrétaire de la Fédération des Conseils des Parents d’Elèves (FCPE) dans les Pyrénées-Atlantiques, il parle de "fichage scandaleux":

[cliquer ICI pour écouter]

A Pau, plusieurs directeurs d’école ont déjà refusé de remplir le questionnaire et en ont informé les parents, qui y voient "la fiche de la honte".

Embarras des pouvoirs publics

Côté pouvoirs publics, l'embarras va crescendo à mesure que la polémique enfle. Dany Hoare, qui gère le projet du "Contrat urbain de cohésion sociale" à Pau, s'étonne qu'on parle de "fichage sauvage" pour un outil de prévention qui permet de repérer les enfants présentant des signes de difficulté".

Visiblement mal à l'aise, elle rétorque que la grille a été déclarée à la Commission nationale Informatique et Liberté (CNIL) et qu’elle s’inscrit dans le cadre de la loi Borloo de 2005 sur la politique de la ville.

C'est en fait Josy Poueyto, l'ancienne élue paloise en charge de la politique de la ville, qui a rédigé ce questionnaire, avec l'aide de Philippe Carrière, l'inspecteur d'académie. Juste avant les municipales.

Ex-adjointe au maire, la "madame questions sociales" de Pau, était sur la liste MoDem de François Bayrou, évincée au deuxième tour. Or la nouvelle édile (PS) de Pau, Martine Lignières-Cassou, n’apprécie pas le "cadeau empoisonné" de ce nouveau fichier.

Très vite après son élection, elle a demandé un moratoire "d'au moins quinze jours" sur la fiche de renseignements et convoqué préfet, président du conseil général et inspecteur d’académie. Ce dernier, qui avait participé à l'élaboration du questionnaire, n'a pas souhaité réagir à l'occasion de cet article.

RUE89 

Sous les subprimes... l'Irak :

1811095754.jpgAvec la Lettre A, la chronique de Jean-Michel Quatrepoint.
 
Les 600 milliards de dollars investis dans la guerre en Irak auraient aussi bien pu servir à stabiliser l'économie américiane, et à éviter la récession. Mais...

Pour les Etats-Unis, l'histoire se répète : l'Irak est son nouveau Vietnam. La facture humaine de ce qui ne devait être qu'une promenade de santé au Moyen-Orient ne cesse de s'alourdir. Près d'un demi-million de morts irakiens, un exode massif des élites, notamment des chrétiens, une guerre civile qui n'en finit pas, une impasse militaire, une image de l'Amérique gravement et durablement dégradée… La facture économique est tout aussi salée. A l'origine, les dirigeants américains avaient expliqué - discrètement - que la chute de Saddam Hussein allait permettre d'accroître massivement la production irakienne de pétrole. Ce qui devait faire baisser le prix du baril et financer la guerre et la reconstruction de l'Irak.

Accroissement de la dette, enrichissement des entreprises

C'est tout le contraire qui est arrivé ! La production irakienne est toujours loin d'atteindre son niveau d'avant la guerre. Et le prix du baril sur le marché mondial a quadruplé. Les coûts de l'intervention, de leur côté, ont explosé. Une bataille de chiffres a commencé outre-Atlantique. Pour le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, la note à long terme, incluant tous les coûts indirects (intérêts de la dette, pensions pour les victimes), pourrait atteindre 5 000 milliards de dollars pour les Etats-Unis. Les experts du Congrès sont moins pessimistes : leur fourchette va de 1 000 à 2 000 milliards. Pour mémoire, rappelons que les prévisions de l'administration Bush, en 2002, étaient de 60 milliards. Officiellement, on en est déjà à dix fois plus. Autant que ce qu'a coûté la totalité de la guerre du Vietnam.
Certes, cet argent n'a pas été perdu pour tout le monde. Tous ceux qui touchent de près ou de loin au pétrole, à commencer par les pays producteurs et les compagnies, en ont largement profité. Les centaines de milliards déversés sur l'Irak ont irrigué des entreprises du complexe militaro-industriel et quelques groupes amis de l'administration Bush. Reste que ces 600 milliards de dollars déjà dépensés ont bien dû être financés. Ils l'ont été par de la dette publique, souscrite non par les ménages américains mais par des investisseurs extérieurs, à commencer par la Chine, qui recycle ainsi ses excédents commerciaux.

L'Amérique saura-t-elle rebondir?

Pour un certain nombre d'économistes, il existe un lien direct entre le coût de la guerre en Irak et la crise financière dite des subprimes. Ces 600 milliards de dollars, expliquent-ils, auraient été mieux utilisés s'ils avaient été dépensés aux Etats-Unis pour stimuler l'économie. Ils accusent la Fed d'avoir, par une sorte de compensation, fait fonctionner la planche à billets, en fermant les yeux sur les dérives du système bancaire, la bulle immobilière et le boom d'une consommation basée sur le crédit. Aujourd'hui, les deux dettes - la publique et la privée - s'additionnent. Avec une conséquence évidente : la baisse du dollar et un début de récession aux Etats-Unis.
Une situation que les Américains ont déjà connue il y a une trentaine d'années. Après l'humiliation de la défaite au Vietnam, l'épisode traumatisant de l'impeachment de Richard Nixon, une présidence Carter évanescente, l'Amérique était au fond du trou. Son industrie partait en lambeaux. Les Japonais jouaient le rôle des Chinois aujourd'hui. Les pays producteurs de pétrole, profitant de la faiblesse américaine, avaient récupéré une partie de la rente. Le prix de l'or noir s'envolait et le dollar s'effondrait. Ronald Reagan fut alors élu sur un simple slogan : «Make America great again». L'Amérique saura-t-elle rebondir une fois de plus, après l'élection présidentielle de novembre ?

Retrouvez ici d'autres informations et chroniques sur le site de La Lettre A.

Dimanche 30 Mars 2008 - 00:10
Jean-Michel Quatrepoint - Marianne2.fr

Des packagings très trompeurs

Conçue par des Allemands, la démonstration a pour nom «Publicité contre réalité».
Méthode : montrer les emballages de 100 produits de l'industrie-agroalimentaire (conserves, pâtisserie, soupes, plats tout préparés, etc.) puis photographier lesdits produits dans l'assiette…

Le résultat est édifiant. Il montre l'écart souvent considérable entre la présentation enjolivée sur le «packaging» et la réalité de la nourriture effectivement proposée.

C'est le site allemand Pundo qui a eu la bonne idée de faire ce comparatif. La palette des aliments choisis est délibérement large «pour ne discréditer aucune marque», précise le site. Il s'agit surtout de «porter un regard  critique sur les moyens de la publicité».
Alors ? Eh bien, dans la très grande majorité, les aliments ne ressemblent guère à ce qui est montré sur le packaging dont l'une des finalités est de «donner envie». Quitte à ne pas lésiner sur les retouches, le rehaussement des couleurs, voire l'ajout d'ingrédients…

Pundo signale que les produits ont été tous préparés selon le mode d'emploi indiqué, qu'aucun n'était périmé et, même, que tous ont été mangés ! Bon appétit !

Petit échantillon instructif (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Ah le lait !  Le calcium et tutti quanti !  Mais où est-il passé ?

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Au voleur ! Les «morceaux de légumes» annoncés et présentés
sur l'emballage se sont faits la malle. Sauf un petit pois…

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Pareil ici : les têtes de brocolis et de choux-fleurs,
comme les rondelles de carottes, jouent à cache-cache.

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Noter la couleur jaune appétissante et la pluie de pétites
au chocolat (32 si je compte bien).
Résultat: une brioche couleur lavasse et 4 pauvres pétites
(ça vaut mieux du reste, ainsi, pas de surcharge en matières grasses…)

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Une soupe aux oignons rouges, recommandée aux daltoniens.

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Apparemment Ritter a eu quelques problèmes à la fabrication:
le «fourrage» de menthe a loupé.

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Une bouillie mixée, façon mayonnaise ? Pas du tout,
c'est une salade aux œufs et au jambon…

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Appétissant, isn't ? Le résultat beurkissime ressemble
à la nourriture scolaire de mon enfance et à certaines bouffes hospitalières…

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Ça prétend être une salade de harengs à la betterave.
En fait, les harengs sont noyés dans un brouet rosâtre
(ben oui, la betterave, ça déteint…).

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Cherchez l'erreur…

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Un bien beau cheeseburger avec tomate, concombre, oignon, salade.
Résultat : du fromage fondu et une mixture hachée.

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Vermillon, pourpre, bleu, ce cocktail de fruits  ?
En fait, c'est rouge, avec les fraises, mûres et myrtilles en partie écrabouillées…

Conclusion: même si tous ces produits ne se trouvent pas sur le marché français, on peut être sûr qu'un comparatif effectué avec les produits vendus dans l'Hexagone donnerait le même type de résultats. De toute façon, ce me semble un exercice éducatif passionnant à faire faire aux enfants (et aux étudiants en marketing…), non ?

• Marie-Dominique Arrighi • le Consottisier

30.03.2008

«Ce qu'il y a d'effarant dans le livre de Sarkozy»

877873283.jpgGeorges Mandel

 

«Il y a le plagiat, la bourde, et le plagiat de la bourde. Ou le mimétisme... Mais pas seulement» juge Adrien le Bihan, auteur de la Fourberie de Clisthène procès du biographe élyséen de Georges Mandel. L'écrivain analyse, pour la première fois, la biographie de Mandel écrite par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était ministre du budget en 1994. Il relève plusieurs erreurs historiques et «l'effacement troublant» par Sarkozy des contacts du général de Gaulle avec Mandel.

Voir aussi les bonnes feuilles de la Fourberie de Clisthène.

Le Contre-journal (Karl Laske). Vous venez de publier La Fourberie de Clisthène, procès du biographe élyséen de Georges Mandel, pour être clair vous parlez de "Georges Mandel, le moine de la politique" écrit par Nicolas Sarkozy, pourquoi la fourberie de Clisthène?

Adrien Le Bihan: Parce qu'il m'a semblé que ce livre était fourbe. Pour aller au point qui m'a retenu le plus longtemps, Sarkozy en écrivant cette biographie se débarrasse du Général de Gaulle, or comme nous savons que de loin, et très indirectement, il lui doit quand même beaucoup, cela m'a paru une fourberie.

Pourquoi Clisthène?

A. Le Bihan. J'ai découvert ce personnage dans Le trait empoisonné, où Pierre Vidal-Naquet répond à Thierry Wolton qui répandait la rumeur que Jean Moulin avait été un agent soviétique. Vidal-Naquet en vient à évoquer les processus d'héroïsation et d’anti-héroïsation des personnages dans l'antiquité. Il rapporte qu’un Clisthène, grand père du réformateur athénien du même nom, avait voulu  chasser de sa cité les reliques d’un personnage qui lui déplaisait. La Pythie le lui interdisant, il leur juxtaposa les reliques d’un autre. Je me suis dit : tiens c'est comme Sarkozy dans sa biographie de Mandel, il n'attaque jamais De Gaulle, mais simplement, il ne le mentionne quasiment jamais, du moins à partir de l’Occupation, il le fait passer à la trappe et tous les hommages sont dirigés vers un autre personnage qui est Mandel.

La présentation de votre livre signale: "Un ouvrage se rappelle à votre attention quand son auteur, se flattant d'incarner le héros qu'il a dépeint, est élu président de la République. Intrigué, vous interrogez cette similitude, à vrai dire bien floue, et mettez à jour les bourdes du biographe, ses omissions symptomatiques, certaines affinités incompatibles avec les vôtres." Alors les bourdes, les omissions symptomatiques, c'est aussi parce qu'il y a plagiat, ou des éléments de plagiat...

A. Le Bihan. Je n'accuse pas Sarkozy de plagiat, parce qu'on ne sait pas à quoi cela pourrait mener. Mais, sans être historien, seulement pamphlétaire occasionnel, je constate beaucoup de coïncidences troublantes entre le bouquin qu'il a écrit et l’ouvrage de Bertrand Favreau Georges Mandel, un clémenciste en Gironde, paru en 1969. Avec d'autres livres aussi. Alors, coïncidences, mimétisme, plagiat : le lecteur a l’embarras du choix.

Le Contre-Journal (k.l.). Pour être tout à fait transparent, j'ai comme journaliste publié deux articles sur le plagiat de Nicolas Sarkozy, et sur ses emprunts au livre de Favreau, un dans L'Événement du jeudi, et par la suite dans un livre publié par le collectif Victor Noir, mais vous citez vous aussi un certain nombre d'emprunts et l'on voit que Nicolas Sarkozy emprunte les erreurs, les fautes, de Favreau, ce qui est le propre du plagiat pris en flagrant délit.

A. Le Bihan. Oui. Il y a l'exemple du journaliste Georges Pioch, qui était mentionné par Favreau comme écrivant dans Les Hommes de bonne volonté alors qu’il s’agissait des Hommes du jour. Or, l’on retrouve, dans le Sarkozy, Georges Pioch écrivant dans Les Hommes de bonne volonté. Ce qui nous apprend que, s’il ne connait pas Jules Romains, il est très familier du livre de Bertrand Favreau. Il y a le plagiat, il y a la bourde, et le plagiat de la bourde. Ou le mimétisme... L'autre énormité c'est l'appel de Casablanca. Nous sommes en juin 1940. De Gaulle s’est envolé pour Londres le 17 et, comme chacun sait, il a lancé le lendemain son célèbre appel. Quelques jours plus tard, le paquebot Massilia part de Bordeaux, plus exactement du Verdon, emmenant des parlementaires vers le Maroc. Une trentaine seulement. Mandel, qui est tombé dans ce piège, est du voyage. Au Maroc, la Résidence générale leur interdit toute action et tout contact avec les émissaires de Churchill. Mandel se rend à l'agence Havas de Casablanca. Selon Sarkozy, c’est pour annoncer qu’il a pris le pouvoir avec l’accord des Britanniques et que l’armée coloniale et la flotte poursuivront la guerre à ses côtés jusqu’à la victoire ; mais l’annonce n’est pas diffusée et Mandel est arrêté. Un tel appel à la résistance lancé par Mandel depuis Casablanca une semaine jour pour jour après celui du 18 Juin : Sarkozy trouve ce scoop extraordinaire. En réalité, ce qui stupéfie, c’est l’apparition d’une telle bourde dans un ouvrage de 1994. Quand on cherche à savoir d’où elle provient, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une étourderie de Bertrand Favreau, en 1969, que lui-même a rectifiée dans sa belle étude Georges Mandel ou la passion de la République, parue en 1996. Le prétendu appel de Casablanca était une invention destinée par Vichy à confondre Mandel. Plus stupéfiant encore : pour tous les auteurs sérieux qui ont examiné la question avant Sarkozy, si l’on excepte le premier Favreau, dont il s’inspire si vous me permettez cet euphémisme, c’est que nous avons affaire à un faux.

Il n'aura utilisé qu'un seul livre...

A. Le Bihan. Non justement. L’écrivain Sarkozy est incohérent. Outre qu’il ne veut pas entendre parler de l’excellente étude sur Mandel par l’historien américain John Sherwood, il prend dans les ouvrages qu’il consulte ce qui lui convient. Nous disposons, sur l’équipée du Massilia, d’un livre très bien documenté de Christiane Rimbaud. Pour exposer les déconvenues de Mandel au Maroc, Sarkozy se réfère au livre de Christiane Rimbaud, et uniquement à ce livre là. Quatre ou cinq notes de bas de pages. Soudain, il cesse de nous y renvoyer. C'est alors qu'il s’extasie de l'appel de Casablanca. Or, Christiane Rimbaud expose clairement que cet appel n'est qu’une grossière invention. Que s'est-il passé dans l’esprit de Sarkozy? À un certain moment de sa lecture de Rimbaud, tout à coup il n'a plus vu ce qu'il lisait? Ou bien il s'est dit, c'est elle qui se trompe, mais à ce compte-là, beaucoup de gens se seraient trompés sauf lui. Il serait intéressant de savoir si, dans cette affaire, il préfère accorder crédit au collaborationniste Jacques Benoist-Méchin.

Vous faites souvent œuvre d'enquêteur littéraire, et vous avez remarqué un travail d'effacement de De Gaulle dans le livre de Sarkozy.

A. Le Bihan. Oui, la manière dont de Gaulle est effacé dans son livre est inquiétante. Je veux dire : de Gaulle dans ses rapports avec Mandel. Par exemple, en 1942, Mandel au fort du Portalet reçoit de Londres, par l'intermédiaire d’un résistant, un message de De Gaulle qui cherche alors à entrer en contact avec des personnalités emprisonnées susceptibles de se joindre à lui. Mandel lui répond de sa prison une lettre magnifique. On s'attendrait à la trouver dans le livre de Sarkozy, elle n'y est pas. Or, trois ans avant Sarkozy, Jean-Noël Jeanneney a publié un essai, excellent celui-là, sur Georges Mandel, l'homme qu'on attendait. Jeanneney y rend hommage à ce qu'il appelle une belle lettre d'admiration et d'allégeance. Elle figure dans les Mémoires de guerre de De Gaulle. Comment se fait-il que Sarkozy ne semble connaître ces Mémoires que par l’intermédiaire de Jean Lacouture, alors qu’il cite Salan correctement. 

Vous expliquez que vous vous êtes intéressé au livre de Sarkozy en l'entendant évoquer Mandel en janvier 2007, lors d'un meeting. Sarkozy a proposé à ses supporters une forme d'identification à son héros.

A. Le Bihan. J’ai appris ça par la radio. C'est ce qui m’a incité à écrire ma Fourberie de Clisthène. La biographie de Mandel par Sarkozy remontait à 1994. Mais puisqu’il en rappelait l’existence pour vanter ses qualités de futur président, il fallait que je l’examine, au moins pour découvrir en quoi il souhaitait ressembler à Mandel. Je ne m’attendais pas à un ouvrage aussi désastreux.

Voilà ce que dit Nicolas Sarkozy dans le discours en question. "J'ai changé quand j'ai rencontré Mandel, ce grand Français. J'avais voulu écrire sa vie pour réparer une injustice, pour changer le regard des autres sur cette destinée tragique. C'est mon regard sur la politique qui s'en est trouvé transformé".

A. Le Bihan. Ce discours m'a autorisé à indiquer que je faisais le procès du biographe élyséen de Georges Mandel, puisque c'est pour accéder à l'Elysée qu'il se réclamait de lui.

Dans ce portrait qu'il fait de Mandel est-ce qu'on peut trouver quelque chose qui nous parle de sa vision de la politique et de sa propre psychologie?

A. Le Bihan. Dans les passages de Mandel aux ministères des PTT ou des Colonies, il a des façons de procéder qui annoncent celles de Sarkozy. Un peu rudes. Expéditives. Et comme lui, bien qu’il se donne Plutarque en exemple, il écrit mal.

Vous concluez assez sévèrement, puisque vous suggérez à Nicolas Sarkozy de renoncer à toute réédition de son livre.

A. Le Bihan. Alors que j’envisageais de faire paraitre ma Fourberie de Clisthène, j'ai appris que les éditions Grasset allaient rééditer Georges Mandel, le moine de la politique. Je me suis dit: Sarkozy va peut-être corriger quelques-unes de ses bourdes, attendons. Le Sarkozy était annoncé pour janvier. Janvier arrive : point de moine. J'interroge les éditions Grasset qui me répondent : M. Sarkozy a décidé de remanier son œuvre. J’ai donc sans plus attendre fait imprimer mon petit pamphlet, en suggérant à l'auteur dont je m'occupe ou bien de remanier sérieusement sa biographie ou bien de s’abstenir d’en encombrer les vitrines.»

Adrien Le Bihan, La Fourberie de Clisthène. Procès du biographe élyséen de Georges Mandel, éditions Cherche-bruit, 10€.

(19 rue de Dantzig, boîte 141, 75015 Paris – courriel : cherche-bruit@wanadoo.fr)
Ce livre est également en vente à Paris dans les librairies : Gallimard (15 boulevard Raspail 75006), Jean Touzot (38 rue Saint-Sulpice 75006), La Hune (170 boulevard Saint-Germain  75006), Librairie de Paris (7 place de Clichy 75017).

Le Contre-Journal 

Un lycée débloqué à coup de gaz lacrymogènes

Par Rue89    17H02    30/03/2008

Samedi, au lycée Gustave Eiffel de Gagny, en Seine Saint-Denis, des lycéens ont organisé un blocus de leur établissement, pour protester contre la suppression de postes de professeurs. Les CRS ont brisé leur action, en recourant à des gaz lacrymogènes. Les lycéens dénoncent d'autres violences. Sur cette vidéo, la personne qui s'interpose les bras écartés devant les Brigades départementales est un professeur:

Blocus Gustave Eiffel

 Autre vidéo, montrant le tir de lacrymogènes dans le lycée

video

Voici le témoignage d'un enseignant présent ce samedi matin, M. Martin:

"Ce matin, vers 7h30, quelques élèves ont démarré un blocus du lycée. Le nombre d'élèves massés chemin de la Renardière a augmenté jusqu'à 8h30. Ce blocus laissait, plus ou moins, passer les professeurs et les élèves souhaitant aller en cours. Des policiers de la ville de Gagny étaient présents. Vers 8h45, des professeurs ont pu discuter avec les élèves, leur proposant la tenue d'une AG lundi.

Vers 9h15, une deuxième brigade est arrivée (brigade départementale de sécurité). Ces policiers étaient casqués, armés (flash-ball et gaz lacrymogène). Ils ont directement chargé, en remontant le chemin de la Renardière afin de dissoudre le blocus ce qui a entraîné un mouvement de panique des élèves refluant vers le lycée. Il y a eu plusieurs allers et retours, plusieurs charges consécutives. De nombreux élèves ont été aspergés de gaz, un professeur a été molesté, des élèves ont reçu des flash-ball. Les pompiers ont dû intervenir. Un élève a été arrêté.

Tout ce ceci en dépit de la présence du proviseur et de quelques professeurs qui se sont interposés pour calmer la situation; ce qui était difficile compte-tenu de la violence des propos tenus par les membres de la brigade.

Vers 10h00, des professeurs ont réussi à convaincre les élèves de tous rentrer dans le lycée, tandis que la brigade se retirait. Une AG s'est tenue, sur les marches de l'escalier, à la suite de laquelle les élèves sont rentrés chez eux. Tous les présents ont été particulièrement choqués par la violence de cette répression injustifiée.

Les professeurs se sont réunis, en présence de quelques parents et élèves. Il a été décidé que les professeurs soient présents et se réunissent au lycée lundi dès 7h30. Des parents seront présents aussi.

M. le maire (et un adjoint) ainsi que l'inspecteur d'académie sont arrivés au lycée. La réunion s'est poursuivie en leur présence. A l'issue de cette réunion M. le proviseur et M. le proviseur adjoint se rendaient au commissariat pour récupérer notre élève."

Retour à l'essentiel :

226010276.jpgComme un certain nombre de Français, nous sommes las de voir, en ce qui concerne la politique française évoquée dans la presse française et étrangère, la futilité prendre le pas sur l'essentiel .
Au moment d'une grave crise sociale avec grèves et manifestations, c'est un second divorce présidentiel qui fait la une . Au moment où l'on s'attaque aux acquis sociaux de 1936, c'est un troisième mariage du président qui fait la une.

Imaginons une seconde qu'au lieu d'un président on ait élu une présidente et qu'elle ait eu une attitude semblable, au moment où elle se serait attaquée aux acquis sociaux de 1936, d'aller épouser en vitesse un monsieur à l'anatomie avantageuse connue de tous et de toutes, par exemple Rocco Siffredi, pour épater certaines Françaises s'écriant: "Oh la veinarde !" et faisant s'esclaffer les autres. Tout cela, je le rappelle, au moment où elle se serait attaquée aux acquis sociaux ou aux privilèges fiscaux. Tout le monde aurait hurlé: "halte à l'écran de fumée dans les médias, place à l'essentiel !". Or, rien de semblable ne s'est produit .

Notre président est allé en visite officielle en Grande Bretagne pour prendre de graves décisions en pleine tempête financière mondiale.
Première information à la une de la presse française comme dans les tabloïds britanniques : son épouse était très belle, très élégante dans ses vêtements Dior et elle a fait une très belle révérence à la reine !!!
Quant aux décisions politiques qui se sont discutées là-bas sur l'euro trop fort, la crise financière ou , qui sait, les préparatifs d'un conflit contre l'Iran, rien ou presque rien ne filtre, les informations essentielles passant au second plan quand elles ne sont pas complètement passées sous silence . Et les journalistes semblent trouver cela normal .
Imaginez un peu qu'Angela Merkel se rende en visite officielle quelque part et que les journalistes fasse la une sur le physique, l'élégance, le nom du couturier et les révérences ou les sourires que son époux ait pu faire au chef d'état qui les accueillait, faisant passer les discussions politiques au second plan .
Tout le monde aurait encore hurlé :"halte à l'écran de fumée, place à l'information !"

Or, aucune protestation des journalistes français qui semblent ne plus s'étonner de rien et donnent de plus en plus, en France, dans la futilité et l'information zéro . Je ne puis croire qu'ils soient tous devenus brutalement futiles en ce qui concerne la France, sans en avoir reçu l'ordre .

Et la question demeure : quelles graves décisions ont donc été prises au cours de cette rencontre franco-britannique au sujet de la livre sterling, de l'euro fort, de la crise économique et financière et les rumeurs d'une guerre bientôt lancée contre l'Iran sont-elles fondées ?

De grâce, mesdames et messieurs les journalistes français, revenez à l'essentiel et donnez-nous de véritables informations. Laissez les futilités à la presse à scandales .

Message de Nolas, Forum "Politique française", le Figaro 

L'imposteur...

1608349807.jpgIl y a une France, qui ne s’en sort pas, qui vit la précarité au quotidien, qui ne peut pas faire de projets d’avenir.

Je veux m’adresser à cette France qui souffre dont tout le monde parle mais à laquelle pourtant on ne parle pas.

Je veux m’adresser à ce jeune titulaire d’une licence qui enchaîne les stages et les petits boulots, à ce fils d’immigré qui malgré ses diplômes ne trouve pas à se faire embaucher, à ce débutant auquel on demande une expérience qu’il n’aura jamais si on ne lui donne pas sa première chance, à ce chômeur de 50 ans qui sait qu’il ne retrouvera pas d'emploi.

Je veux m’adresser à celui qui a quitté l’école sans aucune formation et qui n’en peut plus de dépendre de ses parents parce qu’il n’a pas les moyens de se loger, à ce chômeur de longue durée qui vit des minima sociaux, qui se sent humilié de ne pas pouvoir gagner sa vie du fruit de son travail et qui a la rage au cœur de ne pas avoir les moyens de payer des vacances à ses enfants.

Je veux parler à tous ces malheureux, mais je veux dire que la souffrance et la dureté de la vie ne se limitent pas à eux.

Je veux parler d'une autre souffrance, bien réelle, qui ne doit pas être sous-estimée : celle de la France qui n'est pas dans la précarité, qui se lève tôt, qui travaille dur, qui se donne du mal pour nourrir sa famille et élever ses enfants, qui elle aussi je l'affirme est à la peine, et qui entend qu'on le sache et qu'on réponde à son appel.

Sur fond de chômage de masse, de mondialisation, d’efforts acharnés de productivité et de prélèvements sur le travail sans cesse accrus pour régler la facture toujours plus lourde de la fracture sociale, depuis 25 ans la vérité est qu'on demande à cette France qui travaille toujours plus de sacrifices.

Je veux m’adresser à cette France qui n’en peut plus de faire des efforts et dont on ne parle que pour la culpabiliser.

En 25 ans le pouvoir d’achat des salaires n’a en moyenne presque pas augmenté alors que le niveau de qualification n’a pas cessé de s’élever ! Et tout le monde sait bien que la réalité est pire, et qu’en vingt cinq ans la France qui vit de son travail a subi une chute de son niveau de vie, qu’elle a plus de mal à joindre les deux bouts, plus de mal à se loger.

Pour habiter un logement de la même surface dans le même quartier les jeunes générations doivent travailler aujourd’hui deux fois plus longtemps que leurs parents pour le louer et trois fois plus pour l’acheter !

Je veux m’adresser à l’habitant de la commune rurale qui ne peut rien faire sans sa voiture car les transports en commun n'existent pas, à l’ouvrier qui doit aller travailler à 20 kilomètres de chez lui et qui dépense un quart de son salaire en transport, qui regardent avec inquiétude la hausse du prix de l’essence.

Nicolas Sarkozy, Président de l'Union pour un Mouvement Populaire
Réunion publique Agen - 22 juin 2006

Les "supporteurs" du PSG passent le mur du çon

144043449.jpgLors de la finale de la Coupe de la Ligue, ils ont déployé une banderole "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Cht'is" dans les tribunes. Consternation.

Un nouveau dérapage des supporters imbéciles du PSG. Samedi, lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et le club parisien, une banderole "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Cht'is" (en référence au film de Dany Boon), a été déployée en début de deuxième mi-temps dans les tribunes réservées aux supporteurs parisiens pour cette soirée au Stade de France. Plus précisément, aux membres du kop Boulogne (c'est la dénomination de ces êtres exquis au Parc-des-princes, le stade du PSG, en référence à la tribune qu'ils occupent).

Ce morceau de haine d'une bonne vingtaine de mètres de long a été laissé en place quelques minutes, avant d'être remisé.

L'entraîneur lensois, Jean-Pierre Papin, a été le premier à réagir à cette banderole insultante après la rencontre. Il a estimé que le club parisien devait être jugé "sévèrement". "Quand je vois les tribunes avec les tifos qu'il y a, avec certains supporteurs parisiens, je me pose des questions, a déclaré Jean-Pierre Papin. C'est vrai que ça fait mal. On essaie de se battre contre le racisme. On a jugé Metz sévèrement, je pense qu'il faut juger Paris sévèrement", a estimé le coach nordiste.

De son côté, le président du RC Lens, Gervais Martel, s'est interrogé: "Comment peut-on rentrer une banderolle de 25 mètres dans un stade sans se faire contrôler?" Bonne question à laquelle les organisateurs du match (la Ligue professionnelle de football, LPF) devra répondre...

Plaintes

Outre la plainte déposée par la LFP devant la justice, la commission de discipline de la Ligue a été saisie par les Lensois. Elle se réunira cette semaine. Reste à espérer qu'elle saura se montrer aussi intransigeante avec le puissant club parisien qu'avec le petit club de Metz. Il y a peu, la LPF avait sanctionné le club lorrain après qu'un de ses spectateurs ait proféré des insultes raciales au joueur valenciennois Ouadou.

Pour sa part, le maire PS de Lens, Guy Delcourt, a annoncé dimanche midi qu'il portait plainte et qu'il demandait à citer comme témoins le président de la République, la ministre de la Justice et le secrétaire d'Etat au sport, présents samedi soir au Stade de France.

Enfin, Alain Cayzac, le président du Paris SG, a présenté ses "excuses officielles aux Lensois, qui sont des gens que j'apprécie, que j'admire. S'il y a plainte, bien sûr que le club se portera partie civile, parce que c'est tout à fait blessant pour la population lensoise, les Ch'tis, et il y a un énorme préjudice pour le club de Paris, qui n'avait pas besoin de cela, a-t-il ajouté. Cela me gâche réellement beaucoup mon plaisir."

LIBERATION 

29.03.2008

"On ne peut pas vivre avec 628 euros par mois"

1129006300.2.jpg"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", clame Arnaud de Broca, président de la FNATH (accidentés de la vie), une des associations organisatrices du mouvement.

Plusieurs milliers de malades, handicapés, invalides, venus de toute la France, défilent ce samedi à Paris pour une manifestation à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis", qui réclame un revenu d'existence "décent".

Selon un porte-parole de l'Association des paralysés de France (APF), un cinquième seulement des bus attendus de toute la France étaient arrivés place de la République en fin de matinée pour le défilé, rebaptisé "Marche sur l'Elysée", qui est parti un peu avant 13 heures en direction de la place de l'Opéra.

Pour cette manifestation "historique", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, a affrété 13 trains, 5 avions et 700 autocars et minibus. Certains manifestants se déplacent à fauteuils roulants, d'autres arborent des cannes blanches, beaucoup ont revêtu les couleurs du mouvement "Ni pauvre ni soumis", le jaune et noir, avec des panneaux portant les slogans: "628 euros par mois, pouvoir d'achat, pouvoir de rien!", ou encore "handicap, maladie = pauvreté".

Une délégation d'une dizaine de personnes, représentants d'associations, doit être reçue à l'Elysée dans l'après-midi, pour remettre les plus de 50.000 signatures de soutien reçues par le Collectif pour réclamer un "revenu d'existence décent". Ils devraient être reçus par la conseillère de Nicolas Sarkozy sur les questions de handicap. "Certes, des choses sont faites sur le handicap, mais sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF, avant le départ du cortège.

LIBERATION 

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28.03.2008

Au Figaro ou sur LCI, comment titrer un sondage sur Sarkozy?

Ce vendredi matin le Figaro a publié un sondage OpinionWay, qu'il a ainsi titré:

"Pour 58% des Français,le style Sarkozy a changé en bien"

Ce titre est tout simplement faux. Selon le sondage, seuls 49% des Français estiment que Sarkozy a changé, et parmi eux, 58% disent que sa manière d'exercer la fonction de président de la République a changé plutôt en bien. Faites le calcul: 58% de 49%, cela nous donne 28,4% de Français qui estiment que "le style de Sarkozy a changé en bien". Dans la journée, Le Figaro a reconnu son "erreur", et a modifié le titre sur son site internet.

"Pour la moitié des Français, le style Sarkozy a changé"

Mais le mal est fait: les agences ont repris le titre, et il s'est propagé sur Internet. Une simple recherche sur Google le montre. Les 58% de Français convaincus d'un changement "en bien" de leur Président trainent encore sur bien des sites.

A la différence du Figaro, LCI.fr (groupe TF1), il y a quelques jours, n'a fait aucune erreur:

Lorsqu'il titre "Sondage, Sarkozy ne remonte pas", c'est parfaitement correct. Mais c'est juste une présentation très gentille de la situation. Car le sondage Ifop, présenté par LCI, indique en effet que la cote de Sarkozy continue de s'enfoncer d'un point! Mais rien à redire, lorsqu'on dégringole, c'est sûr, on ne "remonte pas".

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