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26.02.2008

Dis, maman...

855929398.pngje peux faire comme le président et insulter papa, mes professeurs, monsieur le maire, le policier dans la rue et mes petits camarades ?

- Oui mon chéri, bien sûr que tu peux puisque le président le fait...

RTL Ségolène Royal : "Le dérapage de Nicolas Sarkozy serait passé inaperçu s'il y avait des résultats"

1543482870.jpg * Thomas Legrand : Madame Royal, bonjour.

Ségolène Royal : Bonjour.

* Vous êtes en ligne avec nous depuis Bordeaux. Vous êtes venue soutenir Alain Rousset, le candidat socialiste...

Oui, et puis, hier à Périgueux, Michel Moyrand et Alain Savary également, oui.

* On va, bien sûr, parler des Municipales. Mais avant, vous avez eu le temps de lire le journal "Aujourd'hui en France", ce matin ?

Oui, vous me l'aviez recommandé. Donc, je l'ai fait.

* Voilà. Le Président s'explique, ce matin, sur plusieurs sujets et il y a, bien sûr, son algarade au Salon de l'Agriculture. Il dit : "J'aurais mieux fait de ne pas répondre". C'est un mea culpa. L'incident est clos ?

Vous savez, je pense qu'un dérapage verbal violent comme celui-ci, quand même n'est pas conforme à l'idée que l'on se fait du rôle du Président de la république. Mais ce dérapage serait passé beaucoup plus inaperçu s'il y avait des résultats en Politique. Ce que les gens attendent et comme vous l'avez rappelé, à l'instant, j'en rencontre beaucoup, beaucoup, en ce moment. Ce que les gens attendent, et maintenant avec colère, c'est que le Président de la République soit efficace par rapport à ce qu'il a promis, c'est-à-dire la hausse des salaires, la hausse des petites retraites, et surtout la défense du pouvoir d'achat.

Or, vous savez que les prix flambent. "60 millions de Consommateurs" vient de publier le véritable indice des prix et les produits alimentaires, c'est-à-dire ce qui fait la base de la vie quotidienne. Le droit de pouvoir se nourrir correctement devrait pouvoir quand même continuer à exercer en France. Or, aujourd'hui, c'est le fait maintenant de pouvoir manger correctement plusieurs repas par jour qui est menacé dans beaucoup de familles à revenus moyens et modestes. Et je vois beaucoup de personnes âgées qui ne font plus qu'un repas par jour. Songez que, par exemple, les pâtes ont augmenté de 40%. Donc, c'est ça, je crois qui, aujourd'hui, appelle de Nicolas Sarkozy des actions efficaces.

* Justement, ce matin, dans le journal "Aujourd'hui", il dit à propos du pouvoir d'achat. Il reparle des heures supplémentaires, et il dit : ça marche du tonnerre. Donc, ça va venir. Vous avez constaté que ça marchait du tonnerre, vous aussi ?

Je n'ai pas vraiment constaté que ça marchait du tonnerre. Je pense qu'il faudrait que Nicolas Sarkozy reprenne contact avec la réalité de la vie quotidienne. Ce que je vois surtout, c'est que la précarité au travail augmente. Regardez, même un problème aussi facile à résoudre que celui de la rémunération, de la précarité et des contrats à temps partiel des caissières dans les hypermarchés qui n'ont jamais gagné autant d'argent, même ce problème-là, malgré les grèves, les mouvements sociaux, qui n'ont pas été faciles pour les caissières - il y a eu des rétorsions patronales sur elles, sur celles qui se sont arrêtées - même ce problème-là n'est pas réglé.

* Est-ce que vous êtes satisfaite sur un autre sujet de la réponse du premier président de la Cour de cassation sur la loi de rétention de sûreté ?

Ecoutez, il y a deux choses dans ce problème pour être très claire. D'abord, être maintenu en prison pour un crime potentiel qu'on n'a pas commis, c'est, en effet, pas possible. Sur le plan juridique, je crois qu'il y a des règles à respecter, sinon laisser les institutions...

* L'idée, c'est d'éviter la récidive pour les criminels très dangereux.

Voilà. Alors, j'y viens. La deuxième chose, c'est que, bien sûr, il ne faut pas relâcher des criminels dangereux qui pourraient recommencer à violer. Donc, comment faire ? Il faut - et ça, la loi le permet déjà - obliger les criminels à se soigner. Le problème c'est qu'en prison, il n'y a plus de moyens. D'abord, il y a une surpopulation carcérale, c'est une chose. Et c'est surtout que l'Etat a supprimé et Nicolas Sarkozy y est pour quelque chose, il a été ministre de l'Intérieur pendant très longtemps, il n'y a plus de psychiatres et d'équipe pluridisciplinaire capables de soigner les délinquants sexuels. Vous savez, j'ai été ministre de l'Enfance, donc je suis allée...

* Il répond qu'on ne peut pas obliger un délinquant sexuel à se soigner en prison ?

Ecoutez, si c'est bien fait, on peut l'y obliger. Et d'ailleurs, ça existe au Québec et ça réussit. Et moi, je suis personnellement aller voir comment ça marchait dans une prison et j'ai vu des délinquants sexuels, j'ai vu les équipes pluridisciplinaires de psychiatres et de médecins prendre en charge les délinquants sexuels. Ils vont jusqu'à les mettre en confrontation avec des victimes pour qu'ils se rendent compte des dégâts qu'ils ont commis ; et à la sortie de prison, il n'y a plus de récidive. Et en effet, les délinquants sexuels qui ont été condamnés par les juges à l'obligation de se soigner - ça c'est vrai aussi en France - lorsqu'ils ne se soignent pas, ne sortent pas ; mais ils sont accompagnés par des équipes et ils finissent par se soigner pour pouvoir sortir de prison.

Donc, des solutions existent. Le problème, c'est le manque cruel de moyens dans les services publics des soins en prison. Et si on veut être efficace sans piétiner les principes juridiques fondamentaux - parce que sinon, c'est tout l'édifice qui s'écroule...

* Il faut plus de moyens en prison ?

Il faut mettre les moyens en prison et ne pas relâcher les délinquants qui ne se soignent pas. C'est très concret.


* Madame Royal, pour revenir aux Municipales puisque vous êtes à Bordeaux. Hier, vous étiez à Périgueux. Il se trouve qu'Alain Rousset que vous êtes venue soutenir, est député. Il est aussi président de Conseil régional. Vous êtes une farouche partisane du non-cumul. Vous vous l'appliquez à vous-même d'ailleurs.

Oui.

* Mais aujourd'hui, vous êtes quand venue soutenir un "sacré cumulard".

Oui, il n'est pas le seul.

* Non, il n'est pas le seul. Mais enfin...

Voilà. Moi je souhaite, bien sûr, que le principe du non-cumul soit un jour inscrit dans notre Droit. Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Donc, le cumul il a le droit de le faire, c'est son choix. Voilà, c'est un ami et je vais le soutenir puisqu'il me l'a demandé.

* Est-ce que vous avez abandonné cette revendication ? Est-ce que vous lui dites ?

Non. Ecoutez, moi je me l'applique. D'autres se l'appliquent. Jean Yves Le Drian, en Bretagne, se l'est appliqué.

*Arnaud Montebourg, votre ancien porte-parole, ne se l'applique pas.

Voilà.

* Et François Hollande, non plus.

Voilà, mais ce n'est pas inscrit dans la Loi. Donc, je répète, ils ont le droit de le faire. Tant que ça n'est pas inscrit, et que ça n'est pas obligatoire. Moi, j'aurais fait une réforme des Institutions et je l'aurais inscrit dans la réforme des institutions. Ca sera peut-être un jour une réalité.

* Est-ce qu'on peut considérer que votre Tour de France, tour des Municipales, ne ressemble pas un peu aussi à un tour des fédérations, une sorte de pré-campagne pour la succession de François Hollande à la tête du PS ?

D'abord, c'est passionnant ce tour de France parce que vraiment on remet de la hiérarchie dans l'importance des choses. Je voulais dire d'ailleurs à ce sujet que l'autre très grande inquiétude, c'est ce qui va se passer après les Municipales.

Les Français ont bien entendu que Nicolas Sarkozy leur avait dit que les caisses étaient vides, c'est l'augmentation des impôts. Vous savez, il y a déjà eu six impôts créés en huit mois dont les Franchises médicales. Aujourd'hui, on a peur qu'il y ait une CSG après les Municipales ; et puis, il y a l'invention d'une TVA dite "sociale", qui n'a d'ailleurs rien de social, tout cela ajouté à la hausse des prix. Donc, il y a vraiment une profonde inquiétude et parfois même une colère, une angoisse parce qu'on ne sent plus le cap et la cohérence des décisions qui sont prises pour la France.

Et alors les gens se rendent bien compte qu'en votant pour des candidats socialistes, pour des listes de rassemblement de Gauche et puis qui, souvent, s'élargissent à la société civile, aux personnes de bonne volonté, ça va permettre de mettre un rempart dans les collectivités locales, dans les communes appuyées sur des régions qui vont faire en sorte que les dépenses publiques soient correctement maîtrisées et que là où les choses se délitent, par des actions locales, on puisse compenser un certain nombre de dégâts.

* Merci Ségolène Royal. Merci. C'était Ségolène Royal qui n'a pas eu le temps de nous répondre sur son tour des fédérations. Mais vous l'avez compris, elle est en campagne électorale.


Auteur : Thomas Legrand

RTL

Bréviaire

172062975.jpgLe diablotin qui nous gouverne est-il aussi un fou de Dieu ? Certes non. Croyant sans doute mais guère pratiquant, Nicolas Sarkozy ne se distingue ni par sa piété ni par son observance zélée des principes de l’Eglise.

Mais sur ces questions, il a longuement réfléchi. Aucune improvisation dans les messages qu’il a envoyés successivement à Rome et à Riyad, sans parler d’autres gestes plus anecdotiques comme les félicitations qu’il a prodiguées à quatre diacres connus pour leur engagement à la droite de l’Eglise. Le Président voit dans la religion un ciment plus solide pour la société que les simples préceptes républicains dont il est désormais le garant incertain. Il l’a dit et écrit : le curé, le rabbin ou l’imam sont placés, dans la hiérarchie des utilités sociales, au-dessus de l’instituteur, en tout cas dans le domaine de la morale. L’opinion est déjà fort contestable. Bonaparte, Maurras et quelques autres professaient eux aussi cette conception utilitaire de la foi. Mais surtout, un président français, sauf à heurter une partie de ses mandants, ne doit pas se prononcer publiquement sur ce genre de question. D’où l’appel lancé par la Ligue de l’enseignement, auquel Libération s’associe et qui a déjà recueilli plus de 100 000 signatures sur Internet, sans publicité particulière.

Personne ne souhaite rouvrir la querelle religieuse, à commencer par les religieux eux-mêmes. La chasse à l’électorat «tradi» ne saurait non plus servir de bréviaire élyséen.

Le Président doit se souvenir qu’il préside la République dans son ensemble et non telle ou telle de ses factions. Dieu, dont la place est déjà éminente, n’a nul besoin d’un prophète tricolore.

Laurent Joffrin 

Pour changer d'air : A Grenoble, le rugby est un sport gay friendly

1878797154.jpg(Rue89 - De Grenoble) La tendance "gay friendly" du rugby français se confirme. Figure de proue, le Stade français, ses innovations vestimentaires (du rose, des fleurs) et son incontournable calendrier de joueurs nus, posant dans des positions équivoques. Mais des équipes de joueurs homos se sont aussi formées, comme la Mêlée alpine à Grenoble.

La ville n'a pas d'équipe dans l’élite du Top 14. Il y a bien une tradition rugbystique, et un club historique en Pro D2, le FCG. Et puis il y a la Mêlée alpine. Un club comme un autre, avec un effectif, un maillot bleu... et une orientation sexuelle assumée: quatorze des quinze joueurs que compte l’équipe sont homosexuels.

"On est d’abord là parce qu’on aime ce sport"

Christophe Solignac, entraîneur-joueur, a créé le club en 2004. Il a eu l’idée en lisant un article dans le magazine Têtu, consacré au club parisien Les Gaillards, à l’époque unique exemple d’équipe gay en France (on en compte aujourd'hui six).

"J’ai participé à des forums de discussions avec les créateurs du club, et puis le recrutement s’est fait sur Internet, sur des sites de rencontres pour homosexuels."

Petit à petit, l’effectif grossit, alimenté par des passionnés de la région. "A l’origine, il y avait avant tout le plaisir personnel", souligne-t-il. Le fondateur revendique une enfance baignée dans le rugby; chez lui, la passion prend le pas sur le militantisme gay. Le club n'organise pas d'actions spécifiques de défense des droits des homosexuels. Leur seule revendication: prouver que les gays aussi peuvent jouer au rugby.

Le site internet du club par exemple, affiche sans ambages la réalité: "La Mêlée alpine, l’équipe gay de rugby de Grenoble." S’il n’est pas obligatoire d’être homosexuel pour intégrer l’équipe (qui n'appartient pas à une ligue affiliée à la Fédération française de rugby), autant dire qu’il vaut quand même mieux être à l’aise avec le sujet.

Le milieu du rugby, une "grande famille" plutôt tolérante?

En se fiant aux clichés circulant sur le sexisme des joueurs de rugby, on imagine les difficultés d’intégration de la Mêlée alpine. Et pourtant: "Notre expérience a toujours été positive", affirme Christophe Solignac, "le rugby est un peu comme une grande famille".

Dans l’élite du rugby français, aucun joueur n’a jamais publiquement affirmé son homosexualité. Le sujet est même souvent prétexte à des blagues, de plus ou moins bon goût, dans les vestiaires (le fameux "coup de la savonnette", par exemple).

Lorsqu’on lui parle des propos lestes que tiennent parfois les joueurs de rugby à l'endroit des homosexuels, Christophe Solignac ne cille pas. "Evidemment, je ne veux pas généraliser, car je sais que certains ont eu des problèmes sur les terrains de rugby."

"On pousse, on n’est pas des tapettes!"

Les membres de l'équipe qui jouaient dans des clubs "traditionnels" auparavant expliquent volontiers qu'ils n'y subissaient pas de brimades ou de discriminations particulières. Rejoindre la Mêlée alpine leur a cependant permis d'afficher ouvertement leur homosexualité sur le terrain. A Grenoble, où ils affrontent le plus souvent des équipes "hétéros", il n’y a jamais eu de débordements ou d’insultes homophobes.

Il ya peu, les joueurs rencontraient leurs homologues parisiens des Coqs festifs et lyonnais des Rebelyons, pour une journée de rencontres amicales. Le spectateur moyen peut sourire en entendant certaines phrases, comme ce "on pousse, on n’est pas des tapettes!", qui prend forcément un sens particulier dans le contexte.

Au programme de la journée: apéro, matchs et troisième mi-temps dans un bar du centre-ville. Rien que de très banal, finalement. Et c’est sûrement la plus grande victoire de la Mêlée alpine.

25.02.2008

RETENTION = REGRESSION

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Il y a derrière cette idée de la rétention de sûreté une idée parfaitement régressive, barbare et mortifère : celle qui voudrait que des êtres humains soient foncièrement irrécupérables, exclus de l'humanité...

Regardons-y de plus près : nous constatons que bien souvent ces êtres jugés immondes, à savoir les pédophiles pour ne pas les nommer, ont en fait été eux-mêmes très souvent victimes des abus qu'ils commettent ensuite.

Voila qui remet singulièrement les choses en perspective...

Notons au passage que cette idée renie totalement les valeurs rédemptrices du christianisme, acquis majeur des sociétés occidentales...

Plutôt que de considérer que des êtres humains sont irrémédiablement irrécupérables, alors qu'eux-mêmes ont été victimes auparavant, il serait plus judicieux de les soigner ; mais s'ils refusent de se soigner ? que faire ? il me semble que lorsqu'on refuse de se soigner c'est que l'on n'a pas conscience d'être malade, et la prison comme unique solution ne les en convaincra pas davantage.

Il y a donc un énorme travail psychiatrique à mettre en oeuvre auprès de ces personnes, et là on est loin du compte, on le sait bien : le plupart des pédophiles ne sont pas suivis en prison ; commençons donc par mettre en place un vrai suivi pour TOUS les pédophiles incarcérés.

Si l'on considère que les pédophiles sont génétiquement irrécupérables, alors pourquoi pas aussi les voleurs ? les escrocs ? le voleur de mobylette ? et les homosexuels ? pas dans la norme ! et les handicapés ? des boulets !

On voit bien vers quelle dérive on s'achemine : le démantèlement total de l'état de droit, qui conduira aux pires abus en matière judiciaire puisque des catégories entières de citoyens seront considérées comme irrécupérables, catégories sans cesse élargies à d'autres catégories (les handicapés, les homosexuels, les gitans, etc... éternel recommencement)
 
Nous verrons ensuite des infractions bénignes êtres réprimées comme les pires crimes : un dépassement de vitesse de 10km/h ? hop ! un test ADN... Des dérives des tests ADN ont d'ailleurs été récemment observées. 
 
Et puis ensuite ce seront les citoyens parfaitement innocents qui seront suspectés, pour un oui ou pour un  non.

Cette idéologie-là, qui fut celle du régime nazi, ne peut que conduire à la ruine de la civilisation et n'a donc aucun avenir.

Elle est nulle et non avenue.
 
[Rappelons que la loi sur la rétention de sûreté fut signée par Adolf Hitler le 24 novembre 1933 et que la rétroactivité des lois fut appliquée par le régime de Vichy]

L’intégriste Laguérie félicité par Sarkozy !

83588435.jpgChristian Terras    
 
Nicolas Sarkozy,président de la République a fait parvenir un message de « félicitations » à quatre diacres catholiques intégristes « ralliés » qui ont été ordonnés à Rome, à St Jean du Latran, samedi dernier dans le cadre de l’Institut du Bon Pasteur de l’ex prêtre lefebvriste Philippe Laguérie. Ce dernier a en effet confirmé l’information selon laquelle le président français avait « confié le soin à son chef de cabinet » d’indiquer combien il avait été « sensible » à la nouvelle de ces ordinations et de transmettre « personnellement » tous ses voeux et « félicitations aux futurs diacres ». Un message qui a été lu à la fin de la cérémonie d’ordination des quatre diacres (la dernière étape avant de devenir prêtres et d’être ordonnés au sacerdoce).   

L’Institut du Bon Pasteur, dont le siège est à Bordeaux, est une structure ecclésiastique créee sur mesure par le pape Benoît XVI en septembre 2006 pour aider à réintégrer dans les circuits de l’Eglise catholique les disciples de l’évêque intégriste Marcel Lefebvre (voir à ce sujet notre ouvrage « Le retour des intégristes » aux éditions Golias, septembre 2007 ).

Rappelons que la France est la plaque tournante dans le monde des intégristes catholiques qui refusent les enseignements du Concile Vatican II, notamment sur la liberté religieuse et le dialogue inter-religieux, et qui célèbrent la messe en latin, le dos tourné à l’assemblée.

Précisons aussi que l’abbé Laguérie avant de « rallier » l’Eglise catholique avec l’Institut du Bon Pasteur, a été de 1984 à 1997 le curé de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, occupé illégalement par les lefebvristes depuis 1977.
L’application du discours du Latran

Pour comprendre la démarche actuelle du président de la République à l’égard de l’abbé Laguérie, il convient de se remémorer le discours que Nicolas Sarkozy avait prononcé à Rome le 20 décembre dernier à Saint Jean de Latran, la cathédrale du Pape (voir à ce sujet Golias hebdo numéro 9 et le numéro 118 de la revue Golias en cours de parution).

Un discours qui avait fini par provoquer une vive polémique, Nicolas Sarkozy, non content d’exalter les « racines chrétiennes de la France » et d’évoquer « les souffrances » provoquées chez les catholiques par la mise en oeuvre de la mise en place de la laïcité avec la loi de 1905, avait exhorté urbi et orbi, les congrégations, les prêtres, l’épiscopat même et pour finir... les séminaristes.

Et là encore, le président français va pâtir avec eux, comme jamais il ne le fera avec aucun sans-papiers ou autres insignifiants du pays.

C’est que les séminaristes en valent la peine ! Et en tant qu’Evêque-Président, Constantin Sarkozy va même les réconforter dans leur foi : « je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves ».

Enfin, pour parfaire son identification personnelle aux ministres de droit divin, tels du moins qu’il les rêve, il joue la confidence : "Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié, on l’est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu’on n’est pas Président de la République à moitié... je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi même je sais ceux que j’ai faits pour réaliser la mienne".

Et plus loin dans ce discours fleuve écrit pour lui par son chef de cabinet, la très catholique conservatrice Emmanuelle Mignon (récemment rendue célèbre sur sa sortie à propos des sectes !), Nicolas Sarkozy n’hésita pas à mettre en concurrence l’instituteur de la laïque et le curé :« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé... parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».

Le message de « félicitations » envoyé aux disciples intégristes de l’abbé Laguérie, via son directeur de cabinet,Emmanuelle Mignon, s’inscrit parfaitement dans la logique du discours du Latran. Et à l’heure ou le Président Français ne sait plus par quel bout stopper sa dégringolade de popularité dans les sondages, le recours à la religion est aussi un excellent détournement de sens pour occulter les vrais problèmes qu’il doit affronter.

D’autant que dans la période électorale actuelle, municipales oblige !, ce vieux briscard de la politique cherche à se rallier toutes les voix encore disponibles à l’ultra droite de l’échiquier politique hexagonal, à savoir les catholiques conservateurs et traditionalistes proches non seulement de la galaxie du chouan Philippe De Villiers mais aussi et surtout, les plus nombreux, ceux de la mouvance du Front National, sensibles plus que jamais à un appel au sursaut d’une civilisation de chrétienté au regard de la menace des barbares de la modernité et des ayatollahs de l’Orient devenus à leurs yeux complètement incontrôlables.
 

La sortie de secours du Sarko-show, s'il vous plaît?

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Depuis l'élection de Sarkozy, nous vivons dans l'aveuglement du premier plan. Haro sur les « régimes spéciaux » ? Cela nous empêche de voir qui sont les vrais privilégiés. On nous assomme avec des homélies sur les beautés de la religion ? Montée au front côté bigots, côté laïcs – et l'on ne parle plus de pouvoir d'achat. A Neuilly, cité de rentiers que personne ne songerait à ausculter pour prendre le pouls de la société française, quelques nains se disputent l'héritage du parvenu ? Gorges chaudes et roudoudous, mirlitons et joies féroces d'un Figaro « spécial Neu-neu », félonies et rastignaqueries, on en viendrait à oublier – et on l'oublie – que la « France d'en bas » est inquiète et fauchée, qu'on licencie partout (sauf à Neuilly : il est vrai qu'on n'y travaille guère) et que les vrais problèmes des villes normales s'appellent emploi, logement, transports et qualité de la vie. Bref, l'obscène, c'est cela même : mettre en avant ce que l'on devrait cacher, mamours, émois mystiques, combinazione, pour dissimuler la blessure, les maladies et, surtout, les agents toxiques.

Un brouhaha savamment orchestré
Le Président fait le spectacle en souriant, avec, comme Bush, un prompteur et une joke pour assaisonner le sketch, et il restera dans l'Histoire pour avoir, un dimanche soir, gaspillé huit minutes de télévision pour nous dire que les chats miaulent, pardon, que l'Europe, c'est l'Europe. Mais quand il clôt sa saynète sociale chez les sidérurgistes lorrains par une pirouette sur son « voyage de noces » dans leur pays d'usines et de fumées, on peut se demander s'il est le moins du monde conscient du drame des licenciements et de la peine des hommes: c'est bête, mais à Neuilly, on n'a pas la culture des hauts-fourneaux. Et suffit-il de claironner que l'État paiera - chose que les règlements européens lui interdisent - pour étouffer l'idée que l'Élysée n'a pas d'autre politique industrielle que celle du Medef ?
Autre exemple : à la veille de l'annonce de la énième réforme de l'école, on jette en pâture l'idée terrifiante (Simone Veil a raison !) de placer derrière tout gamin le fantôme d'un enfant juif, en sachant bien que cela fera des vagues. Et de fait, empêtrés dans ce classique cocktail des meilleures intentions et des pires solutions, Ségolène et François sont, une fois de plus, acculés au divorce en émettant des jugements diamétralement opposés, les profs râlent, Klarsfeld applaudit, bref, on a exactement le brouhaha prévisible. Et du coup, le contenu de la réforme et les conditions de son application passent au second plan. Or il n'est pas indifférent que les petits enfants aient non seulement deux heures d'école de moins par semaine (l'équivalent de trois semaines de cours par an!), mais encore en gaspillent une de plus à faire de l' « éducation physique », élevée au rang des « fondamentaux » comme le français et les maths... Après tout, qui ose dire, de nos jours, qu'en règle générale, les enfants (j'en ai élevé trois) savent courir et sauter, mais que le problème, c'est de leur apprendre à lire ?

Un « parler vrai » dont il faut se méfier
Sarkozy, pendant sa campagne, a fait croire que, par sa façon de parler, de marier les contraires, de faire du jogging et de fréquenter la jet-set, il incarnait, pour notre vieux pays pantouflard, la modernité. La « rupture » n'a jamais été autre chose que la promesse d'un changement de style. Au demeurant, à gauche, Ségolène Royal avait aussi cette offre au coeur de ses désirs d'avenir, mais la pudeur ou la maladresse (les deux, sans doute) ont fait qu'elle ne pouvait, sur ce terrain, rivaliser avec son adversaire : le cynisme, la désinvolture, la tchatche, ça ne s'apprend pas en six mois. Enlevez cette sucrerie fatale, il ne reste, de la campagne de Sarkozy, qu'un slogan dont on a trop peu dit qu'il empilait plusieurs sens : « travailler plus pour gagner plus », c'est une banalité si la phrase signifie « si vous travaillez plus, vous gagnez plus » ou « si l'on travaille plus, on doit logiquement gagner plus ». Il est clair que le candidat voulait dire : « vous gagnerez plus si et seulement si vous travaillez plus », perspective que bien des salariés auraient jugé inacceptable, s'ils avaient réfléchi. Mais voilà : ce slogan, dans sa force tautologique, a été le signal même d'un « style moderne » car, avec l'audace des imbéciles et des escrocs, qui seuls osent dire « j'appelle un chat un chat », le candidat s'est arrogé l'apparence de « parler différemment » - sans que l'on se demande si la modernité, c'était de dire aux salariés français : « si je suis élu, vous devrez travailler plus, parce que vous ne serez plus augmentés », sens véritable du message. Et comme l'actualité vérifie cette annonce, ne voilà-t-il pas que Sarkozy peut se vanter d'avoir « parlé vrai »...
 
De quelle modernité voulons-nous?
La modernité, est-ce cette imposture ? Un pays moderne, est-ce un pays dans lequel la progression énorme des profits est, finalement, garantie par la précarité des salariés, et où l'on refuse de faire progresser les salaires parallèlement aux dividendes, en partant de l'idée qu'un salarié est un produit jetable, mobile, pliable, utilisable tant qu'il peut s'offrir 1800 calories par jour ? Si c'est le cas, le système le plus moderne est l'esclavage, et la Chine, qui est en train de réinventer cette gestion de la main d'oeuvre, en est sans doute le champion.
Un pays moderne, est-ce un pays dans lequel la couverture des dépenses de santé doit être calculée en termes de rentabilité , comme en Grande-Bretagne, où l'on ne rembourse plus certains soins parce que les prolongements de vie qu'ils procurent aux malades ne sont pas « rentables » (décidément, ce Blair est un archange...) ?
Un pays moderne, est-ce un pays dans lequel une grosse brochette de dirigeants d'entreprises qui hurlent chaque jour sur la masse salariale sont les mieux payés d' Europe, et où nombre d'entre eux ont hérité de leur situation (comptez les particules), ce qui ne les empêche pas d'aller de plus en plus souvent visiter nos tribunaux pour diverses affaires à la mesure de leur incompétence ou de leur sens des valeurs boursières?
Un pays moderne, est-ce un pays tenté de mettre le curé et l'instituteur (à quand la Bible et Darwin ?) en compétition au nom de la liberté de pensée, qui se croit tenu de prouver chaque jour son non-antisémitisme, et qui s'interdit de rappeler aux dirigeants musulmans que l'excision ne se rencontre guère qu'en terre d'Islam, avant de faire risette à la scientologie ? C'est ça, la « laïcité positive » ?
Un pays moderne, est-ce celui dans lequel la réussite se mesure par le compte en banque, où l'enrichissement se fait essentiellement par le travail des autres et la spéculation immobilière et financière, où un docteur ès sciences, chercheur de haut niveau, est payé une fois et demi le SMIC, et où l'on larmoie sur le « manque de formation » des jeunes quand tant de bac +4 finissent aux caisses des supermarchés, parmi ces exploitées qui se battent pour quelques centimes d'euros de plus sur leur ticket restaurant ?
Un pays moderne, enfin, je ne pense pas que ce soit celui où la vénération des riches va jusqu'à l'exemption de l'impôt, comme sous l'Ancien Régime, et où la caste bling-bling-bling (c'est le dessus de la marmite) se pare des plumes de la ci-devant noblesse, transmissible par la naissance (Jean après Nicolas, comme David après Johnny, Bolloré après Bolloré, Dassault après Dassault...et Parisot après Parisot).

Pour sortir d'une logique malsaine
Et l'on pourrait continuer. Et j'ai bien envie qu'on continue. Qu'on secoue le politiquement correct libéral «moderne» qui va de Strauss-Kahn à Baverez en passant par Attali, avec leurs «n'y a qu'à» de brillants conférenciers de Sciences-Po : la modernité, ce n'est peut-être pas la croissance à tout prix, le profit avant tout et la finance dictant le droit. Il faut se détacher de la chasse au Sarkorigolo (il se débrouille très bien tout seul pour se ridiculiser) et ouvrir clairement le débat : qu'est-ce, en 2008, qu'un pays moderne, que sera-ce en 2015 ? Les réponses de la Droite nous mènent droit dans le mur. Et si la Gauche a envie de se poser la question, qu'elle n'hésite pas : il n'est pas certain qu'elle ait, à ce jour, proposé des réponses convaincantes...
 
Jacques Gaillard, Marianne2.fr 

Chiche, Monsieur Fillon !

844387517.jpgFace à la flambée des prix des produits alimentaires, Matignon n'entend pas rester sans rien faire. François Fillon a ainsi annoncé lundi soir une série de mesures "coup de poing" pour lutter contre ce qu'il a estimé être des abus de la part des industries et des distributeurs de produits alimentaires en matière de prix. "Il y a manifestement des abus de la part d'industries et des distributeurs qui profitent des hausses de matières premières agricoles pour accroître leurs marges", a déclaréFrançois Fillon. D'où le lancement "dès demain" d'une "opération coup de poing" conduite par les services du ministère de l'Economie et des Finances pour "enquêter sur les comportements de marge" afin de voir "où sont les abus".

Le Premier ministre a par ailleurs demandé la publication dès le 10 mars "des premiers résultats de l'Observatoire des prix et des marges", créé en novembre 2007. "Un premier panel, portant sur vingt produits phares, sera analysé d'ici la fin de la semaine", a ensuite précisé Matignon, dans un communiqué. A partir des données recueillies, le Premier ministre a dit vouloir prendre des initiatives visant à dynamiser la concurrence et faire baisser les prix. Une Haute autorité de la concurrence "aux pouvoirs accrus" sera notamment créée dans le cadre du projet de loi pour la modernisation de l'économie. Matignon promet en outre une "réforme de la règlementation afin de permettre la négociabilité des tarifs et une compétition accrue entre les distributeurs".

Jusqu'à 45% d'augmentation sur les spaghettis

Ces annonces interviennent après une rencontre à Matignon entre François Fillon, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier et le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel. Une réunion annoncée après la parution d'une étude de l'Institut national de la consommation, à paraître mardi dans 60 millions de consommateurs. Selon elle, les prix de produits laitiers et céréaliers se sont envolés entre novembre et janvier de 5% à 48%. De 31% à 45% d'augmentation pour les spaghettis, 17% à 40% pour les yaourts, 10% à 44% pour le jambon, "ça n'augmente pas, ça flambe !", lit-on dans l'étude de l'INC. "Grandes marques, premiers prix ou marques de distributeurs, aucun type de référence ne semble épargné, même si toutes ne brûlent pas avec la même ferveur", écrivent les auteurs.

Pour le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, la répercussion sur les prix d'une partie de la hausse des matières premières agricoles n'"est pas complètement anormale". "Ce qui est anormal, c'est que certains industriels et certains grands distributeurs utilisent cet événement mondial comme alibi pour passer des hausses complètements injustifiées", a-t-il expliqué sur France 3. "Distributeurs et industriels se partagent le gâteau au détriment du consommateur", a-t-il dit. Selon Luc Chatel, la loi sur la consommation qui entrera en vigueur le 1er mars "va permettre aux distributeurs de refaire du commerce, c'est-à-dire d'abaisser le seuil de revente à perte, de rendre au consommateur le fruit des négociations qu'il a avec ses fournisseurs". "C'est un premier pas et ça nous conforte dans l'idée d'aller plus loin", a-t-il dit.

TF1.fr 

Je crois qu'il est zinzin, tout simplement ! Ce qui n'est pas plus rassurant...

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Nuit de brutalités policières au centre de rétention de Vincennes

673733395.jpgSans-papiers. Selon la LDH, les forces de l’ordre auraient utilisé leur Taser, mi-février.
 
TONINO SERAFINI
Libération : lundi 25 février 2008

Que s’est-il passé exactement dans la nuit du 11 au 12 février dans le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne) ? Selon la Ligue des droits de l’homme (LDH), des sans-papiers retenus dans ce centre, en attendant leur expulsion du territoire français ou de passer devant un tribunal, ont été victimes de brutalités policières. L’un d’eux, Khaled, âgé d’une vingtaine d’années, aurait subi un tir de Taser. Touché à la poitrine, il a perdu connaissance. Ce qui a nécessité son transfert par les pompiers à l’Hôtel-Dieu, l’hôpital du centre de Paris, qui fait office d’unité médico-judiciaire.

Le jeune homme restera hospitalisé pendant deux jours. On lui a posé une attelle au bras. Un certificat médical fait état de «contusions dorsales et à la face», nous a indiqué son avocat, MSylvie Boitel. Une enquête de l’IGS (Inspection générale des services, la police des polices) est en cours. A la préfecture de police de Paris, un interlocuteur nous a confirmé que des incidents entre policiers et retenus ont bien eu lieu dans le centre de rétention de Vincennes et que l’un des retenus a déposé plainte auprès de l’IGS. En revanche, les versions divergent sur l’origine des incidents, le nombre de tirs de Taser auxquels a procédé la police, et le nombre de personnes blessées. Pour la Ligue des droits de l’homme, tout a commencé par une banale prise de bec entre retenus et policiers.

Télé. «Dans la nuit du 11 au 12 février, l’administration du centre […] décide de procéder à un appel de tous les retenus», nous a indiqué Jean-Pierre Dubois, le président de la LDH. «Vers 23 heures, un des policiers éteint sans un mot la télé que regardaient des retenus.» Le ton monte. Des renforts de police arrivent. Six retenus, qui disent avoir été insultés, «sont enfermés dans une chambre» avec des policiers, dont Khaled. C’est à ce moment-là qu’il aurait subi le tir de Taser à bout portant au niveau de la poitrine. Un autre retenu nommé Samir a également été admis à l’Hôtel-Dieu. Lui aussi aurait subi un tir de Taser. De même qu’un troisième homme. Mais pour la préfecture de police de Paris, il n’y a eu qu’un seul tir.

Matelas. En tout cas, les incidents sont confirmés par la Cimade. Dans un communiqué, cette association présente dans le centre de rétention de Vincennes fait état d’une «intervention musclée» d’une soixantaine de policiers dans la nuit du 11 au 12 février, qui a «entraîné l’hospitalisation de deux personnes». Les autres retenus sont renvoyés et confinés sans ménagements dans leurs chambres.

Plus tard dans la nuit, les incidents vont reprendre. Des retenus mettent le feu à leurs matelas dans deux chambres pour protester contre le comportement de la police. Nouvelle arrivée de renforts. Cette fois, «on fait descendre dans la cour tous les retenus, y compris ceux qui dormaient et n’avaient été mêlés à aucun des incidents précédents», affirme la LDH. Dans le froid hivernal, des personnes sont couvertes. D’autres pas. Tout le monde sera fouillé. Ça prend du temps. L’opération va durer «jusqu’à 4 heures du matin».

Selon la Cimade, depuis la fin décembre 2007, «les tentatives de suicide, automutilations, grèves de la faim, départ de feu se sont multipliés dans ce centre de 280 places». Pour l’association, «il symbolise l’industrialisation de la rétention et de l’expulsion des sans-papiers».

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