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31.12.2007

Allez, malgré tout ce qui nous tombe sur la tête, je vous souhaite à tous une...

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Un petit juge écrit au grand Nicolas Sarkozy

execution-guillotine.jpgMonsieur le Président,

vous avez toutes les qualités : vous êtes extrêmement intelligent, actif, dynamique, ouvert, large d’esprit et tolérant. Votre génie est immense, les Français vous adorent. Vous êtes incontestablement le plus grand chef d’Etat que la France ait jamais connu.

Je ne suis qu’un petit juge de rien du tout, un de ces fonctionnaires étriqués et mesquins qui méritent assurément le mépris de nos concitoyens. C’est donc avec crainte et tremblement que je m’adresse à vous. Conscient tout à la fois de mon insignifiance et de votre magnificence, c’est avec une extrême déférence et un profond respect que je prends la plume pour vous exprimer ma satisfaction et pour vous faire quelques suggestions.

Laissez-moi d’abord vous dire que j’approuve sans réserve la dépénalisation du droit des affaires. Les patrons n’ont rien à faire devant une juridiction pénale. Les abus de biens sociaux, les banqueroutes, les détournements de fonds publics, la fraude fiscale sont des infractions vénielles qui ne causent pas beaucoup de préjudice. Il convient donc de les supprimer au plus tôt. Il en est de même pour les délits de corruption et de trafic d’influence, qui stimulent l’activité économique et le délit d’initié.

La justice pénale doit donc se consacrer exclusivement à la délinquance dite de droit commun, la seule qui exaspère les Français. L’idée d’un juge des victimes est excellente, et d’ailleurs ne serait-il pas opportun de prévoir que le juge des victimes juge, seul, toutes les affaires pénales, en précisant évidemment que ses décisions ne doivent jamais décevoir les attentes de la victime ?

Vous avez eu le mérite d’instituer les peines planchers. Tout ce qui va dans le sens de l’automaticité des peines constitue une avancée du droit. Cependant les Français doivent savoir qu’à la première récidive les juges peuvent refuser d’appliquer la peine plancher et que même à la seconde récidive ils ont, dans certains cas, une liberté d’appréciation. Enfin une peine plancher peut souvent être assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve.

Je vous suggère tout simplement d’instituer une peine unique (ferme naturellement). Cela serait plus simple, plus rapide et plus efficace. A terme, cela vous autoriserait certainement à supprimer un certain nombre de juges en les remplaçant par des machines, ce qui permettrait de faire de substantielles économies.

Vous avez, à juste titre, critiqué les juges qui accordent des libérations conditionnelles. Ne serait-il pas temps de supprimer toute libération conditionnelle ? Je suis persuadé que les Français en seront d’accord.

Cela ne résout pas le problème des délinquants dangereux qui sortent de prison après avoir purgé leur peine. Vous avez proposé de les retenir prisonniers dans un hôpital fermé. Là encore, c’est une idée remarquable. Je propose que le commissaire de police puisse envoyer ces délinquants définitivement en hôpital-prison en signant une simple lettre qui pourrait s’appeler lettre de cachot.

Les infractions à la loi sur les étrangers se multiplient. Nous sommes envahis de toute part par des individus qui, il faut bien le reconnaître, ne sont pas tous recommandables.

Vous avez proposé de recueillir les empreintes génétiques de tout étranger admis sur le territoire national, mais je vous engage à aller plus loin. En les marquant au fer rouge on faciliterait grandement le travail de la police. Naturellement cette opération devrait être réitérée à chaque renouvellement du titre de séjour. Cette mesure a un coût, puisqu’il faudra rémunérer les forgerons, mais la lutte contre cette délinquance particulièrement perverse n’a pas de prix.

Pour prévenir la récidive vous avez évoqué la castration chimique pour les délinquants sexuels. Grâce à votre talent de persuasion, les Français ont évolué, et je crois qu’ils sont maintenant mûrs pour admettre le principe de la castration physique, dont l’efficacité est incontestable.

Dans ce registre, il serait bon d’envisager également de couper les mains des voleurs récidivistes et de couper la langue des escrocs. Pour que l’effet dissuasif de la peine soit plus saisissant, je vous propose de téléviser en direct l’exécution des sentences. Cette mesure aurait, en outre, le mérite de rendre plus attractive la grille des programmes

Je suis certain qu’en adoptant ces quelques petites mesures notre pays pourra, sans renier naturellement son attachement indéfectible aux droits de l’homme, réduire dans des proportions considérables la délinquance.

Espérant que ces suggestions recevront votre approbation, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de mon profond respect.”

Jean-Louis GALLAND / magistrat à Avignon

http://iledere.parti-socialiste.fr/2007/12/31/un-petit-juge-ecrit-au-grand-nicolas-sarkozy/

Révolte étouffée en rétention

11e5d27cda1f81c49a2884b0c846d4d0.jpgANNABELLE GEORGEN
LIBERATION : lundi 31 décembre 2007

La tension est montée d’un cran ce week-end dans un des deux centres de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne). Les forces de l’ordre sont intervenues dans la nuit de samedi à dimanche à la suite d’une altercation entre retenus et surveillants.

Selon Kinuabi N’Vovi, un Angolais en rétention à Vincennes, les incidents seraient survenus à cause d’un briquet. Vers minuit, un retenu fumait une cigarette, alors que les briquets sont interdits dans le centre : «Les gardiens l’ont menotté, d’autres retenus sont venus à son secours et ça a dégénéré. Ils ont appelé les CRS.» Toujours selon lui, trois retenus auraient été blessés dans la bousculade. Au CRA de Vincennes, on se refuse à tout commentaire : «On est pas au courant, la situation est calme aujourd’hui.» Même son de cloche au service de presse de la préfecture de police de Paris. Kinuabi N’Vovi parle plutôt d’un «semblant de calme» : «On est en train de se concerter, la désobéissance est à l’ordre du jour».

Au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), le mouvement de protestation, initié par le Sénégalais Abou N’Dianor (lire ci-dessous) contre les conditions de rétention, s’est essoufflé depuis son départ, vendredi. Mais quelques sans-papiers poursuivent la grève de la faim. «On est seulement une dizaine à la faire, sur les 110 retenus environ que compte le centre», explique Paul Wem, un Gabonais. Il a commencé son jeûne mercredi soir, et a écrit hier une lettre au préfet de Seine-et-Marne pour le prévenir qu’il ne mangerait plus jusqu’à sa libération. Il s’est résolu à mener son combat à titre personnel, constatant qu’autour de lui «la plupart des retenus se sont résignés» et qu’«actuellement c’est calme».

Un point de vue que partage à sa manière le directeur du cabinet de la préfecture de Melun (Seine-et-Marne), Philippe Portal, de permanence ce week-end : «Il n’y a quasiment rien eu au CRA du Mesnil-Amelot ces derniers jours, mis à part un retenu qui a passé des coups de fil à droite à gauche.»

 

30.12.2007

Sarkozy réactive tout ce qui a fait la force de la gauche

d9cbe0bf6510a61309be4276494e1818.jpgIl réactive le combat de ceux qui ont versé larmes et sang pour défendre les sans grade et pour défendre nos libertés : ce qu'il réactive en voulant faire le contraire c'est la Commune, c'est la loi de 1901, celle de 1905, c'est Jaurès, c'est le Front Populaire, c'est l'appel du 18 juin (même si de Gaulle n'était pas de gauche, nous nous reconnaissons dans l'appel du 18 juin), c'est le programme du Conseil National de la Résistance, c'est Mai 68, c'est 1981, l'abolition de la peine de mort et la libération des ondes...

A NOUS DE NOUS RESSAISIR DE TOUTE CETTE RICHESSE HUMAINE

L'avenir ne peut se construire que si on se réapproprie le passé, si on le refait nôtre... Il n'y aura pas d'avenir dans le reniement de notre histoire.

Tocqueville a écrit ce qui suit :

a730b477e34715064c8406ae06b93eaa.jpg « Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques.

Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir. Préoccupés du seul soin de faire fortune, ils n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous. Il n’est pas besoin d’arracher à de tels citoyens les droits qu’ils possèdent ; ils les laissent volontiers échapper eux-mêmes(…)

Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comment la liberté sert à se le procurer ; et, au moindre bruit des passions politiques qui pénètrent au milieu des petites jouissances de leur vie privée, ils s’éveillent et s’inquiètent ; pendant longtemps la peur de l’anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.

Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur ; elle est esclave de son bien-être, et l’homme qui doit l’enchaîner peut paraître. (…)

Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple…

Le naturel du pouvoir absolu, dans les siècles démocratiques, n’est ni cruel ni sauvage, mais il est minutieux et tracassier. »

Arche de Zoé : Le deal entre Sarkozy et Déby, une vente d'armes.

Ecoutez Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l'Afrique, directeur de La Lettre du Continent, un bimensuel de référence sur l'Afrique.

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LA FACE CACHEE DU BLAIRISME

fafb6bb662b381830e7d1323dae9ca95.jpgL’honnête citoyen est maintes fois confronté à l’incongru. Récemment encore, il n’en crut pas ses oreilles en entendant des hommes de gauche louanger les bienfaits de la politique de M. Anthony Blair. Ici, par surcroît, l’incongruité est double puisqu’il s’agit aussi de se demander pourquoi le Premier ministre du Royaume-Uni n’incite pas l’Union européenne à mener la même bonne politique. Le blairisme est-il réductible à ce produit de marketing, habilement peaufiné et médiatisé, que son principal artisan donne à voir au monde déboussolé ?

Affirmons-le sans ambages : le néo-travaillisme est un conservatisme bon teint mâtiné d’une dose homéopathique de post-modernisme. Les esprits avisés ne s’y trompent pas. Hormis la droite de la Gauche (Aubry, Delors, Strauss-Kahn ou Schroeder), M. Blair compte de fervents supporters au sein de la Droite libérale (Madelin, Kessler, Aznar ou Berlusconi) tout comme parmi les Atlantistes dont le meilleur porte-parole est sans doute l’inévitable Alexandre Adler. Ce néo-conservatisme est d’abord visible au plan de la doctrine macro-économique scrupuleusement suivie par Gordon Brown, le Chancelier de l’Echiquier. L’orthodoxie de ce blairiste indéfectible satisfait au dernier degré les exigences du marché financier britannique en plein essor et contente grandement M. Alan Greenspan, le solide président de la Réserve fédérale américaine. On peut citer, au rang de la "modernité" néolibérale héritée de Mme Thatcher et accentuée par M. Brown, la défense sans failles d’une livre surévaluée au détriment de l’industrie déjà en déclin, les transferts massifs d’employés du secteur public au secteur privé, le développement exponentiel des partenariats public-privé signifiant la privatisation rampante des services publics.

Comme toute idéologie qui se respecte le néo-travaillisme a ses intellectuels organiques. Le premier d’entre eux est sans conteste Anthony Gidden, ancien directeur de la célèbre London School of Economics et fervent admirateur - tout comme M. Blair - de la pensée du philosophe néoconservateur américain, Charles Murray. C’est à Anthony Gidden que l’on doit cette tirade tellement révélatrice du crédo blairiste : "L’Etat social est anti-démocratique dans la mesure où il a été trop souvent contre-productif ou contradictoire, délivrant ses services de façon toute bureaucratique. Dans ce sens, il faut démocratiser la démocratie." (1) Ce verbiage signifie que la protection sociale se doit d’être enfin rentable (productive) et serait mieux gérée par le privé (non bureaucratique). Les néo-travaillistes s’y emploient avec frénésie depuis leur arrivée aux affaires en mai 1997.

Le néo-conservatisme de M. Blair est aussi un moralisme. Un moralisme largement forgé par un discours ostensiblement religieux. Le bref passage aux Affaires sociales du chrétien évangéliste Frank Field, lui a permis de populariser en son pays le concept américain d’under class. Voilà que l’on met en scène une nouvelle catégorie de pauvres se plaçant de façon délibérée en dehors du marché du travail et assumant fort mal leurs responsabilités familiales. M. Blair reprend souvent à son compte cette rhétorique moralisatrice selon laquelle on trouve l’origine des maux de la société (ivresse débridée des jeunes, augmentation coupable du nombre de mères-célibataires, etc.) dans l’effondrement de la famille traditionnelle plutôt que dans l’affaiblissement du lien social. "Les familles fortes font une société forte" aime-t-il a marteler. Une petite phrase que n’aurait certes pas désavouée la reine Victoria. Bref, dans la société de M. Blair il faut être méritant !

Toute politique se jugeant à ses résultats, mentionnons-en quelques-uns (2) . Entre 1997 et 2004, le nombre de familles sans logis hébergées dans des logements de fortune a augmenté de 123%. En 2003, le nombre de Britanniques vivant dans des familles disposant d’un revenu inférieur à 60% du salaire médian (définition de la pauvreté en Grande-Bretagne) s’élevait à 12,4 millions, soit 22% de la population du pays. Selon l’Unicef, en mars 2005, un enfant sur sept vit dans la pauvreté. Bien sûr, cette pauvreté a son revers : les 600 000 Britanniques les plus riches (1% de la population) ont vu leurs revenus doubler depuis l’arrivée des néo-travaillistes. Leur part du revenu national est désormais de 23% tandis que celle des 50% des Britanniques les moins riches n’est plus que de 5%. La conclusion de ce bilan peu glorieux pourrait revenir à M. Peter Mandelson, un autre blairiste de la première heure aujourd’hui Comissaire européen chargé du commerce extérieur. Toute honte bue, il déclare : "Je suis terriblement à l’aise avec le fait que des gens accumule une richesse obscène." (3)

Le blairisme est donc un trompe-l’œil. Il nous fait étonnamment penser à certaines œuvres d’Arcimboldo. Cet artiste génial, entretenu à la cour des Habsbourg au 16ème siècle, peignit de curieux tableaux faits d’une multitude de fruits, de fleurs, de coquillages et de poissons. Contemplées de loin, ces peintures nous donnent à voir de magnifiques portraits. En s’approchant trop près de la toile on ne peut que constater que ces personnages on de drôles de blairs.


Par Yann Fiévet

http://www.la-gauche.org/article.php3?id_article=304

La Trahison, chez lui c'est génétique !

566e7a91a59e2b16c89d485303860c51.jpgLe syndrome de SoKrazy, c'est le cancer de la politique. Sarko est à lui tout seul la caricature de tout ce qui se fait de pire en politique dans un pays presque démocratique. Chez lui, tout n'est que calcul, mensonge, manipulation, esbroufe, mauvaise foi. Dans le Sarko, sitôt défait l'emballage doré, tout est faux.

Ce n'est pas un hasard si ses premiers mots de candidat élu ont été : " Je ne vous trahirai pas ". La première idée qui lui vient à l'esprit, c'est la trahison. La tournure négative n'a aucune signification au niveau de l'inconscient, elle est comprise comme une affirmation. Relisez Freud. " Je ne veux pas dire ", se traduit en réalité par " je veux dire ". Ainsi donc, avant toute autre intention, tout autre projet, le premier des messages de Sarko, ce fut pour annoncer qu'il comptait nous trahir. Pire encore que le " n'ayez pas peur " d'un ex-pape, et à des années lumière du " je vous ai compris " d'un ex-président.

Trahir qui ?

En premier lieu, le peuple français. Par exemple en s'asseyant royalement sur la démocratie lorsqu'il annule purement et simplement de référendum de 2005.

En second lieu, la cohésion des Français, ou du moins ce qu'il en reste. Sa tactique consiste à diviser les citoyens, pour dresser une majorité ponctuelle contre une minorité de circonstance. C'est le cas avec son énorme mensonge par omission sur les régimes spéciaux. SoKrazy dénonce à corps perdu une durée de cotisation moindre, mais se garde bien de faire savoir que cette durée plus courte a pour contrepartie des cotisations plus élevées.

Autre trahison, celle de l'intelligence. Il prend les Français pour des cons et fait tout son possible pour qu'ils le deviennent effectivement. Information formatée, déni de culture, populisme de très bas étage, règne de la superficialité, culte de la personne, du clinquant, de la merde montée en épingle, primauté de la brève de comptoir sur la réflexion. Il me fait penser à ces animateurs de télévision qui conchient les intellectuels et se vantent de ne jamais lire, comme si l'ignorance était désormais une valeur. Comme si penser était le comble du ridicule.

Trahison encore, celle de la laïcité. Libre penseur, je ne tolèrerai jamais qu'une église m'impose une façon de vivre, d'autant que l'héritage catho n'est qu'une toute petite partie de la culture française. N'oublions pas que le catholicisme français, ce n'est jamais qu'un vernis de bigoterie sur des traditions païennes. Et je passe sous silence l'héritage d'autres religions, lesquelles marginalisent encore bienfaits et méfaits du catholicisme.

Trahison toujours, celle de la démocratie et de la Constitution. SoKrazy n'a pas constitutionnellement le droit de gouverner à la place de Fillon. L'assemblée nationale n'a pas davantage vocation à se transformer en chambre d'enregistrement du bon vouloir du prince. Le président est supposé au-dessus des partis. Or, que constatons-nous ? Qu'il est et reste le chef de l'UMP, et qu'en conséquence il ne se veut président que de ses amis politiques.

Trahison plus inattendue, celle de ses amis. Quiconque se rapproche de lui et le soutient est très vite traité de connard, d'incapable ou d'imbécile. Sarko n'a d'yeux que pour ses adversaires, non pour les combattre, mais pour les pousser à la trahison. Normal, puisque trahir est fondamentalement dans sa nature.

Trahison encore et toujours, celle de la droite, dont il détourne ce qui lui sert de valeurs pour son profit exclusif. Combien encore de couleuvres à avaler, de chapeaux à bouffer pour les dextristes sincères, persuadés que le libéralisme, ça peut marcher pour le bien général ? (Si, si, il y en a qui le croient !) Avec Sarko, le libéralisme, ça ne doit marcher que pour le bien des ultrariches, et bien entendu pour le sien proprei. Le peuple, le vrai, Sarko n'en a strictement rien à battre. S'il trouve un avantage au rétablissement de l'esclavage, il le rétablira illico. Nous ne comptons pas pour lui, nous sommes quantité négligeable aux yeux de ce méprisant surgonflé de lui-même, paradoxalement incapable de s'assumer lui-même, d'accepter sa médiocre taille.

Président bling-bling, cet individu mégalocentré est une insulte à l'intelligence, un danger pour le peuple et pour la république. Qui parle de conservatisme ou d'immobilisme ? Le sarkozisme, ce n'est pas la marche vers la modernité, encore moins le progrès. C'est la régression sociale et le retour aux siècles d'obscurantisme, tel que le souhaite la Parisot. Après tout, ce n'est pas pour rien si d'aucuns le surnomment le petit père du Médef.

commentaire lu sur Marianne2.fr 

Sabotage des retraites : écoutons Gérard Filloche

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PARTIE 1

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Pipolisation

3db98057c096b1dd344d426ac5b5ced8.jpgCette pipolisation de la vie politique française, menée tambour battant par Sarkozy, est un désastre car elle ne fait que délégitimer encore plus la politique, alors que la politique c’est l’oxygène de la démocratie, le poumon de notre vie quotidienne, dont elle règle tous les détails : il n’y a pas de  démocratie sans vie politique saine et responsable… C’était bien la plus mauvaise réponse qu’il pouvait apporter à la décrédibilisation des politiques observée depuis 40 ans. La politique est réduite à un barnum vulgaire et ridicule.

A cela s’ajoute la délégitimation de la PENSEE : seuls comptent les propos de comptoir, toute pensée plus élaborée, plus complexe, plus difficile, est jetée d’emblée aux orties : « à mort les intellos et les philosophes ! » C’est très grave, car une société a besoin d’une réflexion sur elle-même et d’une critique saine de ses propres fonctionnements, pour progresser et se moderniser.

Cette double pipolisation, de la politique et de la pensée, nuit aux intérêts du peuple : ce n’est pas lui rendre service que de lui servir une soupe bas de gamme. S’il est nécessaire de donner la parole au peuple bien plus que ce que l’on a fait jusqu’à présent, il faut qu’il en sorte grandi, qu’il trouve une place de choix dans le débat politique. Le peuple, c’est l’essence même de la démocratie. Rabaisser le peuple à un simple troupeau vulgaire qui ne pense pas, c’est tuer la démocratie.

A qui profite le crime ? A ceux, bien entendu, qui ont intérêt à ce que le peuple ne pense pas et rejette la politique : à la Finance et à la Grande Entreprise, qui veulent imposer leurs diktats ultralibéraux et tuer toute velléité citoyenne. Vaste entreprise de lavage des cerveaux.

Cette pipolisation met la démocratie en danger.

Nous ne pourrons pas dire qu’on ne savait pas !

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