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15.03.2008
La grève s'étend dans les collèges et lycées d'IDF : silence des médias ! sujet hautement sensible pour le gouvernement
L’ensemble des enseignants se félicite de cette « journée morte » qui vient renforcer leur détermination à poursuivre leur mobilisation pour une autre DHG.
Sur cet élan, le Conseil d’Administration s’est réuni comme prévu à partir de 17h30. La répartition de la DHG proposée a été rejetée par 17 voix « contre » et 6 « pour ». Une motion a ensuite été approuvée par les représentants des parents, des enseignants, des personnels ATOSS et des élèves (soit 18 des 23 membres du CA réunis ce soir). Considérant que la DHG diminuait de 99 heures, que la baisse prévisionnelle des effectifs n'expliquait en aucune manière une telle diminution de la DHG et que les enseignements se feraient avec des effectifs de 28 à 30 élèves par classe, cette motion émet le voeu que la DHG de l'établissement soit abondée de manière à permettre l'ouverture de 6 classes par niveau de la Sixième à la Troisième et permettre ainsi une nouvelle répartition d'une DHG devenue acceptable.
Pour finir, Le Parisien, se fait l'echo dans son édition d'aujourd'hui, 15 mars, des différentes actions qui se sont déroulée dansla région. Où nous consatatons, une fois de plus, que notre vaillant collège Lamartine de Houilles est un des plus mobilisé...
Samedi 15 mars 2008 | Le Parisien
La grogne enfle dans les collèges et les lycées
Claudine Proust avec les éditions départementales
A quelques jours de la grève prévue mardi, la tension monte dans les établissements du second degré. Un peu partout en France, enseignants, élèves et parents protestent contre les suppressions de postes attendues à la prochaine rentrée.
OCCUPATIONS de collèges, manifestations, menaces sur les bacs blancs : ce n'est pas une veillée d'armes, c'est déjà la guerre ! Mardi, les enseignants du secondaire descendront dans la rue, à l'appel des principaux syndicats (dont le Snes-FSU et SUD). Mais depuis le retour de vacances, la grogne va crescendo contre les suppressions de postes qui se profilent pour la rentrée prochaine. Annoncées dès l'été, elles sont devenues très concrètes avec l'attribution, pour chaque établissement, de leur dotation horaire globale
Certains syndicats n'hésitent pas à parler de « dégraissage » : ici, moins d'heures de français. Là, des classes plus chargées. Ailleurs, des cours qui ne pourront pas être dédoublés, voire des enfants qui auront deux enseignants différents pour une même discipline... De l'avis du Snalc, qui ne s'associe pourtant pas à la journée du 18 mars, le printemps promet d'être chaud. Tour d'horizon.
A Paris, au collège Marie-Curie (XVIII e ), la grève est reconduite depuis mardi. Les parents se relaient pour en barrer l'accès. L'établissement, pourtant en ZEP, perd cinquante heures et une classe de troisième. Le collège Clemenceau, classé ambition réussite, s'y est mis jeudi.
Dans les Yvelines, l'opération collège mort, organisée hier à Houilles, a réussi : seuls sept élèves sur cinq cents sont venus. A Mantes-la-Jolie, le collège de la Vaucouleurs, occupé dans la nuit de jeudi à vendredi, sera le lieu d'un grand rassemblement cet après-midi. Après avoir occupé le lycée Vaucanson aux Mureaux dans la même nuit, les grévistes se réuniront lundi matin en assemblée générale.
En Seine-et-Marne. Manifestations, cadenassages, veillée funèbre, grève, occupations... Trente-trois collèges et lycées du département ont protesté contre la dotation horaire globale. Hier, les lycéens du Mée-sur-Seine ont tenté de rencontrer le Premier ministre, François Fillon, en visite électorale à Melun, mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre.
En Essonne, des élèves ont bloqué hier matin le lycée Jean-Perrin de Longjumeau, protestant contre la suppression des BEP. Ils ont rejoint leurs camarades du lycée Marguerite-Yourcenar de Morangis. Ensemble, ils ont tenté de bloquer la N 20... En vain.
Dans le Val-d'Oise, les enseignants du lycée Romain-Rolland de Goussainville ont décidé de bloquer les grilles lundi... pour la quatrième journée. « A effectif constant, nous allons perdre cent heures de cours par semaine, soit douze postes en moins », explique un enseignant.
Dans le Val-de-Marne, à Champigny, élèves et enseignants des lycées Marx-Dormoy et Louise-Michel ont bloqué hier matin leur établissement et la nationale 4. Du côté de Maisons-Alfort, le principal du collège Nicolas-de-Staël a été séquestré par les enseignants, qui reprendront leur grève lundi matin.
Dans la région lilloise, la mobilisation a démarré par une grève académique le 29 février, suivie d'opérations établissements morts. « Les lycées technologiques sont particulièrement touchés, avec parfois jusqu'à quinze suppressions de postes » qui risquent de mettre des filières en péril.
14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : collèges, lycées, grève, éducation nationale, sarkozy, darcos


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