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31.01.2008
Un ponte du Figaro balance sur Sarkozy et Dassault
Rue89 - Par Augustin Scalbert
Tout juste mis en ligne, le site Haut Courant livre une petite information qui risque de faire jaser dans le microcosme politico-médiatique: un directeur adjoint de la rédaction du Figaro dit tout haut ce que tous les titulaires de la carte de presse pensent tout bas. A savoir, que son président -Serge Dassault- considère ce journal comme une vulgaire feuille de propagande, et que notre Président -Nicolas Sarkozy- n'a pas une grande affection pour les journalistes.
Il s'agit d'Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du vénérable quotidien conservateur, aujourd'hui dirigé par Etienne Mougeotte. Lors d'une conférence organisée à Montpellier le 17 janvier sur "la liberté de l'information en France" et à laquelle participait aussi Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, le journaliste a renvoyé Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs à leur triste condition de censeurs:
"Je crois que Nicolas Sarkozy n'est pas plus censeur que ses prédécesseurs, qui l’étaient tout autant que lui. Je crois simplement que Nicolas Sarkozy, peut-être un peu plus que les autres, n’aime pas les journalistes. Mais pas du tout. Et qu’on a du mal à l’accepter. Il déteste les journalistes. Nous sommes des empêcheurs -j'espère qu'on est ça- des empêcheurs de tourner en rond".
Quant au propriétaire du Figaro -et sénateur UMP de l'Essonne-, Serge Dassault, "il a un but militant", selon Yves Thréard: "Monsieur Dassault a un journal pour faire oeuvre de militantisme politique." Là non plus, ce n'est pas un scoop. Ce qui en est un en revanche, c'est que ce genre d'information soit confirmée, en public, par un journaliste du quotidien.
Haut Courant est un site d'information créé et animé par des étudiants en master 2 de journalisme à l'université de Montpellier I. L'expérience a vocation à être maintenue par les promotions suivantes.
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30.01.2008
Le bagagiste de Roissy à France2: "Oubliez-moi"
Je ne connais personne. Je n’ai pas de pouvoir particulier et ne suis membre d’aucun réseau d’influence. Les médias ont failli briser ma vie. Aujourd'hui, ils sont pourtant mon unique recours si je veux continuer à vivre en paix. Et encore, je sais bien que nous ne sommes pas égaux devant l’accès aux médias.
On me connaît comme le "bagagiste de Roissy", victime d'un fait-divers qui a défrayé la chronique au jour de l’an 2002. A l'époque, policiers, magistrats -et journalistes, la chambre d’écho des deux autres corporations- m'avaient unanimement accusé de préparer un attentat terroriste dans l'aéroport où j'étais employé.
A en croire ce trio infernal, depuis le 11 septembre 2001, faire ses cinq prières par jour -l’équivalent pour un catho de la messe du dimanche- est devenu une circonstance aggravante pour un musulman suspect de terrorisme.
Au moment de l'affaire, ma famille a dû s'exprimer dans les médias pour contredire les inepties énoncées par les "enquêteurs", et relayées, sans aucune vérification, par des journalistes. Nous avons dû laver notre honneur en concédant quelques -rares- interviews à des médias qui pourtant ne nous avaient pas épargnés.
Vivre heureux, vivre caché
Aujourd’hui, après plusieurs années très difficiles, j’ai repris mon travail. J’essaie donc de me faire oublier et jusqu’à présent j'y suis parvenu. De temps à autres, des journalistes ou des producteurs viennent s'informer auprès de mon entourage pour savoir si j'accepte de collaborer à une adaptation filmée de mon histoire. Bien évidemment, je ne donne aucune suite. Pour vivre heureux, vivons caché.
Si par ce texte, je m'expose à nouveau, c'est uniquement pour couper court aux pressions que certains croient légitimes d'exercer sur moi. "Faites entrer l’accusé", programme diffusée sur une chaîne publique, me harcèle -ainsi que mes proches- afin que nous participions à l'une de leurs émissions. En ce qui me concerne, c'est un devoir de mémoire malsain.
Mais l’équipe qui travaille sur ce programme n'est pas du même avis. Excédée par mes refus catégoriques, ses journalistes ont haussé le ton: "Que vous participiez ou pas, nous la ferons, cette émission!"
Le fait que ni moi ni mes proches ne donnions notre version des faits ne les arrêtera pas. A les entendre, je n’ai pas le choix. Je suis forcé de jouer le jeu des médias. Parce que, me dit-on, "tous les protagonistes vont s’exprimer". Y compris les personnes qui ont placé des armes de guerre et des explosifs dans le coffre de ma voiture pour me faire accuser. Me voilà cerné.
Sommé de se mettre au service de l'audimat
Ainsi la calomnie n’aura pas suffi. Alors que je commence tout juste à retrouver un semblant d'équilibre, me voilà sommé, à nouveau, de m'expliquer aux micros de France 2. De me mettre au service de l'audimat. Si je ne contribue pas à l'émission? On m'aura prévenu: les autres, tous les autres, eux, s'exprimeront... On marche sur la tête.
Qui osera accuser Christophe Hondelatte de faire du sensationnalisme à peu de frais? Certainement pas les journalistes spécialisés dans les faits-divers, pourtant les mieux à même de comprendre ce que j'ai enduré. Ces derniers sont régulièrement invités dans l'émission pour commenter les affaires qu'ils ont -brillament, cela va sans dire!- couvertes dans leurs propres médias. Pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur les choix des affaires et les coulisses de la préparation de cette émission que les critiques de télé ont décidé d’épargner à jamais.
Quant à moi, n’est-ce pas mon droit le plus élémentaire que de décider de ce qui est bien pour moi et pour mon fils? Car lorsque Christophe Hondelatte aura remonté le col de sa veste en cuir, que le téléspectateur aura éteint son poste, ma famille et moi, nous aurons à nouveau à supporter le regard des autres. Un regard toujours pesant, qu'il soit soupçonneux ou compatissant.
Hondelatte connaît pourtant les questions d'atteinte à l'intimité
Christophe Hondelatte le sait, lui dont la pudeur est telle qu'il a quitté la présentation du journal de 13h00 le jour même où Libération a évoqué son intimité dans un portrait de dernière page. Qui mieux que lui peut comprendre le désir de se faire oublier? Ne sait-il pas, d'ailleurs, épargner certaines victimes de faits-divers, quand celles-ci pourraient faire de l'ombre à sa carrière?
Dominique Baudis, pris dans la tourmente de l'affaire Allègre, n'a jamais eu besoin de faire valoir un légitime droit à l'oubli. On imagine difficilement un "Faites entrer l’accusé" avec en guest star l’ancien maire de Toulouse... Sans doute une question de réseau.
Je vous prie de m’oublier et je souhaite que la chaîne censée être au service du public (dont je fais partie) ne produise pas et ne diffuse encore moins le reportage qui est fait sur ma vie.
J’aimerais aussi que l’éditeur Michel Laffont cesse de vouloir faire de ma vie un film en me harcelant pour vendre les droits du livre paru au sujet de mon histoire.
Je vous demande sincèrement quitte à vous supplier le droit à l’oubli, laissez moi vivre en paix!
S’il vous plaît oubliez moi!
21:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2008
Une sœur dans un asile de douleur
Elle est la plus douce des pasionarias.
Sandrine Bonnaire, comédienne de la justesse et de l’émotion, est aussi une citoyenne de la justice. Sans esbroufe, sans grandiloquence, elle mène une croisade modeste et éclatante, comme dans ses films. Pour revenir sur les stations du calvaire de sa sœur autiste, broyée par une institution psychiatrique qu’on a laissé en déshérence, elle a accepté pour Libération de se faire journaliste l’espace d’une enquête à la fois personnelle et exemplaire. C’est un honneur pour nous de l’avoir comptée, pour plusieurs jours, dans notre rédaction.
Que dit-elle, sans esprit de système ni de démonstration ? Que notre pays, voué par une nécessité mondiale à l’efficacité, ne sait plus quoi faire de ses marges. Une société, disait Tocqueville, se juge à l’état de ses prisons. Elle se juge aussi à la situation de ses hôpitaux psychiatriques. Et ce jugement est sévère. Sabine, femme différente, enfermée en elle-même par un mal énigmatique, a passé quatre années à se faire soigner. Elle en est sortie à moitié détruite. Et sa sœur, Sandrine, ne comprend pas pourquoi.
La compétence et le dévouement des médecins ne sont pas en cause. C’est l’indifférence générale de l’esprit contemporain qui a aggravé la maladie de sa sœur, broyée par une machine que l’impéritie collective a livrée à elle-même. Quarante ans après Mai 1968, l’héritage de Michel Foucault s’est perdu. Avec ses armes pacifiques, sa souffrance, sa caméra et sa conviction, Sandrine Bonnaire a commencé de réveiller les consciences.
14:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2008
Cinéma : Télépolis, quand la télévison devient une dictature...

TELEPOLIS (La Antena) est un film argentin d'Esteban Sapir. Il sortira mercredi prochain sur nos écrans.
Un film en noir et blanc, expressionniste, muet ou presque mais éminemment sonore. L'histoire d'une dictature où les voix sont confisquées au profit d'une seule, celle de la sacro-sainte télévision.
Chaque jour à heure fixe, une femme masquée - unique célébrité de ce monde triste et gris - y chante en direct. Et les téléspectateurs hypnotisés s'agglutinent devant l'écran, tels des moucherons sur une lampe.
Chef des programmes et maître incontesté de ce régime, Monsieur Télé aimerait bien gagner les faveurs de la vedette. Il offrira une paire de lunettes à son fils aveugle et ce sera le début de la fin, la cata programmée.
La suite, passionnante, sur @rrêt sur images
17:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nicolas et Carla refusent de se laisser embarquer par Ryanair
La présidence de la République française a fait savoir lundi qu'elle étudiait la possibilité de porter plainte contre la compagnie aérienne irlandaise Ryanair, dont une publicité reprend une photo de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Carla Bruni.
13:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nicolas Sarkozy : une racaille à l’Elysée
Lu sur Betapolitique - Yasmina Zizi
Il est petit. C’est déjà un signe. Nerveux. C’est un méchant, disent ceux qui le connaissent. Un méchant nerveux avec des tics de bouche, capable de péter les plombs n’importe quand et n’importe où. Et si t’es pas content ? Il t’emmerde.
Mytho ? Je crois que tous les Français commencent à s’en rendre compte. Cynique ? Il l’est assurément. Aucune classe ? Il n’y a qu’à le regarder pour s’en persuader, le pire c’est qu’il essaie d’en avoir. Frimeur ? Il dit tout le temps « moi je », « je suis celui qui… », « eh quoi, avant moi… », et en plus, il pense sincèrement que tous les autres sont nuls. Magouilleur ? C’est un arriviste arrivé. Du bagout ? C’est un baratineur né, élevé à la culture du mensonge, de la ruse, de la feinte et des « petits coups de pute ». Des amis ? Parlons plutôt d’entourage comme dirait Yasmina Reza. Autour de lui, que des loups qui rêvent de le tuer pour prendre sa place. Voleur ? En tout cas, c’est le roi des bons coups. En 2007, on n’aura certainement jamais vu un casse aussi méthodiquement préparé. D’ailleurs, c’est devenu un exemple pour toutes les petites frappes et tous les parrains d’organisation mafieuse. Chacun d’eux vous dira : ce mec franchement, respect ! Le cigare à la bouche, les costumes Boss, lunettes noires, le sourire qui énerve avec écrit en gros sur le front : et si t’es pas content ? Je t’emmerde.
Vous vous demandez de qui je parle ? Non, il ne s’agit pas de Bernard Tapie, parce que lui avait un peu de charisme, là je parle d’une racaille, de l’archétype de la racaille. Un petit qui s’est trompé de chemin. Comme ces nouveaux riches qui reviennent de loin, qui n’ont rien à voir avec le décor, que tout le monde trouve illégitimes et décalés mais auxquels personne n’ose le dire, parce que, maintenant, ils ont du pouvoir. Et si t’es pas content ? Il t’emmerde.
« Quoi qu’est-ce t’as ? », « c’est quoi ton problème, toi ? », « Pauvre couillons », « elle est belle ma Rolex, hein ? », « bande de connards », « vos articles de merde », « vas-y descends voir un peu ! ». Dans ces florilèges de citations off, qui entreront malheureusement dans l’Histoire, la dernière mérite quand même d’être remise en contexte. Notre Racaille Suprême a lancé cette invective à l’intention de Juju, un pêcheur du Guilvinec, qui un peu avant l’avait chaleureusement accueilli par des insultes. Et là, dans un courage digne d’un bon De Funès, entouré par cinquante garde du corps, il lui demande de descendre pour venir s’expliquer. Avant de se faire arrêter par les sbires de notre courageuse racaille, Juju lui avait crânement répliqué : « si je descends je te mets un coup de boule ». Petit bafouillage de la part de notre Scarface avant de passer son chemin. De quoi relativiser notre fascination pour le personnage. Au fait, vous vouliez de la grandeur, de la politique de civilisation, tenez ! Et si t’es pas content ? Il t’emmerde.
Le pire en écrivant ces lignes, c’est que j’ai l’impression de défendre le conformisme, les protocoles, les traditions, la bonne pensée unique et, en somme, d’être du côté des nouveaux réacs. En effet, est-ce vraiment à un jeune de s’indigner de tant de vulgarité dans notre vie politique ? Je ne crois pas. Nous voulions des dirigeants plus proches du peuple et nous avons de la politique bistrot. « A donf contre la glandouille », voilà ce qu’on nous répond lorsque l’on soulève le problème des banlieues. A part l’utilisation d’un verlan des années 70, ce qui me choque le plus, c’est encore une fois la stigmatisation des quartiers qu’on continue d’exploiter. Toutes les banlieues délabrées ne seraient donc remplies que de racailles qui glandouillent et, je me permets d’ajouter, qui sont fascinés par le Fouquet’s, les Yachts, les jets privés, les Rolex, les gardes du corps, le fric et les ex-mannequins trop belle pour eux.
Et si t’es pas content ? Je t’emmerde.
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Les négatifs de la guerre d'Espagne de Capa refont surface
Par Pierre Haski (Rue89) 00H22 28/01/2008 C'est une découverte extraordinaire pour les amoureux de la photographie: des milliers de négatifs datant de la guerre d'Espagne, pris par le grand photographe Robert Capa, ont été miraculeusement découverts alors que tout le monde, à commencer par leur auteur, les pensait perdus à jamais depuis la deuxième guerre mondiale.
Selon le New York Times qui révèle l'affaire, les négatifs, entassés dans trois valises, ont été découverts au Mexique, dans les affaires d'un général et diplomate ayant servi sous Pancho Villa au Mexique! Ce sont ses héritiers qui ont découvert le trésor et l'ont identifié, même s'ils n'ont pas la moindre idée de la manière dont les trois valises ont abouti entre les mains de leur aïeul.
Robert Capa avait abandonné ses négatifs dans son studio parisien lorsqu'il s'était enfui pour les Etats-Unis avant l'entrée des troupes allemandes. Il avait demandé à un ami photographe hongrois, Imre Weisz, de les mettre en sécurité, mais celui-ci fut arrêté et interné. Capa avait estimé que tout avait été détruit pendant la guerre et n'en avait plus entendu parler jusqu'à sa mort en 1954. Ce n'est qu'en 1995 que les premières informations sur ces étranges négatifs ont commencé à circuler, en provenance de Mexico, pour aboutir 18 ans plus tard à cette officialisation.
Les négatifs ont été remis au Centre international de la photographie (ICP), une institution newyorkaise fondée par Cornell Capa, le propre frère du photographe. "C'est le Graal du travail de Capa", s'est enthousiasmé dans le New York Times Brian Willis, le responsable artistique de l'ICP. D'autant qu'à côté des négatifs de Robert Capa, figuraient des photos prises par sa compagne Gerda Taro, et par David Seymour, alias "Chim", avec qui il devait fonder en 1947 l'agence Magnum.
Il ne semble toutefois pas que les valises contiennent les négatifs de la plus célèbre photo prise par Robert Capa pendant la guerre d'Espagne, celle du milicien républicain espagnol touché par balle sur une colline, qui avait initialement été publiée par le magazine français Vu. Une controverse a éclaté autour de cette photo, dont certains critiques affirment qu'elle a été mise en scène. La découverte des négatifs aurait permis de résoudre cette énigme historique. Quoi qu'il en soit, il faut s'attendre, grâce à ces négatifs, à un nouveau regard sur Capa et la guerre d'Espagne, période-clé dans la formation du photojournalisme moderne.
10:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2008
Une très bonne raison de faire en sorte que la gauche remporte le plus de mairies possibles en mars :
Titre : C’est nous les dépouillés.
Auteurs : Jerôme Jacob, Chiantal, ordinateurs-de-vote.org
Sample de la chanson "Ah ça ira" par " Les porte-menteaux "
Téléchargez la chanson au format MP3 (904 ko, 1’56", 64 ko/s, 22 kHz, stéréo) :
de préférence ici
si ça ne marche pas, ici
Licence : Creative Commons 2.0 by-nc-sa [1]

Oh pourtant moi je sais voter
Suffit de faire dans la boite
Pas de lézard moi je sais voter
Suffit de faire dans la boite
Alors ils ont changé pour une machine à voter
Une machine à tricher
Y’a plus d’papier, rien à compter
On ne va même plus dépouiller
Y’a plus d’papier, rien à compter
C’est nous qu’on est les dépouillés
Il n’y a plus d’bulletin, Tintin !
Et plus personne pour m’écouter
Y’a plus d’lumière, on a éteint
Tout se fait dans l’obscurité
Car ils ont changé pour une machine à voter
Une machine à tricher
Moi j’trouve que c’est une sacré claque
Dans la gueule d’la démocratie
Une super cyber arnaque
Pour cyber président. Non !
On s’était déjà énervé
C’était il y a quelques années
Pour obtenir le droit de voter
Alors cette fois réfléchissez
Mettez-les au r’but vos machines à voter
Car on pourrait s’fâcher
[1] Selon les termes de la licence Creative Common By-NC-SA, vous êtes libres :
de reproduire, distribuer et communiquer cette création
de modifier cette création
selon les conditions suivantes :
Paternité (By) : Vous devez citer le nom des auteurs originaux.
Pas d’Utilisation Commerciale (NC - Non Commercial) : Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales.
Partage des Conditions Initiales à l’Identique (SA - Share Alike) : Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.
A chaque réutilisation ou distribution, vous devez faire apparaitre clairement aux autres les conditions contractuelles de mise à disposition de cette création.
http://www.ordinateurs-de-vote.org/
22:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Franchises médicales: la résistance s'organise

Par Lise Barcellini Rue89
Malgré l'entrée en vigueur du dispositif le 1er janvier, les opposants aux nouvelles franchises médicales -0,5 euro par boîte de médicaments, 2 euros par transport sanitaire, avec un plafond de 50 euros par an- ne désarment pas. Dans leur besace, des arguments chocs: les exonérations prévues ne concernent pas deux millions de pauvres, et le dispositif crée une discrimination envers les victimes d'accidents du travail.
Après la manifestation du 13 octobre qui avait rassemblé environ 20 000 personnes à Paris, des pétitions continuent à circuler. Un recours contre les franchises vient même d'être déposé devant le Conseil d'Etat. Revue des griefs adressés au système.

Tous les pauvres ne sont pas exonérés des franchises
Voilà ce que Roselyne Bachelot promettait à l'automne:
"La franchise sera accompagnée des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales dégradées."
Quinze millions de personnes sont ainsi exonérées des franchises: les femmes enceintes, les mineurs et les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)
Pour bénéficier de cette complémentaire santé gratuite, il faut avoir un revenu inférieur à 606 euros par mois (pour une personne seule). Sur les 7 millions de personnes qui vivent en- dessous du seuil de pauvreté en France, 5 millions bénéficient de la CMU-C.
Reste donc 2 millions de personnes, trop "riches" pour être exonérées des franchises, mais qui vivent toutefois en-dessous du seuil de pauvreté. Parmi eux, les bénéficiaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (610,28 euros), ou de l'allocation adulte handicapé (621,27 euros).
Preuve, pour les associations de malades, que le dispositif des franchises médicales "porte atteinte à l'accès aux soins pour tous." Un constat scandaleux pour l'Uniopss et la soixantaine d'associations regroupés dans le collectif Alerte:
"Il est urgent de porter le plafond de la CMU-C au niveau de celui du seuil de pauvreté. C'est une mesure de justice sociale."
Une "aide à l'acquisition d'une complémentaire" jugée insuffisante
Pourquoi le gouvernement n'envisage-t-il pas un relèvement du plafond, comme ces associations le demandent? Au Fonds CMU (l'organisme chargé de la CMU et la CMU-C), on indique que cette question n'est pas d'actualité.
L'un des spécialistes du dossier, le sénateur UMP de l'Oise Alain Vasselle y serait pourtant favorable. Lui qui a rédigé le rapport sur le Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 confie:
"Bien entendu que, sur le principe, je suis favorable au relèvement du plafond, de telle sorte que les bénéficaires de l'AAH et de l'allocation vieillesse puissent être couverts par la CMU-C.
"Il faut cependant mesurer l'incidence budgétaire. Déjà au moment de son instauration en 1999, je l'avais dit à Martine Aubry, mais pour des raisons budgétaires, elle ne pouvait pas faire autrement."
Le gouvernement a donc proposé une "aide à l'acquisition d'une complémentaire". Dernier dispositif en date, lancé à grand renfort de médiatisation le 3 janvier dernier: le chèque-santé, qui peut aller de 100 à 400 euros par an (en fonction du revenu et de la situation familiale).
Une annonce bienvenue, même si le chèque-santé ne fait que reprendre de vieilles recettes expérimentées depuis 2002 (dispositif Guigou entre 2002 et 2004, puis crédit d'impôt en 2005) et qui n'ont jamais prouvé leur efficacité. Selon une étude de l'Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) d'avril 2007, seuls 10% de la population cible (constituée de 2 millions de personnes) bénéficiaient effectivement de cette aide.
Au cabinet de la ministre, on se veut confiant:
"Ça ne veut pas dire que le dispositif est mauvais, mais seulement qu'il fallait l'améliorer. Cette foisce sera hyper simple: on reçoit le chèque chez soi, et il ne reste plus qu'à choisir sa mutuelle et lui envoyer le chèque."
Insufifsant pour convaincre le sénateur UMP Alain Vasselle: "Le montant du chèque-santé n'est pas suffisant."
Tous les malades ne sont pas égaux face aux franchises
Les anti-franchises mènent une deuxième bataille, au nom de la non-discrimination entre les victimes du travail et les autres. Un argument pour lequel la Fédération nationale des accidentés de la vie (Fnath) et lFédération nationale des victimes de l'amiante (Andeva) viennent de déposer un recours devant le Conseil d'Etat.
Explication: quand vous perdez une jambe dans un accident de la circulation et qu'il y a un tiers responsable, vous ne payez pas de franchise. Quand vous êtes victimes du travail (maladies professionnelles ou accidents), vous la payez.
Les associations invoquent la différence de traitement entre ces deux catégories de victimes:
"Ces nouvelles franchises médicales constituent une atteinte au droit des victimes du travail. Elles sont contraires à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales."
La Fnath et l'Andeva demandent une annulation pure et simple des franchises médicales, ou au moins, le cas échéant, l'exonération de franchise pour les victimes du travail:
"Si franchise il doit y avoir, ce n'est certainement pas aux victimes de payer!"
Croient-elles vraiment que le Conseil d'Etat pourra leur donner raison?
"On a bon espoir, sinon on n'aurait pas fait de recours, mais en même temps on ne se fait aucune illusion, le Conseil Constitutionnel ayant fait preuve d'une timidité excessive sur le sujet."
Dans l'attente d'une décision, le gouvernement affiche sa sérénité. Au cabinet de Roselyne Bachelot, on voit mal comment le Conseil d'Etat pourrait invalider le principe des franchises:
"Le Conseil d'Etat a déjà validé le projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui contenait les franchises."
Un acte de solidarité... dont sont dispensés les bien-portants
Le but des franchises est de "responsabiliser" les assurés: en clair, empêcher la gratuité complète, afin de dissuader les patients de rechercher des actes de santé "de confort", inutiles ou redondants.
Mais ces franchises sont également destinées à financer le plan Alzheimer, les soins palliatifs et la lutte contre le cancer. Elles sont présentées par le gouvernement comme un acte de solidarité. Elles devraient permettre de récolter 850 millions d'euros. Une goutte d'eau par rapport au budget de la Sécu (400 milliards d'euros).
Cet argument est au coeur de toutes les protestations. En effet, seules les personnes allant consulter un médecin, achetant une boîte de médicament ou se déplaçant en ambulance paient les franchises. Bref, les peu malades paient pour les très malades, mais les bien-portants ne paient pas.
Le cas des maladies de longue durée
En signe de protestation contre les franchises, plusieurs patients atteints d'ALD (affection de longue durée) se sont mis en "grève des soins", mettant leur "vie en jeu". Inquiètes, les associations de malades regroupées au sein du collectif des Chroniques associés, viennent d'adresser une lettre ouverte au président de la République pour lui demander de suspendre le système.
Premier à avoir initié le mouvement: Bruno-Pascal Chevalier, malade du Sida, qui ne prend plus son traitement depuis trois mois. Quatre autres patients ont arrêté de suivre leur traitement, notamment des diabétiques. Plusieurs autres malades, qui s'étaient mis en "grève des soins", ont finalement repris leur traitement, tout en prévenant qu'elles étaient prêtes à l'interrompre à nouveau si les franchises n'étaient pas "suspendues".
Pour mieux prendre en compte ces 7,4 millions de patients souffrant d'ALD en France, un bouclier sanitaire est à l'étude, après avoir été demandé par Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Mais il ne devrait pas être mis en place avant 2010.
Le risque d'une surenchère sur le montant des franchises
Si la mobilisation des malades contre les franchises médicales n'était une surprise pour personne, la ferme opposition des médecins et mutualistes était nettement moins attendue. Même la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), le principal syndicat des médecins libéraux, pourtant classé à droite, est très critique. Son président, Michel Chassang, n'en démord pas:
"Nous n'avons pas changé de position. Nous sommes toujours opposés aux franchises, car nous sommes contre le fait de faire financer le système non plus par tout le monde mais par les malades eux-mêmes. On n'est plus dans un système solidaire."
Même discours du côté des mutuelles. Pour le vice-président de la Mutualité française, Maurine Ronat:
"Le système des franchises est moralement condamnable mais aussi économiquement inefficace."
Car l'argent collecté par les franchises ne sera pas suffisant pour financer ce à quoi il est destiné: le plan Alzheimer, les soins palliatifs et la lutte contre le cancer. Un constat qui fait craindre une fuite en avant du montant des franchises. Un plafond de 50 euros en 2008. Mais pourquoi pas, de 100 ou 200 euros dans les prochaines années? Cette surenchère possible préoccupe le sénateur UMP Alain Vasselle:
"C'est le risque en effet. Augmenter le montant de la franchise sera une tentation pour le gouvernement. Mais je pense que cette mesure doit n'avoir qu'un caractère conjoncturel, en attendant que se mettent en place des mesures structurelles qui permettront une refonte totale du système de financement de la Sécurité sociale."
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Le droit des couples mixtes (français/étranger) au respect de leur vie familiale se réduit comme une peau de chagrin.
LU SUR LE SITE DES AMOUREUX AU BAN PUBLIC
Au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable d'« immigration subie », le durcissement continu des lois et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procèdures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titre de séjour, éloignement des conjoints de français en situation irrégulière, enquêtes de police sur la commuanuté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivants hors mariage...
Victimes de cette politique restrictive et discriminatoire, des couples mixtes de toute la France se constituent en collectif pour assurer la défense de leurs droits.
Des conjoints s'expriment sur FR3 Sud
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