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15.03.2008

Les 1ère L à l'abattage ! Voire, à l'abattoir...

2065290147.jpgL’UNL s’indigne de voir que le calendrier des épreuves du Bac 2008 prévoit de faire passer aux 1ère L leurs trois épreuves dans la même journée, ce qui signifie pour les élèves concernés un temps de pause très réduit, à plus forte raison pour les candidats bénéficiant d’un tiers temps. Cette situation incongrue qui pénalise les lycéens intervient de plus dans un contexte de baisse des moyens financiers et humains de l’Éducation Nationale à la rentrée prochaine. L’UNL ne peut qu’exprimer son inquiétude pour l’avenir.

La volonté du Ministre de l’Éducation nationale de resserrer le calendrier des épreuves du Bac 2008 oblige les élèves de 1ère L à passer leurs trois épreuves anticipées le même jour (français, mathématiques, enseignement scientifique) soit plus de 7h d’épreuves dans la même journée. Cette organisation est clairement aberrante d’un point de vue matériel et même physique pour les candidats.

L’UNL pose également la question de savoir comment les candidats bénéficiant d’un tiers temps pourront assumer leurs 7h d’épreuves sans avoir pratiquement aucune pause. Des aménagements doivent impérativement être apportés au calendrier envisagé sans quoi le déroulement prévu des épreuves en juin risque de ne pas être tenable dans les établissements.

L’UNL exige que les lycéens puissent passer leur baccalauréat dans des conditions dignes avec un calendrier qui ne soit pas surchargé. Il s’agit d’un minimum que de garantir aux candidats qui passent cet examen, en première comme en terminale, qu’ils pourront le faire dans la sérénité et avec des temps de pause raisonnables. Ce n’est pas le cas dans la situation actuelle. Le Bac demeure pourtant le premier diplôme universitaire et son obtention un objectif important pour les élèves.

C’est dans ce contexte que l’UNL constate une nouvelle fois l’absence du ministre à la session du CNVL qui se déroule en ce moment, alors que ce CNVL aurait du permettre une explication devant les lycéens. Il s’agit malheureusement là d’une nouvelle illustration du manque de considération accordée par l’Éducation Nationale à l’avis des lycéens et de leurs représentants.

Floréale Mangin
Présidente de l’UNL

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